J.P. Euzéby : Dictionnaire de Bactériologie Vétérinaire

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Créé le 14 octobre 2000
Dernière mise à jour : 07 décembre 2001

 

EHRLICHIA CANIS

 

Voir aussi les fichiers Ehrlichia, Ehrlichiaceae, Ehrlichieae, Anaplasmataceae, Rickettsiales et Classification de l'ordre des Rickettsiales.

 

Autres dénominations : "Rickettsia canis", "Ehrlichia (Rickettsia) canis" (sic), "Nicollea canis", "Kurlovia (Ehrlichia) canis".

 

Systématique

 

Ehrlichia canis a été mise en évidence en 1935 par Donatien et Lestoquard (voir ci-dessous une copie de leur publication) chez des chiens dont les monocytes renfermaient des micro-organismes évoquant des rickettsies et que ces auteurs appellent "Rickettsia canis".

En 1937, Moshkovski propose la création du sous-genre Ehrlichia pour classer toutes les rickettsies infectant les monocytes et il désigne comme espèce type de ce sous-genre le micro-organisme mis en évidence par Donatien et Lestoquard. De manière erronée, cet auteur propose alors la nomenclature de "Ehrlichia (Rickettsia) canis". En 1954, Moshkovski élève le sous-genre Ehrlichia au rang de genre et "Ehrlichia (Rickettsia) canis" devient Ehrlichia canis.

En 1957, Philip regroupe les genres Ehrlichia (espèce type Ehrlichia canis), Cowdria et Neorickettsia au sein de la tribu des Ehrlichieae (famille des Rickettsiaceae, ordre des Rickettsiales). En 1980, les nomenclatures de Ehrlichieae, de Ehrlichia et de Ehrlichia canis seront retenues par les Approved Lists of Bacterial Names ce qui leur confère le statut de nomenclatures validement publiées.

L'étude des ARNr 16S montre que Ehrlichia canis appartient au groupe génomique I de la tribu des Ehrlichieae (voir tableau I). Au sein de ce groupe, Ehrlichia canis est plus proche de Ehrlichia muris et de ¤ Ehrlichia chaffeensis que de ¤ Ehrlichia ewingii ou de ¤ Ehrlichia (Cowdria) ruminantium.

Dans un article paru le 15 novembre 2001, Dumler et al. procèdent à une réorganisation de l'ordre des Rickettsiales basée sur l'analyse des séquences des ARNr 16S, l'analyse des gènes des opérons groESL et l'analyse des gènes codant pour des protéines de surface. Les conclusions de Dumler et al. conduisent à supprimer la tribu des Ehrlichieae, à placer le genre Ehrlichia dans la famille des Anaplasmataceae et à modifier la description du genre Ehrlichia qui est restreint aux seules espèces du groupe génomique I.

 

Caractères bactériologiques

 

Les caractères bactériologiques de Ehrlichia canis sont ceux du genre Ehrlichia dont elle constitue l'espèce type.

La culture peut être obtenue sur cultures primaires de monocytes et de macrophages de chiens et sur des cellules de lignées telles que des lignées de macrophages de chiens (cellules DH82) ou des lignées de cellules endothéliales d'origine humaine (cellules EU.HMEC-1). Le milieu de culture (Eagle's minimum essential medium contenant de la L-glutamine) est enrichi de 10 p. cent de sérum de veau fœtal et les cultures sont généralement incubées à une température comprise entre 34 et 37 °C. Les morulas sont de taille variable, pouvant atteindre 2 à 4 µm de diamètre pour celles contenant un grand nombre de bactéries (30 à 60). Les corps réticulés ont un diamètre de 0,3 à 0,6 µm et les corps élémentaires un diamètre de 0,3 à 0,4 µm. In vivo, le germe est présent dans les monocytes et les macrophages mais aussi dans les cellules endothéliales.

