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Dernière mise à jour le 16 janvier 2009
ENTEROCOCCUS
Voir aussi le fichier ¤ Enterococcaceae. Autres dénominations : Voir tableau I.
Voir aussi les fichiers Enterococcus asini, Enterococcus canintestini, Enterococcus canis, Enterococcus devriesei, Enterococcus hermanniensis, Enterococcus phoeniculicola, Enterococcus ratti et Enterococcus villorum.
Systématique
Les streptocoques isolés de l'intestin ou streptocoques du groupe D étaient classiquement distingués en deux groupes selon leurs caractéristiques physiologiques :
En 1982 et en 1983, les études génomiques (hybridations ADN - ARNr, établissement de dictionnaires des oligonucléotides de l'ARNr 16S) ont montré que les "entérocoques" et les "streptocoques du groupe D non-entérocoques" appartenaient à deux genres différents.
Aux deux espèces initialement placées dans le genre Enterococcus (Enterococcus faecalis et Enterococcus faecium) se sont rajoutés Enterococcus aquimarinus, ¤ Enterococcus asini, Enterococcus avium, Enterococcus caccae, Enterococcus camelliae, ¤ Enterococcus canintestini, ¤ Enterococcus canis, Enterococcus casseliflavus, Enterococcus cecorum, Enterococcus columbae, ¤ Enterococcus devriesei, Enterococcus dispar, Enterococcus durans, Enterococcus flavescens, Enterococcus gallinarum, Enterococcus gilvus, Enterococcus haemoperoxidus, ¤ Enterococcus hermanniensis, Enterococcus hirae, Enterococcus italicus, Enterococcus malodoratus, Enterococcus moraviensis, Enterococcus mundtii, Enterococcus pallens, ¤ Enterococcus phoeniculicola, Enterococcus porcinus, Enterococcus pseudoavium, Enterococcus raffinosus, ¤ Enterococcus ratti, Enterococcus saccharolyticus, Enterococcus saccharominimus, Enterococcus seriolicida, Enterococcus silesiacus, Enterococcus solitarius, Enterococcus sulfureus, Enterococcus termitis, Enterococcus thailandicus et ¤ Enterococcus villorum.
L'analyse des séquences des ARNr 16S a confirmé l'individualisation du genre Enterococcus et a montré que les entérocoques sont phylogénétiquement apparentés aux genres ¤ Carnobacterium, Tetragenococcus et ¤ Vagococcus ainsi que, dans une moindre mesure, aux genres ¤ Aerococcus et Dolosigranulum.
Les analyses génétiques (étude des ARNr 16S, étude de l'espace intergénique 16S-23S) montrent que les genre Enterococcus est hétérogène et qu'il est possible de reconnaître des groupes d'espèces au sein de ce genre. Toutefois, la composition de ces groupes est différente selon les techniques utilisées et selon les auteurs (voir la référence Monstein et al. 1998).
Caractères bactériologiques
Les entérocoques sont des coques à Gram positif, se présentant de manière isolée ou en paires ou en courtes chaînes ou en petits amas (¤ Enterococcus canintestini). Leur morphologie peut varier selon les conditions de culture. Ainsi, à partir d'une culture en bouillon au thioglycolate, les cellules sont souvent ovales et groupées en courtes chaînes alors que prélevées sur un milieu solide, les cellules apparaissent parfois comme des cocco-bacilles. Ce sont des bactéries non sporulés, parfois mobiles (Enterococcus casseliflavus, Enterococcus gallinarum), aéro-anaérobies (anaérobies aérotolérantes), généralement catalase négative (Enterococcus haemoperoxidus produit une catalase après culture sur gélose au sang et une pseudocatalase, conduisant à la présence d'un léger dégagement gazeux, est parfois produite par diverses espèces), généralement homofermentaires (la fermentation du glucose conduit à la formation d'acide lactique), fermentant les sucres sans production de gaz et cultivant avec un optimum thermique de 35 °C.
Les entérocoques possèdent généralement l'antigène du groupe D de Lancefield.
