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Dernière mise à jour le 16 mai 2000
ACHOLEPLASMA
Autres dénominations :
Systématique
Le genre Acholeplasma est l’unique genre de la famille des Acholeplasmataceae qui est elle-même l’unique famille de l’ordre des Acholeplasmatales appartenant à la classe des ¤ Mollicutes. L’individualisation des acholeplasmes au sein de la classe des Mollicutes repose sur leur indépendance vis-à-vis du cholestérol et sur la taille plus importante de leur génome. Les premières espèces du genre Acholeplasma avaient été isolées du milieu extérieur ou de diverses espèces de vertébrés puis, ultérieurement, d’autres espèces isolées des plantes ou des insectes ont été incluses dans ce genre. Actuellement, sur la base de critères génétiques (taille du génome, séquence des ARNr 16S, utilisation du codon UGA, ...) les espèces non exigeantes en cholestérol et isolées des plantes (à l’exception de Acholeplasma brassicae et Acholeplasma palmae) et des insectes ont été exclues de l’ordre des Acholeplasmatales et placées dans le genre Mesoplasma (voir Mollicutes).
Caractères bactériologiques
Outre les caractères communs à la classe des Mollicutes, les acholeplasmes sont des bactéries sphériques (diamètre supérieur à 300 nm) ou filamenteuses (2 à 5 mm de longueur), plus sensible aux chocs osmotiques que les autres représentants de la classe des Mollicutes, chimio-organotrophes, utilisant les sucres comme substrats fermentescibles, n’hydrolysant ni l’arginine ni l’urée, ne nécessitant pas de cholestérol pour leur croissance, résistantes (ou très peu sensibles) à 1,5% de digitonine. La température optimale de croissance est comprise entre 30 et 37 °C et, sur un milieu gélosé contenant du sérum, les colonies ont habituellement un aspect caractéristique en "œuf sur le plat" et leur diamètre peut atteindre 2 à 3 mm.
Habitat et pouvoir pathogène
Les acholeplasmes semblent être des parasites ou des commensaux des vertébrés mais ils peuvent également être isolés du milieu extérieur. Le pouvoir pathogène des acholeplasmes est incertain aussi bien dans les conditions naturelles que dans les conditions expérimentales. - Acholeplasma axanthum a été primitivement isolé d’une culture cellulaire mais la contamination semble avoir eu pour origine le sérum de veau utilisé pour la croissance des cellules. Cette bactérie a été isolée de bovins (cavité nasale, nœuds lymphatiques, reins, appareil génital) de porcs (poumons, nœuds lymphatiques des voies respiratoires), de la cavité orale de chevaux, de cas de conjonctivite et d’ulcération du cloaque chez les canards ainsi que d’embryons d’oies dans un troupeau présentant une diminution du taux d’éclosion des œufs. Expérimentalement, Acholeplasma axanthum est pathogène pour les embryons de poulets et d’oies et l’inoculation par voie intranasale à des oisons de 3 jours entraîne des lésions d’aérosacculite, de péritonite et de péricardite mais, pas de mortalité. L’inoculation par voie intranasale à des porcelets SPF induit des signes cliniques modérés et des lésions pulmonaires. - Acholeplasma cavigenitalium semble faire partie de la flore vaginale normale du cobaye. - Acholeplasma equifetale a été isolé des poumons et du foie d’avortons de chevaux. Ce germe est également isolé des voies respiratoires de chevaux apparemment sains ainsi que des voies respiratoires et du cloaque des poulets. Son pouvoir pathogène est non documenté. - Acholeplasma granularum est fréquemment isolé des cavités nasales du porc. Cette espèce a également été isolée du poumon et des fèces de porcs ainsi que de la conjonctive et du rhino-pharynx du cheval. Son pouvoir pathogène semble faible car son administration par aérosol à des porcelets SPF n’induit ni signes cliniques ni lésions. - Acholeplasma hippikon a été isolé des poumons d’avortons de chevaux mais son pouvoir pathogène est inconnu.
- Acholeplasma laidlawii est isolé d’eau d’égout, de boue, de l’humus, du sol, de l’homme et de très nombreuses espèces animales (oiseaux, bovins, caprins, équins, ovins, porcins, félins, rongeurs, primates). Cette bactérie est fréquemment présente dans la cavité orale, dans l’appareil respiratoire et dans l’appareil génital mais elle a également été isolée de la surface oculaire, des nœuds lymphatiques, de cas de mammites (en association avec des mycoplasmes), du sérum et d’avortons.
- Acholeplasma modicum a été isolé du sang, des poumons, des nœuds lymphatiques de l’appareil respiratoire et du sperme chez les bovins ainsi que des sécrétions nasales chez le porc. Son pouvoir pathogène est inconnu. - Acholeplasma morum a été primitivement isolé de sérum de bovins et de cultures cellulaires. Bien que les cultures cellulaires infectées présentent des effets cytopathiques, le pouvoir pathogène de ce germe n’est pas établi. - Acholeplasma multilocale a été isolé (en association soit avec Acholeplasma oculi soit avec Acholeplasma laidlawii) du rhino-pharynx d’un cheval et des fèces d’un lapin. Aucun pouvoir pathogène ne semble associé à cette espèce. - Acholeplasma oculi a été isolé de cas de kératoconjonctivites chez la chèvre, des sécrétions nasales de porcs, de l’appareil génital des petits ruminants, du lait de bovins atteints de mammites, des voies respiratoires, du liquide articulaire et du sperme chez le cheval ainsi que des organes génitaux externes chez le cobaye. Expérimentalement, l’inoculation intraveineuse à la chèvre induit des signes de pneumonie et provoque la mort en 6 jours et l’inoculation par voie conjonctivale provoque une conjonctivite modérée. Chez les petits ruminants, l’inoculation par voie intramammaire provoque une mammite purulente et une agalactie et l’inoculation sur la muqueuse vaginale ou vulvaire scarifiée de jeunes chevrettes entraîne une vulvo-vaginite. - Acholeplasma parvum est isolé du vagin de juments apparemment saines. - Acholeplasma vituli, nomenclature validement publiée en mai 2000, a été isolé de sérum de veau fœtal et de diverses cultures cellulaires. Son habitat n'est pas connu avec certitude mais, Acholeplasma vituli pourrait être un parasite ou un commensal des bovins. L'éventuel pouvoir pathogène de cette espèce n'est pas documenté.
Orientation bibliographique
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