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Dernière mise à jour le 18 septembre 2001
GLOBICATELLA SANGUINIS
Voir aussi le fichier ¤ Aerococcaceae.
Autre dénomination : Globicatella sanguis.
Systématique et caractères bactériologiques
Le genre Globicatella et l'espèce Globicatella sanguis ont été proposés par Collins et al. en 1992 pour classer neuf souches bactériennes isolées de prélèvements d'origine humaine. Par la suite, ces nomenclatures ont été validement publiées par inscription sur la liste de validation n° 53 et l'épithète spécifique sanguis a été corrigé en sanguinis*. En septembre 2001, le genre Globicatella s'est enrichi d'une deuxième espèce, ¤ Globicatella sulfidifaciens, dont toutes les souches actuellement connues ont pour origine des prélèvements effectués chez les bovins, les ovins et les porcins.
Les souches de Globicatella sanguinis se présentent sous la forme de coques ou de cellules ovoïdes, immobiles, à Gram positif, groupés par deux ou en courtes chaînes mais jamais en tétrades, aéro-anaérobies, catalase négative, acidifiant le glucose sans production de gaz, ne produisant pas d'acétoïne, arginine dihydrolase négative, produisant une pyrrolidonyl arylamidase mais pas de leucine arylamidase, sensibles à la vancomycine, dépourvus d'antigène de groupe de Lancefield et possédant un peptidoglycane du type A1alpha (voir le fichier ¤ Classification des peptidoglycanes selon Schleifer et Kandler).
Ces caractères phénotypiques, à l'exception du mode de groupement, évoquent une bactérie du genre ¤ Aerococcus. La séquence de 1340 nucléotides de l'ARNr 16S de la souche 1152-78 = NCFB 2835 = CCUG 32999 (qui deviendra la souche type de Globicatella sanguinis) présente environ 91 p. cent de similitude avec celles des souches types de ¤ Aerococcus viridans ou de ¤ Aerococcus urinae. Les études phylogénétiques montrent que la souche 1152-78 ainsi que les huit autres souches forment un groupe distinct des autres coques à Gram positif, aéro-anaérobies, dépourvus de catalase et identifiés en 1992.
Outre les caractères mentionnés ci-dessus, les souches de Globicatella sanguinis hydrolysent l'esculine, l'hippurate, l'amidon et le 4MU-N-acétyl-bêta -D-glucosaminide**, elles produisent une alanine-phénylalanine-proline arylamidase, une alpha-galactosidase, une bêta-galactosidase et elles acidifient le glycogène, le méthyl-bêta-glucoside, le maltose, le maltotriose, le mannitol, le mélibiose, le raffinose, le ribose, la salicine, le saccharose et le tréhalose.
Habitat et pouvoir pathogène
Les premières souches de Globicatella sanguinis ont été isolées de l'homme et, notamment, du sang, de l'urine, du LCR et de plaies. Le pouvoir pathogène de cette espèce est peu documenté mais certains malades présentaient une septicémie ou une infection urinaire ou une méningite.
En novembre 2000, Vela et al. rapportent l'isolement, en culture pure, d'une souche de Globicatella sanguinis à partir du sang et du cerveau d'un agneau.
La description, en septembre 2001, d'une nouvelle espèce du genre Globicatella (¤ Globicatella sulfidifaciens) isolée chez l'animal et, notamment, chez des ruminants pouvait faire naître un doute sur l'appartenance à l'espèce Globicatella sanguinis de la souche isolée par Vela et al. En fait, cette souche diffère de ¤ Globicatella sulfidifaciens par ses caractères biochimiques (notamment, hydrolyse de l'hippurate, pyrrolidonyl arylamidase, acidification du mannitol et acidification du ribose) et appartient bien à l'espèce Globicatella sanguinis (Fernandez-Garayzabal, communication personnelle en date du 18 septembre 2001). À la connaissance de l'auteur, aucune autre souche de Globicatella sanguinis n'a été isolée (ou caractérisée) chez l'animal.
Diagnostic bactériologique
Le diagnostic de Globicatella sanguinis est un diagnostic difficile et il convient de différencier cette bactérie des autres coques à Gram positif, aéro-anaérobies et dépourvus de catalase (voir tableau II). La démarche bactériologique consistant à placer une souche inconnue dans un genre puis dans une espèce n'est d'aucune aide car aucun caractère ne permet l'identification certaine du genre Globicatella même si l'acidification du mélibiose permet d'orineter le diagnostic. Compte tenu de cette difficulté, Vela et al. soulignent l'intérêt de l'étude de la séquence des ARNr 16S pour l'identification correcte de Globicatella sanguinis.
En utilisant des techniques classiques, le diagnostic différentiel entre Globicatella sanguinis et les ¤ Aerococcus sp. ne repose que sur le mode de groupement. Selon Vandamme et al. (2001), l'acidification du mélibiose semble toutefois caractéristique du genre Globicatella.
Orientation bibliographique
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L'épithète spécifique, sanguis (nom latin au nominatif singulier et signifiant le sang), est un nominatif en apposition.
** : Caractères étudiés à l'aide de galeries BBL CRYSTAL Gram-positive ID (voir le fichier Galerie "BBL CRYSTAL® IDENTIFICATION SYSTEMS GRAM-POSITIVE ID KIT").
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