Une réponse généralement positive est obtenue pour les tests : résistance à 40 p. cent de bile, pyrrolidonyl-arylamidase (à l'exception de Enterococcus cecorum, de Enterococcus columbae, de Enterococcus pallens, de Enterococcus saccharolyticus et d'une partie des souches de ¤ Enterococcus canintestini, de ¤ Enterococcus devriesei et de Enterococcus moraviensis), leucine arylamidase (réaction variable pour ¤ Enterococcus devriesei), bêta-glucosidase, hydrolyse de l'esculine, acidification (étudiée en galerie API et sous paraffine) de la N-acétyl-glucosamine, de l'amygdaline (à l'exception de quelques souches de Enterococcus columbae), de l'arbutine, du cellobiose, du D-fructose, du galactose (à l'exception de de Enterococcus camelliae et de Enterococcus phoeniculicola), du bêta-gentiobiose, du glucose, du lactose (à l'exception de quelques souches de ¤ Enterococcus canintestini, du variant non saccharolytique de Enterococcus faecalis, de Enterococcus camelliae, de ¤ Enterococus hermanniensis et de ¤ Enterococcus phoeniculicola qui ne fermente pas le lactose en 24 heures), du maltose, du D-mannose, du ribose (à l'exception de ¤ Enterococcus asini, de Enterococcus dispar, de Enterococcus durans et de certaines souches de Enterococcus casseliflavus), de la salicine et du tréhalose (à l'exception du variant non saccharolytique de Enterococcus faecalis et de quelques souches de ¤ Enterococcus ratti ; réponse faiblement positive ou retardée pour ¤ Enterococcus hermanniensis). Une réponse généralement négative est notée pour les tests hydrolyse de l'urée, bêta-glucuronidase (à l'exception de la plupart des souches de Enterococcus cecorum), acidification (étudiée en galerie API et sous paraffine) de l'érythritol, du glycogène (à l'exception de quelques souches de Enterococcus gallinarum, de Enterococcus cecorum, de Enterococcus columbae, de Enterococcus haemoperoxidus et de Enterococcus moraviensis), du D-fucose, du L-fucose et du L-xylose.
Les entérocoques sont capables de résister à des conditions hostiles : culture à 10 °C ou à 45 °C, culture à pH 9,6 (ce test semble donner des résultats peu fiables et les résultats ne sont souvent pas disponibles pour les dernières espèces décrites), culture en présence de 40 p. cent de bile, culture en présence de 6,5 p. cent de NaCl, résistance à un chauffage de 60 °C durant 30 minutes. Il existe toutefois de nombreuses exceptions :
La culture est généralement favorisée par une incubation dans une atmosphère enrichie en dioxyde de carbone et la présence de dioxyde de carbone est pratiquement indispensable pour la croissance de Enterococcus cecorum et de Enterococcus columbae. Sur géloses Columbia ou trypticase-soja additionnées de sang de mouton, les Enterococcus sp. donnent des colonies de 0,5 à 1 mm de diamètre, opaques et souvent blanchâtres, généralement alpha-hémolytiques et parfois pigmentées en jaune (Enterococcus casseliflavus, Enterococcus gilvus, Enterococcus haemoperoxidus, Enterococcus mundtii, Enterococcus pallens, Enterococcus sulfureus). Sur géloses au sang humain, au sang de cheval ou au sang de lapin, certaines souches sont bêta-hémolytiques. Sur milieu bile-esculine* ou sur milieu bile-esculine-azide*, le développement des colonies s’accompagne d’un noircissement du milieu caractéristique, même si Streptococcus mutans, les Leuconostoc sp. et les Lactococcus sp. donnent un résultat similaire.
Habitat et pouvoir pathogène
Les entérocoques sont des bactéries ubiquistes présentes dans l’intestin de l’homme et des animaux, dans les eaux usées, dans l'eau douce, dans l'eau de mer, dans le sol et sur les végétaux.
La plupart des espèces du genre Enterococcus participent à la composition des flores intestinales et certaines souches de Enterococcus faecium posséderaient un effet favorable sur la croissance des animaux par compétition avec les germes pathogènes.
