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Créé le 14 décembre 2004
EDWARDSIELLA
Notes :
Systématique
La nomenclature des espèces formant le genre Edwardsiella est relativement complexe compte tenu d'une synonymie entre Edwardsiella tarda et Edwardsiella anguillimortifera. Edwardsiella tarda En 1959, Ewing et al. rassemblent, sous l'appellation de "Bacterium 1483-59", 37 souches bactériennes isolées principalement de fèces humaines. La même année, Sakazaki et al. caractérisent 256 souches bactériennes isolées de serpents et ces auteurs les placent dans le groupe "Asakusa". En 1964, King et Adler décrivent sous le nom de "Bartholomew group" des souches isolées d'individus atteints de diarrhée et présentant des caractères bactériologiques similaires à ceux des souches de "Bacterium 1483-59". En 1965, Ewing et al. proposent la nomenclature de Edwardsiella tarda pour les souches qualifiées de "Bacterium 1483-59" et ils désignent, comme souche type de ce taxon, la souche ATCC 15947. En 1974, Brenner et al. montrent que les souches de Edwardsiella tarda et des groupes "Asakusa" et "Bartholomew" présentent 82 à 96 p. cent d'homologie pour une température de renaturation de 60 °C. Ces souches constituent donc une unique genomospecies (voir le fichier ¤ "Définitions d'une genomospecies et d'une espèce bactérienne") et elles ont été regroupées sous l'appellation de Edwardsiella tarda. Ces auteurs montrent également que les souches de Edwardsiella tarda constituent bien une genomospecies distincte car les pourcentages d'homologie obtenus entre Edwardsiella tarda et d'autres souches d'entérobactéries n'excèdent pas 29 p. cent. Les pourcentages d'homologie les plus élevés sont obtenus avec les genres ¤ Hafnia (29 p. cent) et ¤ Serratia (28 p. cent). Edwardsiella anguillimortifera En 1962, Hoshina propose le nom de "Paracolobactrum anguillimortiferum" pour des souches isolées d'anguilles. Les caractères phénotypiques de ces souches permettent de les rapprocher des souches alors qualifiées de "Bacterium 1483-59". Malheureusement, Hoshina ne désignait aucune souche type et les souches originelles ont été perdues. En 1975 Sakazaki et Tamura font remarquer que l'épithète anguillimortiferum a priorité sur celle de tarda et ils proposent de regrouper les souches de Edwardsiella tarda et de "Paracolobactrum anguillimortiferum" sous la nomenclature de Edwardsiella anguillimortifera. Dans leur publication, ces auteurs désignent une souche type, la souche ATCC 15947.
En 1976, Farmer III et al. publient une "Request for an Opinion" afin que l'épithète tarda soit conservée et utilisée à la place de anguillimortifera. L'argumentation de ces auteurs repose sur le fait que l'appellation de Edwardsiella tarda est beaucoup plus utilisée que celle de Edwardsiella anguillimortifera.
Le genre Edwardsiella et les Approved Lists of Bacterial Names
Le 1er janvier 1980, les Approved Lists of Bacterial Names citent le genre Edwardsiella ainsi que les espèces Edwardsiella anguillimortifera et Edwardsiella tarda (espèce type du genre).
Un problème similaire existait pour Pasteurella multocida et Pasteurella gallicida. Dans les Approved Lists, ces deux taxons sont listés avec la même souche type, Pasteurella multocida est désignée comme l'espèce type du genre, mais l'épithète gallicida a priorité sur l'épithète multocida. La Commission Judiciaire, dans son Opinion n° 58, a décidé de conserver Pasteurella multocida comme espèce type du genre Pasteurella et d'inscrire Pasteurella gallicida sur la liste des noms rejetés.
La Commission Judiciaire n'a encore pris aucune décision en ce qui concerne Edwardsiella tarda et Edwardsiella anguillimortifera. Cependant, la très grande majorité des auteurs utilise la nomenclature de Edwardsiella tarda et, pour éviter toutes confusions, cette nomenclature sera retenue dans ce fichier. De plus, il est intéressant de remarquer que Sakazaki et Tamura se rallient à ce point de vue car, en 1991, ces auteurs écrivent "To avoid further confusion we recommend that the name Edwardsiella tarda be retained, if only for the reason that the name has been used in most reports in the literature". Le genre Edwardsiella depuis la publication des Approved Lists Après la publication des Approved Lists, deux nouvelles espèces ont été incluses dans le genre Edwardsiella, Edwardsiella hoshinae et Edwardsiella ictaluri. Edwardsiella hoshinae a été décrite en 1980 puis cette nomenclature a été validement publiée en 1981 par inscription sur la liste de validation n° 6.