 

Habitat et pouvoir pathogène

 

Carnivores

Ehrlichia canis est l'agent de l'ehrlichiose des canidés domestiques ou sauvages. La maladie, appelée également "pancytopénie tropicale canine", "typhus du chien", "fièvre hémorragique du chien" ou "syndrome hémorragique idiopathique", a une répartition mondiale mais, elle est particulièrement fréquente dans les pays tropicaux et subtropicaux (Afrique, Asie du Sud-Est, Amérique). Elle a été décrite dans de nombreux départements français notamment dans ceux des régions méditerranéennes.
L'infection du chat est peut être possible car un micro-organisme proche de Ehrlichia canis a été mis en évidence dans les cellules mononucléées de chats présentant de la fièvre, de l'anorexie, une anémie et une sérologie positive vis-à-vis de Ehrlichia canis.

Le germe est transmis par les formes larvaires, nymphales et adultes de Rhipicephalus sanguineus chez laquelle il existe une transmission transstadiale mais non transovarienne si bien que les tiques ne peuvent être, sensu stricto, un véritable réservoir. Les tiques adultes peuvent survivre jusqu'à 568 jours et elles peuvent transmettre l'infection durant les 155 premiers jours (ou peut-être plus) suivant leur contamination. Aussi, les tiques adultes peuvent assurer la conservation du germe durant les mois d'hiver et transmettre l'infection au printemps suivant. Rhipicephalus sanguineus est également le vecteur de ¤ Anaplasma platys et nombreux chiens sont coïnfectés par Ehrlichia canis et ¤ Anaplasma platys.
Expérimentalement, Dermacentor variabilis s'est révélé apte à transmettre l'infection et une transmission transstadiale a été démontrée.
Une transfusion de sang peut également être à l’origine d’une contamination.

La maladie évolue sur un mode aigu, sub-clinique ou chronique. Dans ce dernier cas, l’infection peut persister plus de 5 ans sans symptôme.
Après une incubation de 8 à 20 jours, la phase aiguë se traduit par une fièvre d'apparition brutale, de l'anorexie, une perte de poids, de la léthargie, une dyspnée, un jetage oculo-nasal, une adénopathie généralisée, un œdème, une anémie non régénérative, une thrombopénie, parfois une leucopénie (notamment une neutropénie), des hémorragies (épistaxis mais aussi, parfois, pétéchies, ecchymose, méléna, hématurie, hémarthrose, hémorragies rétiniennes, hémorragies cérébrales,...), une hypo-albuminémie, une hyperglobulinémie et une hypergammaglobulinémie. Cette phase guérit le plus souvent spontanément et elle est suivie d’une phase sub-clinique asymptomatique dont la durée est parfois de plusieurs années. Ultérieurement, des signes cliniques, peu spécifiques, peuvent réapparaître (léthargie, légère anorexie). La thrombopénie est un des signes hématologique important et elle semble résulter, au moins en partie, d'un mécanisme immunitaire. En effet, l'infection expérimentale conduit à l'apparition auto-anticorps de la classe des IgG dirigés contre les plaquettes sanguines et les thrombocytes ont une durée de vie moyenne ne dépassant pas 4 jours.
Plus rarement, environ 60 à 80 jours après la contamination, il est possible d'observer un syndrome hémorragique sévère accompagné d'une pancytopénie, d'où l'appellation de "pancytopénie tropicale du chien", mortelle en moins de 36 heures. La pancytopénie tropicale est plus fréquemment observée lors de maladies préexistantes, chez les jeunes animaux et/ou chez le Berger Allemand.
Les infections à Ehrlichia canis peuvent s'accompagner d'une méningite et/ou d'une uvéite non mises en évidence lors de l'infection du chien par ¤ Ehrlichia chaffeensis, ¤ Ehrlichia ewingii ou ¤ Anaplasma phagocytophilum.

Chez le chien de nombreux cas de coïnfections sont décrits :
coïnfection par Ehrlichia canis et ¤ Anaplasma platys ;
coïnfection par Ehrlichia canis et ¤ Ehrlichia chaffeensis ;
coïnfection par Ehrlichia canis et ¤ Ehrlichia ewingii ;
coïnfection par Ehrlichia canis et ¤ Anaplasma phagocytophilum ;
coïnfection par Ehrlichia canis, ¤ Ehrlichia ewingii et ¤ Anaplasma phagocytophilum ;
coïnfection par Ehrlichia canis, ¤ Anaplasma platys et ¤ Anaplasma phagocytophilum.