¤ Enterococcus phoeniculicola a été isolé de la glande uropygiale d'irrisors moqueurs (Phoeniculus purpureus) capturés en Afrique du Sud. Les sécrétions des glandes uropygiales de ces oiseaux ont une odeur et un goût qui repoussent certains prédateurs et qui joueraient donc un rôle dans la protection de ces animaux. Les travaux de Law-Brown (cités par law-Braun et Meyers) indiquent que Enterococcus phoeniculicola serait impliqué dans l'odeur, la couleur et la viscosité des sécrétions uropygiales. Le milieu extérieur (plantes, sols ou eaux) constitue l'habitat principal de Enterococcus casseliflavus, de Enterococcus haemoperoxidus, de Enterococcus moraviensis, de Enterococcus mundtii et de Enterococcus sulfureus mais il peut également être contaminé par d'autres espèces comme Enterococcus faecalis et Enterococcus faecium. La présence de Enterococcus faecalis et de Enterococcus faecium dans les eaux de boisson ou à usage récréatif est considérée comme le signe d’une contamination fécale. La détection des entérocoques dans les eaux en tant qu'indicateur de contamination fécale présente quelques avantages : ces bactéries sont isolées de tous les échantillons de selles d'origine humaine et dans de très nombreux échantillons de fèces d'origine animale, ils survivent plus longtemps dans l'eau que les coliformes et ils ne s'y multiplient pas.
Les entérocoques sont susceptibles de contaminer les aliments comme le lait et les produits laitiers, les viandes et les produits de la pêche. Les espèces les plus fréquentes sont Enterococcus faecium et Enterococcus faecalis. Enterococcus casseliflavus, Enterococcus durans, Enterococcus gallinarum, ¤ Enterococcus hermanniensis, Enterococcus hirae, Enterococcus italicus et Enterococcus mundtii sont également isolés de denrées alimentaires.
Chez l'homme, les entérocoques sont des bactéries pathogènes opportunistes responsables de septicémies, d’endocardites (environ 5 à 15 p. cent des endocardites bactériennes), d’infections urinaires, de surinfections des plaies (notamment chirurgicales), d’abcès intra-abdominaux, de pleurésies, d’infections néonatales, de méningites, d’infections nosocomiales (les entérocoques sont responsables d'environ 10 p. cent des cas d'infections nosocomiales et notamment d'infections urinaires). La fréquence des infections graves à entérocoques est en augmentation car ils sont sélectionnés par les antibiotiques à large spectre du fait de leur résistance naturelle et de leur résistance acquise à de nombreux antibiotiques.
Chez les animaux, les entérocoques sont isolés de mammites, de pneumonies, de vaginites, d'arthrites, d’endocardites, de septicémies, de conjonctivites, de blépharites... Six espèces ont un pouvoir pathogène particulier :
Facteurs de pathogénicité
Les entérocoques ne sont pas des bactéries très virulentes et les facteurs de pathogénicité sont encore mal connus. La substance d'agrégation, produite par certaines souches en réponse à des phéromones produites par d'autres souches, est responsable d'une adhésion à des cultures de cellules rénales et pourrait expliquer la colonisation des voies urinaires. La substance d'agrégation renferme une séquence en acides aminés connue pour être à l'origine d'une liaison aux intégrines. Une hémolysine, produite par des souches de Enterococcus faecalis, codée par un plasmide, est active sur les hématies de l'homme, du lapin et du cheval. Expérimentalement, une souche hémolytique se révèle environ 10 fois plus virulente pour la souris inoculée par voie intrapéritonéale que la souche curée du plasmide.
