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Créé le 06 août 2003
CORYNEBACTERIUM FALSENII
Corynebacterium falsenii a été décrit en 1998 sur la base de quatre souches bactériennes isolées de l'homme (trois souches isolées d'hémocultures et une souche isolée du liquide céphalo-rachidien). Le site de la CCUG (Culture Collection, University of Göteborg, Suède), consulté le 06 août 2003, fait également état de deux souches supplémentaires isolées chez l'homme.
Corynebacterium falsenii présente les caractères phénotypiques des représentants du genre Corynebacterium. Au sein de ce genre, l'individualisation de cette espèce repose sur l'analyse électrophorétique des protéines cellulaires et sur les caractères biochimiques. Il est intéressant de remarquer que la séquence de l'ARNr 16S de la souche CCUG 33651 (souche type de l'espèce) présente 98 p. cent d'homologie avec la séquence de la souche type de Corynebacterium jeikeium. Un tel résultat, déjà observé pour d'autres espèces du genre Corynebacterium, illustre bien les limites du séquençage des ARNr 16S*** pour définir une espèce bactérienne.
Les souches de Corynebacterium falsenii rassemblent des bacilles à Gram positif, non acido-résistants, de 1 à 3 mm de longueur, non sporulés, immobiles, présentant une morphologie en club de golf, pouvant être groupés en palissades ou en amas, cultivant faiblement en anaérobiose, à métabolisme faiblement fermentatif, catalase positive, non lipophile, donnant un résultat négatif au test de CAMP réalisé avec la souche ATCC 25923 de Staphylococcus aureus subsp. aureus, ne réduisant pas les nitrates, n'hydrolysant pas l'esculine, synthétisant une phosphatase alcaline et une phosphatase acide, donnant une réponse faiblement positive au test pyrazinamidase, donnant une réponse négative au test bêta-glucuronidase, acidifiant faiblement le glucose, n'acidifiant ni le mannitol, ni le saccharose ni le xylose.
Après 24 heures d'incubation à 37 °C et dans une atmosphère contenant 5 p. cent de dioxyde de carbone, les colonies observées sur une gélose Columbia enrichie de 5 p. cent de sang de mouton sont non hémolytiques, blanchâtres, circulaires, lisses, brillantes, à contour régulier et leur diamètre atteint 2 mm. Après 72 heures d'incubation, les colonies deviennent jaunâtres. Après 120 heures d'incubation, la coloration devient franchement jaune.
Bien que rare, une pigmentation jaune est (ou peut être) observée chez d'autres corynébactéries non lipophiles comme Corynebacterium callunae, Corynebacterium cystitidis, Corynebacterium glutamicum, Corynebacterium pilosum et Corynebacterium renale.
Une autre espèce du genre Corynebacterium, ¤ Corynebacterium aquilae, a également été isolée de la flore respiratoire de Aquila chrysaetos et de Aquila adalberti. Les principaux caractères permettant de différencier Corynebacterium falsenii et ¤ Corynebacterium aquilae figurent dans le tableau I. D'autres caractères permettant de différencier Corynebacterium falsenii d'autres corynebactéries phylogénétiquement proches sont donnés dans le tableau II.
Orientation bibliographique
EUZÉBY (J.P.) : Les taxons bactériens d'intérêt vétérinaire décrits en 1998. Revue Méd. Vét., 1999, 150, 319-322. FERNÁNDEZ-GARAYZÁBAL (J.F.), EGIDO (R.), VELA (A.I.), BRIONES (V.), COLLINS (M.D.), MATEOS (A.), HUTSON (R.A.), DOMÍNGUEZ (L.) et GOYACHE (J.) : Isolation of Corynebacterium falsenii and description of Corynebacterium aquilae sp. nov., from eagles. Int. J. Syst. Evol. Microbiol., 2003, 53, 1135-1138. FUNKE (G.), VON GRAEVENITZ (A.), CLARRIDGE III (J.E.) et BERNARD (K.A.) : Clinical microbiology of coryneform bacteria. Clin. Microbiol. Rev., 1997, 10, 125-159. SJÖDÉN (B.), FUNKE (G.), IZQUIERDO (A.), AKERVALL (E.) et COLLINS (M.D.) : Description of some coryneform bacteria isolated from human clinical specimens as Corynebacterium falsenii sp. nov. Int. J. Syst. Bacteriol., 1998, 48, 69-74. VELA (A.I.), MATEOS (A.), COLLINS (M.D.), BRIONES (V.), HUTSON (R.A.), DOMÍNGUEZ (L.) et FERNÁNDEZ-GARAYZÁBAL (J.F.) : Corynebacterium suicordis sp. nov., from pigs. Int. J. Syst. Evol. Microbiol., 2003, 53, 2027-2031.
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Classification de Aquila adalberti (aigle ibérique) d'après le NCBI Taxonomy Browser : Eukaryota ; Fungi/Metazoa group ; Metazoa ; Eumetazoa ; Bilateria ; Coelomata ; Deuterostomia ; Chordata ; Craniata ; Vertebrata ; Gnathostomata ; Teleostomi ; Euteleostomi ; Sarcopterygii ; Tetrapoda ; Amniota ; Sauropsida ; Sauria ; Archosauria ; Aves ; Neognathae ; Falconiformes ; Accipitridae ; Accipitrinae ; Aquila ; Aquila adalberti. Pour une photographie de Aquila adalberti voir le fichier Águila imperial ibérica sur le site La Web de los Animales.
Classification de Aquila chrysaetos (aigle royal) d'après le NCBI Taxonomy Browser : Eukaryota ; Fungi/Metazoa group ; Metazoa ; Eumetazoa ; Bilateria ; Coelomata ; Deuterostomia ; Chordata ; Craniata ; Vertebrata ; Gnathostomata ; Teleostomi ; Euteleostomi ; Sarcopterygii ; Tetrapoda ; Amniota ; Sauropsida ; Sauria ; Archosauria ; Aves ; Neognathae ; Falconiformes ; Accipitridae ; Accipitrinae ; Aquila ; Aquila chrysaetos. Des renseignements sur cette espèce, ainsi que des photographies, sont disponibles sur le site de l'University of Michigan, Museum of Zoology. Voir le fichier Aquila chrysaetos.
Pour Stackebrandt et Goebel, lorsqu'il existe moins de 97 p. cent d'homologie entre les séquences des ARNr 16S de deux souches, ces souches appartiennent à des espèces différentes. En revanche, si le pourcentage d'homologie est égal ou supérieur à 97, le placement de deux souches dans une unique espèce ou dans deux espèces différentes doit reposer sur les résultats des hybridations ADN - ADN ou sur le résultats d'autres techniques donnant des renseignements équivalents. Au sein du genre Corynebacterium, il est intéressant de noter que les séquences des ARNr 16S de Corynebacterium propinquum et de Corynebacterium pseudodiphtheriticum présentent plus de 99 p. cent d'homologie, que les séquences de Corynebacterium diphtheriae, de ¤ Corynebacterium pseudotuberculosis et de ¤ Corynebacterium ulcerans présentent plus de 98 p. cent d'homologie et que les séquences de Corynebacterium afermentans et de Corynebacterium mucifaciens présentent plus de 98 p. cent d'homologie.
Une situation comparable existe également pour d'autres genres tels que les genres ¤ Helicobacter, ¤ Bacillus ou ¤ Enterococcus.
Références :
Voir aussi le fichier Définitions d'une genomospecies et d'une espèce bactérienne.
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