En 1981, Hawke et al. étudient 13 souches bactériennes isolées de poissons-chats atteints de septicémies nécro-hémorragiques (12 souches isolées de Ictalurus punctatus et 1 souche isolée de Ictalurus catus). Les 13 souches présentent entre elles plus de 80 p. cent d'homologie ADN-ADN (à 75 °C) alors que les homologies ADN-ADN avec d'autres entérobactéries ne dépassent pas 56 p. cent. Les souches isolées du poisson chat constituent donc une nouvelle genomospecies. Cette genomospecies peut être caractérisée par ses caractères phénotypiques et Hawke et al valident la publication de Edwardsiella ictaluri.
Phylogénie du genre Edwardsiella Les analyses phylogénétiques basées sur les séquences des ARNr 16S confirment l'existence des différentes espèces du genre Edwardsiella et montrent que les espèces phylogénétiquement les plus proches des Edwardsiella sp. sont ¤ Trabulsiella guamensis et Enterobacter sakazakii. L'analyse des séquences des gènes sodB (codant pour la superoxyde dismutase) va dans le même sens et elle permet de subdiviser les espèces en deux groupes. Le groupe 1 est constitué de Edwardsiella ictaluri et le groupe 2 rassemble Edwardsiella hoshinae et Edwardsiella tarda.
Caractères bactériologiques
Le genre Edwardsiella présente les caractères généraux de la famille des Enterobacteriaceae (voir le fichier Enterobacteriaceae, "Enterobacteriales"). Il rassemble des bacilles droits, à Gram négatif, de 1 µm de diamètre sur 2 à 3 µm de longueur, mobiles grâce à une ciliature péritriche (Edwardsiella ictaluri est mobile à 25 °C et le plus souvent immobile à 37 °C), aéro-anaérobies, oxydase négative, catalase positive, nitrate réductase positive, fermentant le glucose avec ou sans production de gaz (Edwardsiella ictaluri produit du gaz à 25 °C, mais pas à 37 °C). Une réponse positive est notée pour les tests LDC, acidification du D-mannose et du maltose. Une réponse négative est obtenue pour les tests ONPG, VP, ADH, uréase, phénylalanine désaminase, hydrolyse de l'esculine, gélatinase (à 22 °C), DNase, croissance dans un milieu au KCN, utilisation de l'acétate de sodium, du mucate et du citrate de Simmons, acidification de l'adonitol, du D-arabitol, du cellobiose, du dulcitol, de l'érythritol, de l'alpha-méthyl-D-glucoside, du m-inositol, du lactose, du mélibiose, du raffinose, du L-rhamnose, du D-sorbitol et du D-xylose. Une réponse variable selon les souches est observée pour les tests production d'hydrogène sulfuré, production d'indole, acidification du L-arabinose, du glycérol, D-mannitol, de la salicine, du saccharose et du tréhalose. Edwardsiella tarda et Edwardsiella ictaluri ne synthétisent ni lipase ni protéase ni estérase ni pectinase ni collagénase ni alginase ni chitinase ni hyaluronidase. En revanche, la très grande majorité des souches de Edwardsiella ictaluri et environ 50 p. cent des souches de Edwardsiella tarda synthétisent une chondroitinase.
Au sein de l'espèce Edwardsiella tarda il existe des souches atypiques, initialement décrites par P.A.D. Grimont, et qualifiées de Edwardsiella tarda biogroupe 1. Ces souches, ne produisant pas d'hydrogène sulfuré mais acidifiant le D-mannitol et le saccharose, appartiennent au même groupe d'hybridation ADN-ADN que Edwardsiella tarda et ce sont donc d'authentiques souches de Edwardsiella tarda.