Diagnostic bactériologique
A partir des aliments, la technique utilisée par Devriese et al. (1995) consiste à homogénéiser 10 grammes d'aliment dans 90 ml d'eau distillée puis à effectuer un ensemencement sur gélose esculine-azide-kanamycine****. Après incubation de 24 heures à 42 °C, les colonies blanchâtres et entourées d'un halo noir sont soumises à identification. En bactériologie médicale, l'isolement est généralement pratiqué sur une gélose au sang et sur un milieu bile-esculine (ou bile-esculine-azide) et il est suivi d'une identification. D'autres milieux sélectifs peuvent être utilisés tels que : gélose Columbia ANC (Acide Nalidixique - Colimycine) au sang, gélose esculine-azide-kanamycine, milieu de Slanetz et Bartley, ...
Les caractères phénotypiques ne permettent pas de différencier à coup sûr les entérocoques des autres coques à Gram positif et catalase négative. Un kit d'identification par hybridation ADN-ARN, AccuProbe Enterococcus (Gen-Probe), est utilisable pour confirmer l'appartenance au genre. Toutefois, Enterococcus cecorum, Enterococcus columbae, Enterococcus pallens, et Enterococcus saccharolyticus ne réagissent pas avec cette sonde alors que des bactéries n'appartenant pas au genre Enterococcus comme des représentants du genre ¤ Vagococcus (Vagococcus fluvialis et Vagococcus salmoninarum) donnent une réaction positive.
Les deux espèces primitivement incluses dans le genre Enterococcus, Enterococcus faecalis et Enterococcus faecium, présentent un ensemble de caractères phénotypiques caractéristiques : présence de l'antigène du groupe D de Lancefield, hydrolyse de l'esculine, tolérance à 40 p. cent de bile, production d'acétoïne, fermentation du ribose, croissance à 10 °C et à 45 °C, croissance en présence de 6,5 p. cent de NaCl, croissance à pH 9,6 et synthèse d'une pyrrolidonyl-arylamidase. Toutefois, l'ensemble de ces caractères n'est pas toujours présent chez les autres espèces du genre (voir caractères bactériologiques) et d'autres coques à Gram positif et catalase négative peuvent posséder un ou plusieurs de ces caractères phénotypiques :
Pour Devriese et al. (1993), une identification présomptive peut reposer sur les tests suivants.
En fait, seul le diagnostic d'espèce permet d'affirmer qu'une bactérie est un Enterococcus sp. Quelques caractères utiles au diagnostic des principales espèces figurent sur le tableau II.
L'amplification par PCR (utilisant comme amorce l'oligonucléotide D11344) suivie d'une électrophorèse ou l'analyse électrophorétique des protéines cellulaires permettent un diagnostic d'espèce.
Sensibilité aux antibiotiques
Les espèces du genre Enterococcus sont plus résistantes que celles du genre Streptococcus et un traitement effectué à l’aide d’un seul antibiotique conduit souvent à des résultats médiocres. Les entérocoques sont naturellement résistants à la pénicilline G et aux autres bêta-lactamines y compris les céphalosporines et ils présentent une résistance naturelle de bas niveau aux aminosides et aux lincosamides. De plus, Enterococcus gallinarum et Enterococcus casseliflavus présentent une résistance intrinsèque aux glycopeptides (phénotype VanC) (voir ¤). Une résistance acquise est notée vis-à-vis des tétracyclines (gènes tetM et tetN), des macrolides (MLSB), du chloramphénicol (acétyltransférase), des bêta-lactamines (synthèse de bêta-lactamases), des aminosides (résistance à de fortes concentrations d’aminosides soit par la synthèse d’enzymes codées par un plasmide soit par une modification des protéines ribosomales soit à la suite d’une altération du système de transport de l’aminoside à travers la membrane cellulaire) et des glycopeptides.
La résistance acquise aux glycopeptides (voir ¤) a été mise en évidence en 1986 en France et en Grande Bretagne. Chez Enterococcus faecalis et Enterococcus faecium, cette résistance est due aux phénotypes VanA, VanB et VanD. Le phénotype VanA est également responsable d'une résistance acquise chez Enterococcus avium, Enterococcus casseliflavus, Enterococcus durans, Enterococcus gallinarum, Enterococcus hirae, Enterococcus mundtii et Enterococcus raffinosus. En pratique, la majorité des souches résistantes, isolées de cas cliniques, possède le phénotype VanA ou, dans une moindre mesure, VanB.