Homme

En 1987, Maeda et al. décrivent le premier cas d’ehrlichiose humaine chez un malade qui présentait des piqûres de tiques, de la fièvre, des céphalées, une myalgie et une thrombopénie. Les inclusions caractéristiques du genre Ehrlichia étaient présentes dans le cytoplasme des monocytes et des macrophages et le taux d'anticorps anti-Ehrlichia canis était élevé. Pour ces différentes raisons, cette bactérie a été assimilée à Ehrlichia canis ce qui conférait à cette dernière le statut d'agent responsable de zoonoses. Ultérieurement, des enquêtes sérologiques ont confirmé la présence d'anticorps dirigés contre Ehrlichia canis chez des sujets victimes de piqûres de tiques et présentant un tableau clinique comparable. En 1991, cette bactérie a été isolée et Anderson et al. ont montré qu'elle constituait une nouvelle espèce du genre Ehrlichia, ¤ Ehrlichia chaffeensis. Avec la caractérisation de ¤ Ehrlichia chaffeensis, Ehrlichia canis n'était plus considérée comme responsable de zoonoses. Toutefois, une souche de Ehrlichia sp., décrite au Venezuela et appelée agent de l'ehrlichiose humaine du Venezuela, pourrait être une authentique souche de Ehrlichia canis ou pourrait constituer une sous-espèce de Ehrlichia canis.

 

Diagnostic

 

L’isolement du germe en cultures cellulaires est une technique réservée aux travaux de recherche et elle n’est pas utilisée dans le cadre d’un diagnostic de routine.

Lors de la phase aiguë, le diagnostic peut faire appel à la mise en évidence des morulas dans les monocytes après leucoconcentration* et coloration au May-Grümwald-Giemsa. Cette recherche peut donner des résultats faussement négatifs car la présence des morulas est temporaire et leur nombre est toujours faible. Il est également possible de visualiser l’agent pathogène sur des biopsies ou des calques d’organes (poumon, nœud lymphatique, rate).

La recherche des anticorps anti-Ehrlichia canis fait le plus souvent appel à un test d'immunofluorescence indirecte utilisant comme antigène des cellules DH82 fortement infectées. Les anticorps apparaissent vers le 7ème jour (parfois vers le 28ème jour) après l’infection, ils atteignent un pic vers le 80ème jour et se maintiennent tant que les bactéries persistent dans l’organisme. Le seuil de positivité est parfois placé à un titre de 10 mais, compte tenu de faux positifs, un titre égal ou supérieur à 80 semble préférable (certains auteurs considèrent même qu’un diagnostic de quasi-certitude nécessite un titre de 640). Le taux des anticorps est susceptible de décroître brutalement juste avant la mort de l’animal et il diminue également après un traitement stérilisant pour disparaître au bout d’environ 6 mois.

Des réactions antigéniques croisées sont observées entre Ehrlichia canis, ¤ Ehrlichia chaffeensis, ¤ Ehrlichia ewingii et ¤ Anaplasma phagocytophilum. En revanche, les chiens infectés par Ehrlichia canis sont séronégatifs vis-à-vis de ¤ Anaplasma platys et des animaux inoculés par ¤ Anaplasma platys n'ont pas d'anticorps vis-à-vis de Ehrlichia canis.
Dans les régions où sévissent des infections à Ehrlichia canis et à ¤ Ehrlichia chaffeensis, les tests d'immunofluorescence doivent être pratiqués en utilisant des cellules infectées par Ehrlichia canis et en utilisant des cellules infectées par ¤ Ehrlichia chaffeensis. Une protéine immunogène de 42,6 kDa (la protéine p43), codée par un gène de 1170 pb, est synthétisée par Ehrlichia canis alors que ni le gène ni la protéine ne peuvent être mis en évidence chez ¤ Ehrlichia chaffeensis. L'utilisation de protéine recombinante p43 pourrait constituer une technique sensible pour le diagnostic spécifique des infections à Ehrlichia canis.
Aux USA, une sérologie négative chez un chien cliniquement suspect, doit conduire à effectuer une sérologie vis-à-vis de ¤ Neorickettsia risticii afin d'identifier une éventuelle infection par "Neorickettsia risticii subsp. atypicalis" (voir le fichier ¤ Neorickettsia risticii).

