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Créé le 17 octobre 2006
HELICOBACTER
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Systématique
Le genre Helicobacter a été créé en 1989 pour Helicobacter pylori et ¤ Helicobacter mustelae, bactéries préalablement placées dans le genre ¤ Campylobacter.
À la date du 09 juin 2008, le genre Helicobacter regroupe 31 espèces différentes ayant un statut dans la nomenclature bactérienne (voir le fichier Helicobacter in List of Procaryotic Names with Standing in Nomenclature"), mais de nombreuses autres espèces n'ont pas encore été validement publiées ou sont placées dans la catégorie Candidatus : "Helicobacter colifelis", "Helicobacter muricola", "Helicobacter suncus", "Helicobacter westmeadii" (cette espèce est un synonyme ultérieur de ¤ Helicobacter cinaedi), "Helicobacter winghamensis", ¤ "Candidatus Helicobacter bovis", ¤ "Candidatus Helicobacter heilmannii", "Helicobacter-like organisms".
Les souches décrites sous la nomenclature de "Flexispira rappini", nom proposé par Bryner en 1987, sont des souches du genre Helicobacter.
Caractères bactériologiques
Bacilles à Gram négatif, non sporulés, non ramifiés, de forme incurvée ou spiralée ou fusiforme, aux extrémités arrondies, mesurant 0,2 à 1,2 µm de diamètre sur 1,5 à 10 µm de longueur. Selon l'espèce et l'âge des cultures, les cellules spiralées possèdent des spires serrées ou lâches. Dans les vieilles cultures des formes arrondies ou coccoïdes sont généralement observées.
Le type respiratoire est généralement micro-aérophile (à l'exception de ¤ Helicobacter ganmani qui est anaérobie) et le métabolisme est de type respiratoire. Ce sont des bactéries chimio-organotrophes, inactives sur les sucres (toutefois, Helicobacter pylori phosphoryle le glucose et peut oxyder le glucose par la voie d'Entner-Doudoroff), utilisant les acides aminés ou les intermédiaires du cycle de Krebs comme source d'énergie.
À l'exception de ¤ Helicobacter ganmani qui ne cultive pas dans une atmosphère micro-aérophile, la croissance est optimale après une incubation effectuée à 37 °C dans une atmosphère humide et micro-aérophile contenant 3 à 7 p. cent d'oxygène. Selon les espèces, la présence d'hydrogène est nécessaire ou stimule la croissance. La croissance de ¤ Helicobacter acinonychis, de ¤ Helicobacter mustelae et de Helicobacter pylori ne nécessite cependant pas d'hydrogène.
Un caractère positif est observé pour le test oxydase.
Le G + C p. cent est compris entre 24 et 48. Les caractères permettant de différencier les diverses espèces du genre Helicobacter sont donnés dans le tableau I.
Habitat et pouvoir pathogène
En ce qui concerne leur habitat, les Helicobacter sp. se répartissent en deux groupes : Les hélicobactéries ayant pour habitat la muqueuse gastrique et les hélicobactéries ayant pour habitat préférentiel la muqueuse intestinale (voir tableau II).
Trois types de troubles sont associés à l'infection par des hélicobactéries.
Diagnostic bactériologique
Il n'existe aucune méthode idéale pour l'isolement des hélicobactéries. Les prélèvements doivent être ensemencés le plus rapidement possible, si possible dans l'heure qui suit leur réalisation. La congélation est une mauvaise méthode de conservation sauf si le prélèvement est placé dans un bouillon contenant du glycérol. Selon les espèces, les raclages de muqueuse, les fèces ou les biopsies (broyées dans un faible volume de bouillon cœur-cervelle enrichi en sérum) permettent l'isolement.
Des géloses cœur-cervelle ou des géloses Brucella, enrichies de 5 à 10 p. cent de sang, sont souvent utilisées pour l'isolement. Toutefois, Helicobacter bizzozeronii ne peut cultiver sur une gélose Brucella et la présence de bisulfites dans certaines formulations de ce milieu inhibe la croissance des hélicobactéries.
Les prélèvements peuvent être ensemencés directement sur des milieux gélosés, mais la croissance des Helicobacter spp. est généralement masquée par le développement de la flore associée. Deux types de techniques permettent d'entraver le développement des micro-organismes contaminants : la filtration sur des membranes (porosité de 0,45, de 0,65 ou de 0,8 µm) ou le recours à des milieux sélectifs.