Quelques caractères permettant de différencier les espèces du genre Edwardsiella ainsi que les biogroupes de Edwardsiella tarda sont donnés dans le tableau I. Les Edwardsiella sp. présentent les caractères culturaux des entérobactéries. Edwardsiella ictaluri est l’espèce dont la croissance est la plus lente. À 36° C, la taille des colonies ne dépasse 1 mm de diamètre, mais à 25° C la croissance est plus rapide et, sur gélose au sang, les colonies ont un diamètre de 2 mm en 48 heures.
Soixante et un antigènes O et 45 antigènes H ont été identifiés chez Edwardsiella tarda. La mise en évidence de ces antigènes peut être utilisée pour des enquêtes épidémiologiques. Toutefois, seul l'Institut National de la Santé de Tokyo (Japon) assure le typage antigénique.
Habitat et pouvoir pathogène
L'habitat des espèces du genre Edwardsiella est encore mal connu. L'eau douce et diverses espèces animales (notamment, celles vivant dans l'eau douce ou ayant des contacts fréquents avec l'eau douce) sont les principales sources d'isolement. Les animaux porteurs hébergent le germe dans leur tube digestif et ils sont à l'origine de la contamination des eaux.
Edwardsiella hoshinae
L'habitat et le pouvoir pathogène de Edwardsiella hoshinae sont très peu documentés. Les souches ayant servi à décrire cette espèce provenaient de trois varans (Varanus sp.), d'un lézard, de deux macareux moine (Fratercula arctica), d'un flamant rose (Phoenicopterus ruber) et d'échantillons d'eau.
Aucun pouvoir pathogène n'a été attribué à cette espèce même si, in vitro, elle est capable d'infecter des cellules HEp-2.
Edwardsiella ictaluri Edwardsiella ictaluri est principalement isolée de poissons de la famille des Ictaluridae (Ictalurus catus, Ictalurus furcatus, Ictalurus nebulosus, Ictalurus punctatus) ainsi que de l'eau et des sédiments contaminés par ces animaux. Occasionnellement, cette espèce peut être isolée d'autres poissons (Clarias batrachus, Danio devario, Dicentrarchus labrax, Eigenmannia virescens, Puntius conchonius).
Edwardsiella ictaluri est responsable de l'entéro-septicémie des poissons chats (enteric septicemia of catfish). L’infection conduit à des lésions hémorragiques et nécrotiques de la peau et des viscères abdominaux, notamment du foie. Aux USA, où l'élevage des Ictaluridae est une importante activité économique, les infections à Edwardsiella ictaluri sont à l'origine de pertes importantes.
La synthèse d'une enzyme, dégradant la chondroïtine sulfate et altérant la structure des cartilages, est impliquée dans la formation des lésions caractéristiques des formes chroniques.
Edwardsiella tarda
Edwardsiella tarda est l'espèce dont l'habitat est le plus diversifié. Elle est isolée de poissons (Anguilla japonica, Aguilla reinhardtii, Betta splendens, Carassius auratus, Eutropius sp., Ctenopharyngodon idella, Cyprinus carpio, Evynnis japonica, Hyphessobrycon sp., Ictalurus punctatus, Ictalurus nebulosus, Micropterus salmoides, Mugil cephalus, Oncorhynchus mykiss, Oncorhynchus tschawytscha, Ophiocephalus sp., Opsanus tau, Oreochromis niloticus, Paralichthys olivaceus, Plecoglossus altivelis, Pterophyllum scalare, Salmo gairdneri, Tilapia nilotica), de coquillages, de reptiles (alligators, crocodiles, iguanes, lézards, tortues, serpents), d'amphibiens, d'oiseaux (aigles, autruches, goélands, hérons, mouettes, pélicans, pingouins, vautours), de mammifères (bovins, chiens, dauphins, mouffettes, lions de mer, opossums, otaries, panthères, phoques, porcs, rats, singes), de l'homme et du milieu extérieur contaminé par les animaux ou l'homme.