D’autres techniques de diagnostic tels que l'ELISA, le Western blot ou des techniques d’amplification en chaîne par polymérase (PCR) ont été utilisées.
Le Western blot (utilisation d'antigènes de Ehrlichia canis et de ¤ Ehrlichia chaffeensis) ou l'ELISA utilisant la protéine MAP2 (major antigenic protein 2) permettent de différencier une infection à Ehrlichia canis d'une infection à ¤ Ehrlichia chaffeensis ou à ¤ Ehrlichia ewingii.
La PCR constitue un moyen de diagnostic fiable. Ce test, nécessitant le recours à un laboratoire spécialisé, peut se réaliser en deux temps : utilisation d'amorces permettant d'amplifier une séquence d'ADNr 16S présente chez toutes les Ehrlichia puis utilisation d'amorces spécifiques de Ehrlichia canis. La PCR permet de différencier une infection à Ehrlichia canis d'une infection à ¤ Ehrlichia chaffeensis ou d'une infection à ¤ Ehrlichia ewingii ou d'une infection à ¤ Anaplasma phagocytophilum.

 

Sensibilité aux antibiotiques et prophylaxie

 

In vitro, les antibiotiques les plus actifs sont la doxycycline, l'oxytétracycline et la minocycline. La rifampicine est moins active et les aminosides, l'acide nalidixique ou l'érythromycine sont inactifs.
In vivo, la doxycycline est un antibiotique très efficace et très utilisé pour obtenir une guérison clinique, cependant les animaux peuvent rester porteurs de Ehrlichia canis.
Un article, publié en 1998, montre que l'enrofloxacine se révèle aussi efficace que la doxycycline dans le traitement des infections à Ehrlichia canis mais les résultats de cette étude mériteraient d'être confirmés.

Il n’existe pas de vaccin pour la prévention de l'ehrlichiose à Ehrlichia canis et les principales mesures prophylactiques concernent la lutte contre les tiques.
La lutte contre l’ehrlichiose à Ehrlichia canis dans les collectivités de chien nécessite le dépistage des porteurs asymptomatiques suivi d’un traitement et, dans les zones de forte enzootie, une chimioprévention (usage régulier de cyclines) paraît nécessaire.
Dans les régions où l'infection est endémique, les donneurs de sang doivent être testés par sérologie ou, éventuellement, par PCR et les animaux donnant une réponse positive à l'un de ces tests doivent être écartés d'un don du sang.

 

Orientation bibliographique

 

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Deux tableaux annexés à cet article sont disponibles uniquement sur Internet au format PDF :
Additional Table 1. Similarity matrix of 16S rRNA sequences of selected ehrlichiae
Additional Table 2. Similarity matrix for groESL sequences of selected ehrlichiae

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Copie de l'article publié en 1935 par Donatien et Lestoquard : DONATIEN (A.) et LESTOQUARD (F.) Existence en Algérie d'une Rickettsia du chien. Bull. Soc. Path. Exo., 1935, 28, 418-419.

 

Existence en Algérie d'une Rickettsia du chien,

Par A. DONATIEN et F. LESTOQUARD.

 

L'observation quotidienne de chiens entretenus à l'Institut Pasteur, d'Algérie pour des recherches diverses et exposés à l'infestation par des tiques nous a permis de découvrir une Rickettsia qui n'a pas encore été signalée. Il s'agit de chiens logés et gardés à l'attache dans des niches construites en pleins champs, et qui constituent ainsi, pour Rhipicephalus sanguineus, une proie sans défense. Très rapidement, en quelques jours, l'infestation des chiens par cette tique est des plus intenses (plusieurs centaines d'ixodidés par animal).