Orientation bibliographique
Les références des publications valides et effectives décrivant les espèces du genre Enterococcus figurent dans le fichier Enterococcus in: List of Procaryotic Names with Standing in Nomenclature.
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Milieu bile-esculine (composition en grammes par litre) :
Extrait de viande : 3,0
Milieu bile-esculine-azide (composition en grammes par litre) :
Tryptone : 17,0
Sur ces milieux, les colonies de Enterococcus sp. sont typiquement de petites colonies, translucides ou pigmentées, avec un halo noir très net.
Milieu de Slanetz et Bartley ou m-Enterococcus agar (composition en grammes par litre) :
Tryptone : 15,0
Les colonies de couleur rose, rouge ou rouge foncé sont considérées comme des souches de Enterococcus sp., mais certains entérocoques donnent des colonies de couleur crème.
Milieu acide oxolinique - esculine - azide ou milieu OAA (composition en grammes par litre) :
Tryptone : 20,0
Les colonies brunes ou noires, entourées d'un halo noir, sont considérées comme des souches de Enterococcus sp. Le milieu OAA semble plus sensible et plus spécifique que le milieu de Slanetz et Bartley (milieu m-Enterococcus). Pour Figueras et al. (1998) l'utilisation de ce milieu ne rend pas nécessaire la réalisation de tests de confirmation.
Gélose esculine-azide-kanamycine (composition en grammes par litre) :
Tryptone : 20,0
Sur ce milieu, la croissance de Enterococcus avium, Enterococcus casseliflavus, Enterococcus cecorum, Enterococcus columbae, Enterococcus dispar, Enterococcus gallinarum, Enterococcus malodoratus et de Enterococcus pseudoavium peut être partiellement inhibée.
Selon les antibiotiques concernés par la résistance et selon la possibilité d'une induction par la vancomycine et la teicoplanine, 4 phénotypes de résistance sont observés. . Le phénotype VanA est caractérisé par une résistance de haut niveau vis-à-vis de la vancomycine (CMI comprise entre 128 et plus de 1000 mg/L) et de la teicoplanine (CMI comprise entre 16 et 512 mg/L) et inductible aussi bien par la vancomycine que par la teicoplanine . Ce type de résistance est codé par des plasmides conjugatifs portant des transposons (Tn 1546). Expérimentalement, les plasmides de résistance sont transférables par conjugaison d'entérocoques à des Bacillus sp., des Streptococcus sp., à Lactococcus lactis, à Listeria monocytogenes, à Staphylococcus aureus subsp. aureus et la résistance s'exprime chez les bactéries réceptrices. L'isolement à partir de selles de souches de Arcanobacterium haemolyticum et de Cellulomonas (Oerskovia) turbata résistantes à la vancomycine et portant le gène vanA est une illustration de la réalité d'un tel transfert dans des conditions naturelles. L'acquisition de gènes vanA ou vanB par des souches de Staphylococcus aureus subsp. aureus résistantes à la méthicilline supprimerait la majeure partie des possibilités thérapeutiques actuelles. . Le phénotype VanB est induit par la vancomycine mais pas par la teicoplanine, il provoque une résistance à des niveaux variables vis-à-vis de la vancomycine (CMI comprise entre 4 et 1024 mg/L) mais pas vis-à-vis de la teicoplanine (CMI comprise entre 0,25 et 2 mg/L). La résistance est transférable par des transposons composites en situation chromosomique. . Le phénotype VanC n'est pas transférable, il confère une résistance modérée à la vancomycine (CMI comprise entre 2 et 32 mg/L) et une résistance de très bas niveau vis-à-vis de la teicoplanine (CMI comprise entre 0,12 et 2 mg/L). . Le phénotype VanD est transférable et il se traduit par une résistance modérée à la vancomycine (CMI comprise entre 16 et 64 mg/L) et une résistance de bas niveau vis-à-vis de la teicoplanine (CMI comprise 2 et 4 mg/L).
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