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Dernière mise à jour le 25 mai 1999
CHLAMYDIA
Autres dénominations :
Voir aussi le fichier ¤ "Chlamydiales, Chlamydiaceae, Waddliaceae".
Systématique et caractères bactériologiques
Avant le 20 avril 1999, le genre Chlamydia rassemblait l'intégralité des souches placées dans l'ordre des ¤ Chlamydiales. Un article de Everett et al., publié dans le numéro d'avril 1999 de International Journal of Systematic Bacteriology, a complètement modifié la description de ce genre.
Le genre Chlamydia constitue, avec le genre ¤ Chlamydophila, la famille des ¤ Chlamydiaceae et il comprend actuellement 3 espèces : Chlamydia trachomatis, Chlamydia muridarum et Chlamydia suis.
Le genre Chlamydia est constitué par des souches bactériennes de l'ordre des ¤ Chlamydiales dont les ADNr 16S et 23S présentent plus de 97 p. cent de similitude. Pour appartenir à ce genre, la séquence de l'ADNr 16S d'une souche bactérienne doit présenter plus de 95 p. cent de similitude avec la séquence de la souche type de Chlamydia trachomatis (espèce type du genre Chlamydia).
Habitat et pouvoir pathogène
L'espèce Chlamydia trachomatis est actuellement restreinte aux souches d'origine humaine car l'ancien biovar "Murin" ou "Pneumonie de la souris" est actuellement placé dans l'espèce Chlamydia muridarum. Cette espèce ne présente donc pas d'intérêt en médecine vétérinaire. Toutefois, compte tenu de son importance en médecine humaine, nous rappellerons que :
Chlamydia muridarum est le nom attribué à 2 souches bactériennes l'une ayant pour origine la souris et l'autre le hamster. La souche d'origine murine a été isolée des poumons d'une souris albinos de lignée Swiss ne présentant pas de trouble respiratoire. Ultérieurement, des infections expérimentales ont montré que cette souche pouvait avoir un pouvoir pathogène. La souche isolée du hamster a pour origine l'intestin d'un animal présentant une iléite proliférative.
Chlamydia suis n'a été isolée que chez le porc, notamment de l'intestin et cette espèce pourrait être endémique dans les élevages. Sa présence a été associée à des conjonctivites, des kératoconjonctivites, des rhinites purulentes, des entérites, des bronchopneumonies et des pneumonies. Expérimentalement, des souches de Chlamydia suis sont aptes à provoquer des signes respiratoires ou des entérites chez des porcs SPF.
Diagnostic
Au laboratoire, le traitement des prélèvements et la manipulation des cultures représentent un danger pour le personnel. L'arrêté du 8 juillet 1994 classe les souches de Chlamydia trachomatis au sein des agents biologiques présentant un niveau de risque 2. L'interprétation cet arrêté, publié avant la réorganisation de l'ordre des ¤ Chlamydiales, conduit à préconiser la manipulation des Chlamydia sp. sous une hotte de sécurité bactériologique. Seul le diagnostic des infections à Chlamydia suis présente un intérêt en médecine vétérinaire (pour une synthèse sur le diagnostic des infections de l'homme à Chlamydia trachomatis voir l'article de Black, 1997). Il fait appel aux techniques utilisées pour le diagnotic des infections à ¤ Chlamydophila sp. Signalons cependant, que la technique de fixation du complément semble beaucoup plus spécifique que les techniques immuno-enzymatiques pour la mise en évidence d'anticorps.
Sensibilité aux antibiotiques
La détermination de la sensibilité aux antibiotiques des Chlamydia sp. n'est pas effectuée en routine compte tenu de la lourdeur des techniques et de leur manque de standardisation.
In vivo, peu d'antibiotiques sont actifs sur les Chlamydia sp. car ils doivent traverser la membrane de la cellule, la membrane de la vacuole et les membranes de la bactérie. Les molécules les plus actives sont les tétracyclines, les macrolides et apparentés et les fluoroquinolones.
En médecine vétérinaire, les antibiotiques les plus utilisés sont les tétracyclines.
Orientation bibliographique
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* : Les 9 anticorps monoclonaux utilisables reconnaissent soit la séquence thréonine-leucine-asparagine-proline-thréonine-isoleucine (TLNPTI) soit la séquence leucine-asparagine-proline-thréonine-isoleucine-alanine (LNPTIA) soit la séquence leucine-asparagine-proline-thréonine-isoleucine (LNPTI) soit la séquence asparagine-proline-thréonine-isoleucine (NPTI).
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