C'est à l'autopsie d'un chien (n° 32). que nous avons rencontré pour la première fois les Rickettsia sur un frottis de sang prélevé dans de l'artère axillaire. Notre attention étant ainsi éveillée, nous avons retrouvé cet organisme sur un autre chien de garde qui présentait de la fièvre (39°5) et des signes d'anémie. Deux autres chiens (n° 17 et n° 31) furent alors exposés, dans un but expérimental, à l'infestation par Rh. sanguineus. Ces deux animaux, dès qu'ils furent largement envahis par les tiques, accusèrent de la fièvre et de l'anémie et moururent l'un 7 jours, l'autre 15 jours après le début de l'expérience. Dans les deux cas, la présence de Rickettsia fut constatée, du vivant de l'animal, par examen du sang périphérique et, à l'autopsie, sur des étalements obtenus toujours au niveau des grosses artères, axillaires, aorte.

Enfin, un chien (n° 22) conservé dans un chenil et porteur seulement de 3 ou 4 tiques, est mort subitement. A l'autopsie, nous avons encore mis en évidence la présence de Rickettsia.

Nous avons donc constaté l'infection par des Rickettsia sur cinq chiens tous largement infestés de tiques, sauf un qui n'était porteur que de quelques Rhipicéphales. Sur cinq chiens, quatre sont morts très rapidement.

Cette Rickettsia du chien se rencontre exclusivement à l'intérieur de monocytes de taille moyenne. Après coloration par le GIEMSA elle peut apparaître sous deux aspects. Le plus souvent il s'agit d'un agrégat de granulations rondes ayant l'aspect de cocci et colorées en rouge. L'ensemble constitue une plage arrondie ou ovalaire de dimensions très variables : de 2 à 3 µm contenant seulement 4 à 6 granulations, à 10 µm contenant plusieurs dizaines de grains. Plus rarement se rencontrent des formes dans lesquelles les éléments sont coccobacillaires, en navette, à extrémités plus foncées dont le groupement paraît moins étroit que dans les formes à granulations rondes. Dans une même cellule on peut trouver soit une forme unique et de dimensions moyennes ou grandes, soit deux ou plusieurs formes de petites dimensions. Dans certains cas, le noyau de la cellule paraît déformé par ces organismes. La fréquence est aussi très variable. Au début de l'infection on ne rencontre que une ou deux Rickettsia sur la totalité d'une préparation, puis le nombre augmente et on peut en trouver 10 ou 12 sur un étalement de sang périphérique prélevé à l'oreille. Sur les préparations obtenues à l'autopsie du sang prélevé dans les grosses artères, on peut en trouver jusqu'à 30 par préparation.

Sachant que le chien est considéré comme un réservoir de virus de la fièvre boutonneuse (DURAND), il est permis de se demander si cette Rickettsia du chien n'est pas l'agent de la maladie humaine. Des recherches sont en cours pour élucider le problème.

Signalons dès à présent que la Rickettsia du chien est pathogène pour le singe (Macacus inuus) chez lequel elle détermine une réaction fébrile accompagnée de la présence de Rickettsia dans le sang périphérique.

En attendant que l'identité exacte de cet organisme ait été établie, et ses affinités avec R. conori de la fièvre boutonneuse précisées, nous proposons pour la Rickettsia du chien la dénomination de Rickettsia canis.

En résumé, des chiens infestés par R. sanguineus ont présenté une infection par une Rickettsia (R. canis).

Des recherches de transmission par la tique sont en cours. Cette Rickettsia s'est montrée pathogène pour le magot. Son rôle pathogène possible pour l'homme doit être recherché.

 

Institut Pasteur d'Algérie.

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* : Leucoconcentration
D'après la documentation technique Rhône Mérieux : L'ehrlichiose canine vue par deux vétérinaires praticiens.

Prélever 5 mL de sang sur EDTA.
Centrifuger 5 minutes à 3 000 tours par minute.
Enlever le surnageant.
Récupérer la couche intermédiaire (leucocytaire) dans un tube à hématocrite.
Centrifuger 3 minutes à 12 000 tours par minute.
Scier le tube au niveau de la couche intermédiaire.
Etaler la couche intermédiaire sur une lame porte objet.
Colorer au May-Grümwald-Giemsa.

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