Edwardsiella tarda est un germe important en icthiopathologie. Les infections se produisent préférentiellement dans les eaux chaudes (température supérieure à 30° C) et riches en matières organiques. L’infection a été observée dans des élevages d’anguilles (Anguilla japonica, Aguilla reinhardtii), chez des salmonidés (Oncorhynchus mykiss, Oncorhynchus tschawytscha), chez des Ictaluridae (Ictalurus punctatus, Ictalurus nebulosus) et chez diverses espèces d’eau douce ou de mer (Carassius auratus, Ctenopharyngodon idella, Cyprinus carpio, Evynnis japonica, Hyphessobrycon sp., Micropterus salmonoides, Mugil cephalus, Paralichthys olivaceus, Tilapia nilotica).
Edwardsiella tarda est responsable d'infections sporadiques chez diverses espèces animales et plus particulièrement chez les animaux des parcs zoologiques. Ainsi, cette bactérie (et tout spécialement les souches du biogroupe 1) serait à l'origine de la mort d'environ 37 p. cent des reptiles, notamment des iguanes et des serpents. Ces infections ne sont pas restreintes aux reptiles et on a décrit des cas d'entérite chez les pingouins et des cas de septicémie chez les pigeons.
Les souches de Edwardsiella tarda du biogroupe 1 ne semblent pas ou rarement isolées chez l'homme. Il n'en va pas de même pour les souches typiques de Edwardsiella tarda ou pour les souches du biogroupe 2 (même si leur isolement est peu fréquent).
Les facteurs de pathogénicité de Edwardsiella tarda sont encore mal connus.
Diagnostic bactériologique
Edwardsiella hoshinae et Edwardsiella tarda Edwardsiella hoshinae et Edwardsiella tarda cultivent sur les milieux ordinaires et sur les milieux couramment utilisés pour l'isolement des entérobactéries. Toutefois, leur croissance peut-être inhibée par le vert brillant et le sulfite de bismuth et l'utilisation d'une gélose au vert brillant (ou milieu de Kristensen) ou d'une gélose de Wilson-Blair (contenant du vert brillant et du sulfite de bismuth) est déconseillée.
Sur une gélose de MacConkey, ou sur une gélose XLD (xylose, lysine, désoxycholate), ou sur une gélose Hektoen ou sur une gélose SS (Salmonella Shigella) ou sur une gélose DCL (désoxycholate, citrate, lactose ou milieu de Leifson modifié par Hynes), les colonies de Edwardsiella tarda (souches typiques) sont incolores. Sur les milieux permettant de caractériser la production d'hydrogène sulfuré (tous les milieux listés ci-dessus, à l'exception de la gélose de MacConkey), le centre des colonies est noir.
Les souches du biogroupe 1 de Edwardsiella tarda et les souches de Edwardsiella hoshinae ne produisent pas d'hydrogène sulfuré et elles acidifient le saccharose. Leur repérage est donc plus facile sur les milieux d'isolement ne contenant que du lactose (MacConkey, SS, DCL). Les colonies sont incolores et leur centre n'est jamais coloré en noir, même sur les milieux permettant de caractériser la production d'hydrogène sulfuré (SS, DCL). Plusieurs milieux d'enrichissement ont été décrits afin d'augmenter la proportion de Edwardsiella tarda dans un produit polymicrobien : bouillon au tétrathionate (milieu de Mueller-Kauffmann), bouillon au sélénite (milieu de Leifson), bouillon au chlorure de strontium** ou bouillon SS double concentration***. Les souches classiques de Edwardsiella tarda se caractérisent par la production d'hydrogène sulfuré, la décarboxylation de la lysine, leur pouvoir indologène et le faible nombre de sucres acidifiés. Les caractères distinguant Edwardsiella tarda des autres espèces du genre figurent dans le tableau I. Les principaux caractères permettant de différencier les souches classiques de Edwardsiella tarda des principales entérobactéries capables de produire de l'hydrogène sulfuré sont donnés dans le tableau II. Quelques caractères permettant d'identifier les souches du biogroupe 1, les souches du biogroupe 2 et les souches de Edwardsiella hoshinae sont donnés dans le tableau I. Leur capacité à décarboxyler la lysine et l'ornithine et leur incapacité à désaminer le tryptophane et à utiliser le citrate de Simmons sont des caractères importants permettant de les différencier d'autres entérobactéries. Une technique amplifiant une séquence du gène codant pour l'hémolysine de 165,3 kDa s'est avérée à la fois sensible et rapide pour le diagnostic de l'edwardsiellose à Edwardsiella tarda chez les poissons. Edwarsiella ictaluri
Edwardsiella ictaluri ne fermente ni le lactose ni le saccharose et cette espèce ne produit pas d'hydrogène sulfuré. Après 18 à 72 heures d'incubation à 25-30 °C, les colonies obtenues sur les milieux de MacConkey, ou XLD, ou Hektoen ou SS, ou DCL, sont incolores et leur diamètre est de 1 à 2 mm.