La culture de certaines espèces comme ¤ Helicobacter bizzozeronii, ¤ Helicobacter cynogastricus ou ¤ Helicobacter salomonis est particulièrement délicate. Aussi, même des laboratoires hautement spécialisés peuvent être incapables de cultiver certaines souches. Le fait d'humidifier régulièrement la surface des géloses à l'aide de bouillon cœur-cervelle peut aider à cultiver les souches. L'identification biochimique est délicate et doit se réaliser selon les méthodes standardisées de Dewhirst et al. Pour pallier les difficultés d'isolement et d'identification, des tests de PCR, éventuellement suivis d'un traitement des amplicons par des enzymes de restriction, ont été décrits pour pratiquement toutes les espèces.
Sensibilité aux antibiotiques
La détermination de la sensibilité in vitro aux antibiotiques est délicate. Une sensibilité vis-à-vis de l'ampicilline, de la gentamicine, de la néomycine, de la clarithromycine, de l'enrofloxacine, de la rifampicine, de la tétracycline et de la tylosine est généralement observée.
Orientation bibliographique
Voir aussi les fichiers :
BRYNER (J.H.): Flexispira rappini, gen. nov., sp. nov. A motile, urease-producing rod similar to Campylobacter pyloridis. In: B. KAIJSER and E. FALSEN (ed.): Proceedings of the fourth international workshop on Campylobacter infections, Göteborg, Sweden. 1987, 440-442. DEWHIRST (F.E.), FOX (J.G.), MENDES (E.N.), PASTER (B.J.), GATES (C.E.), KIRKBRIDE (C.A.) et EATON (K.A.) : "Flexispira rappini" strains represent at least 10 Helicobacter taxa. Int. J. Syst. Evol. Microbiol., 2000, 50, 1781-1787. DEWHIRST (F.E.), FOX (J.G.) et ON (S.L.W.) : Recommended minimal standards for describing new species of the genus Helicobacter. Int. J. Syst. Evol. Microbiol., 2000, 50, 2231-2237. HÄNNINEN (M.L.), KÄRENLAMPI (R.I.), KOORT (J.M.K.), MIKKONEN (T.) et BJÖRKROTH (K.J.) : Extension of the species Helicobacter bilis to include the reference strains of Helicobacter sp. flexispira taxa 2, 3 and 8 and Finnish canine and feline flexispira strains. Int. J. Syst. Evol. Microbiol., 2005, 55, 891-898. HÄNNINEN (M.L.), UTRIAINEN (M.), HAPPONEN (I.) et DEWHIRST (F.E.) : Helicobacter sp. flexispira 16S rDNA taxa 1, 4 and 5 and Finnish porcine Helicobacter isolates are members of the species Helicobacter trogontum (taxon 6). Int. J. Syst. Evol. Microbiol., 2003, 53, 425-433. ON (S.L.W.), LEE (A.), O'ROURKE (J.L.), DEWHIRST (F.E.), PASTER (B.J.), FOX (J.G.) et VANDAMME (P.) : Genus I. Helicobacter Goodwin, Armstrong, Chilvers, Peters, Collins, Sly, McConnell, Harper 1989a, 403VP, emend. Vandamme, Falsen, Rossau, Hoste, Segers, Tytgat and De Ley 1991a, 100. In : D.J. BRENNER, N.R. KRIEG, J.T. STALEY and G. M. GARRITY (eds), Bergey’s Manual of Systematic Bacteriology, second edition, vol. 2 (The Proteobacteria), part C (The Alpha-, Beta-, Delta-, and Epsilonproteobacteria), Springer, New York, 2005, pp. 1169-1189. O'ROURKE (J.L.), SOLNICK (J.V.), NEILAN (B.A.), SEIDEL (K.), HAYTER (R.), HANSEN (L.M.) et LEE (A.) : Description of 'Candidatus Helicobacter heilmannii' based on DNA sequence analysis of 16S rRNA and urease genes. Int. J. Syst. Evol. Microbiol., 2004, 54, 2203-2211. VANDAMME (P.), FALSEN (E.), ROSSAU (R.), HOSTE (B.), SEGERS (P.), TYTGAT (R.) et DE LEY (J.) : Revision of Campylobacter, Helicobacter, and Wolinella taxonomy : emendation of generic descriptions and proposal of Arcobacter gen. nov. Int. J. Syst. Bacteriol., 1991, 41, 88-103. VAN DEN BULCK (K.), DECOSTERE (A.), GRUNTAR (I.), BAELE (M.), KRT (B.), DUCATELLE (R.) et HAESEBROUCK (F.) : In vitro antimicrobial susceptibility testing of Helicobacter felis, H. bizzozeronii, and H. salomonis. Antimicrob. Agents Chemother., 2005, 49, 2997-3000.
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