Pour l'étude des caractères bactériologiques, les cultures et les galeries d'identification doivent être incubées à 25 °C. Quelques caractères distinguant Edwardsiella ictaluri des autres espèces du genre figurent dans le tableau I. La décarboxylation de la lysine et de l'ornithine ainsi que l'absence de tryptophane désaminase et d'utilisation du citrate de Simmons sont des caractères importants pour orienter le diagnostic. Un test ELISA a été développé par Earlix et al. afin d'identifier les poissons porteurs sains. Ce test permet de détecter moins de 10 UFC (unité formant colonie) par gramme de tissu et il s'avère plus sensible que le diagnostic bactériologique classique.
Sensibilité aux antibiotiques
Stock et Wiedemann ont étudié la sensibilité de Edwardsiella hoshinae (19 souches), de Edwardsiella ictaluri (41 souches) et de Edwardsiella tarda (42 souches) vis-à-vis de 71 antibiotiques.
En contraste avec les résultats obtenus par Stock et Wiedemann, Singh et al. notent que 13 souches de Edwardsiella hoshinae sur 51 étudiées sont résistantes à la tétracycline et que 32 souches présentent une sensibilité intermédiaire. In vitro, les souches de Edwardsiella ictaluri (12 souches testées) s'avèrent très sensibles au florfénicol (CMI***** d'environ 0.25 µg/mL).
Orientation bibliographique
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AVIS JURIDIQUE IMPORTANT : Les informations qui figurent sur ce site sont soumises à une clause de non responsabilité et sont protégées par un copyright.
* : Milieu ET (Edwardsiella tarda)
Gélose de MacConkey : 40,0 g
Autoclaver puis ajouter les solutions suivantes stérilisées par filtration.
Glucose : 2,0 g
Après une incubation de 18 heures à 37 °C, les colonies de Edwardsiella tarda sont blanchâtres avec un centre noir. Les souches du biogroupe 1 qui fermentent le saccharose apparaissent de couleur rouge.
** : Bouillon au chlorure de strontium
Bacto peptone 5 g
L'enrichissement est effectué durant 24 heures à 37 ou à 43 °C, puis l'isolement est réalisé sur une gélose SS ou DCL.
*** Bouillon SS (Salmonella Shigella) double concentration
Gélose SS déshydratée : 120 g
Après dissolution des ingrédients, la gélose est enlevée par filtration sur un papier Whatman n° 1 et le bouillon ainsi obtenu est stérilisé par autoclavage. Après 24 heures d'enrichissement à 35 °C, l'isolement est effectué sur une gélose SS.
**** : Milieu EIM (Edwardsiella ictaluri medium)
Bacto tryptone : 10,0 g
Ajuster le pH à une valeur de 7,0-7,2, stériliser à l'autoclave et ajouter 10 mL d'une solution contenant 3,5 g de mannitol et 10 mg de colistine. Sur le milieu EIM, les colonies de Edwardsiella ictaluri et de Edwardsiella tarda sont verdâtres, translucides, d'un diamètre de l'ordre de 1 mm. Ce milieu inhibe la croissance de la majorité des bactéries à Gram négatif grâce à l’utilisation de colistine et la croissance de la majorité des bactéries à Gram négatif (dont ¤ Aeromonas hydrophila) grâce à l’adjonction de sels biliaires. Toutefois, il n'empêche ni la croissance ni l'envahissement par des ¤ Proteus sp. L'adjonction facultative de 0, 5µg/mL de fungizone permet d'inhiber la croissance des champignons.
***** : CMI (concentration minimale inhibitrice) Pour une définition de la CMI, voir le fichier ¤ "Evaluation in vitro de la sensibilité des bactéries aux antibiotiques".
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