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Dernière mise à jour le 03 avril 2007
MANNHEIMIA
Autres dénominations : Voir aussi le fichier : ¤ Pasteurellaceae, Pasteurellales.
Systématique
Voir aussi le fichier ¤ "Présentation des douze biogroupes de Pasteurella haemolytica". Le genre Mannheimia est l'un des neuf genres de la famille des Pasteurellaceae. Il a été proposé en 1999 pour accueillir les souches bactériennes tréhalose négative, préalablement placées au sein du complexe Pasteurella haemolytica. Compte tenu de la complexité de la systématique des Pasteurellaceae et des bouleversements prévisibles qui vont intervenir au sein de cette famille, ce chapitre sera réduit aux notions essentielles.
En 1932, Newsom et Cross créent l'espèce Pasteurella haemolytica pour des souches de pasteurelles isolées des bovins et des ovins. Au sein de cette espèce, Smith propose de reconnaître 2 biovars : le biovar A pour les souches fermentant l'arabinose mais pas le tréhalose et le biovar T pour les souches fermentant le tréhalose mais pas l'arabinose. Les souches des biovars A et T se différencient également par d'autres caractères (voir tableau I). Il convient de noter que la fermentation de l'arabinose n'est pas un bon critère pour distinguer les souches des biovars A et T car certaines souches, phénotypiquement très semblables aux souches du biovar A, ne fermentent pas l'arabinose quelles que soient les techniques mises en œuvre. C'est le cas, en particulier, de la souche type (la souche NCTC 9380) de Pasteurella haemolytica.
En 1985, Sneath et Stevens procèdent à une étude de taxonomie numérique (155 caractères étudiés) concernant plus de 250 souches des genres Actinobacillus, Pasteurella et Yersinia. Ces auteurs montrent que les souches de Pasteurella haemolytica des biovars A et T sont distinctes (les souches du biovar A forment le phénon 7 et les souches du biovar T, le phénon 9) et ils suggèrent qu'elles puissent appartenir à 2 espèces, voire à 2 genres différents.
En 1986, Bisgaard et al. soumettent à une analyse phénotypique (environ 80 caractères étudiés) des souches d'origine ovine et bovine et décrivent 12 biogroupes. La distinction entre ces biogroupes repose principalement sur les tests ornithine décarboxylase, fermentation du tréhalose, du L-arabinose, du D-sorbitol, de l'esculine, de l'amygdaline, de l'arbutine, du cellobiose, du gentiobiose et de la salicine (voir tableau II).
L'utilisation d'un test d'hémagglutination passive, développé par Biberstein et al., permet de définir 17 sérovars au sein du complexe Pasteurella haemolytica. Il existe une corrélation entre les biovars et les sérovars : les sérovars 1, 2, 5, 6, 7, 8, 9, 12, 13, 14, 16 et 17 appartiennent au biovar A, les sérovars 3, 4, 10 et 15 appartiennent au biovar T et le sérovar 11 au 3ème taxon de Frederiksen.
Sur la base des résultats d'hybridation ADN - ADN, Mutters et al. (1985) excluent Pasteurella haemolytica du genre Pasteurella sensu stricto et rapprochent cette espèce des Actinobacillus sp.
. Souches du biovar T :
. Souches du biovar A, souches du 3ème taxon de Frederiksen et souches apparentées au biovar A :
Il n'existe pas de corrélation absolue entre les sérovars définis par Biberstein et al. et les espèces du genre Mannheimia :
Caractères bactériologiques
Le genre Mannheimia regroupe des bacilles ou des cocco-bacilles, immobiles, non sporulés, à Gram négatif, aéro-anaérobies ou micro-aérophiles, généralement oxydase positive, catalase positive, fermentant le glucose sans production de gaz, n'exigeant pas le facteur V pour leur croissance. Un caractère positif est observé pour la nitrate réductase, la production d'une phosphatase alcaline, la fermentation du D-fructose, du D-mannitol et du saccharose. Une réponse négative est notée pour les tests citrate de Simmons, utilisation du mucate, croissance dans un bouillon au KCN, MR, VP, H2S, uréase, ADH, LDC, phénylalanine désaminase, gélatinase, hydrolyse du Tween 20, hydrolyse du Tween 80, fermentation de l'adonitol, du D-arabitol, du dulcitol, du meso-érythritol, du D-fucose, de l'alpha-méthyl-D-glucopyranoside, du D-glycogène, de l'inuline, du D-mannose, du D-mélézitose, du L-sorbose, du tréhalose, du D-turanose, du xylitol et du L-xylose.
Les principaux caractères permettant de différencier le genre Mannheimia des autres genres de la famille des Pasteurellaceae figurent dans le tableau IV.
Sur gélose au sang de bovins, après 24 heures d'incubation à 37 °C dans une atmosphère normale, les colonies sont lisses, grisâtres et leur diamètre est compris entre 1 et 2 mm.
Habitat et pouvoir pathogène
Les Mannheimia sp. sont des parasites ou des commensaux obligatoires des mammifères, non retrouvées dans le milieu extérieur sauf lorsque celui-ci est contaminé par un animal excréteur. Expérimentalement, la survie de Mannheimia haemolytica est de1 heure sur un plan de travail en bois et de 24 heures dans de la paille conservée à 20 °C. Toutefois, l'humidité et le froid augmentent la survie qui atteint 48 heures dans de la paille maintenue à 4 °C, 3 jours dans du lait ou dans de l'eau à 20 °C, 7 jours dans de l'eau à 4 °C et 8 jours dans du lait à 4 °C. Mannheimia glucosida Toutes les souches de cette espèce ont été isolées des voies respiratoires des ovins. Elles semblent faire partie de la flore normale et ne sont pas pathogènes. Mannheimia granulomatis
L'espèce Mannheimia granulomatis regroupe les souches préalablement classées dans l'espèce Pasteurella granulomatis, dans le taxon 20 de Bisgaard et dans le biogroupe 3J de Pasteurella haemolytica :
Mannheimia haemolytica Mannheimia haemolytica est l'espèce la plus importante en médecine vétérinaire. Toutes les souches sont isolées des bovins et des ovins et certains sérovars sont certainement des hôtes normaux des voies respiratoires. Chez les bovins, Mannheimia haemolytica est responsable de pneumonies et, chez les petits ruminants, elle est responsable de pneumonies, de mammites et de septicémies. Infections des bovins
Chez les bovins, Mannheimia haemolytica (notamment les sérovars 1 et 2), est isolée du naso-pharynx d'animaux sains. Toutefois, cette espèce ne constitue qu'une très faible partie de la flore des voies respiratoires, elle n'est pas facile à mettre en évidence à partir des écouvillonnages nasaux et son isolement est sporadique.
Infections des petits ruminants
Mannheimia haemolytica est hébergée dans le naso-pharynx, dans la bouche et dans les amygdales des animaux sains. La contamination des agneaux ou des chevreaux se produit dans les premières heures suivant la naissance au contact des mères. Le sérovar le plus fréquent est le sérovar 2 mais de nombreux autres sérovars sont également isolés : 1, 5, 6, 7, 8, 9, 12, 13, 14.
Mannheimia ruminalis Les souches de Mannheimia ruminalis sont non pathogènes. Elles sont isolées du rumen des ovins et des bovins. Mannheimia varigena
Mannheimia varigena est isolée du porc et des bovins.
Souches innomées
. Les souches des biogroupes 7 et 9 peuvent être isolées de divers prélèvements chez les ruminants (le biogroupe 7 est présent chez les ovins et les bovins alors que le biogroupe 9 n'est présent que chez les bovins) : rumen, utérus, bouche et nez des bovins, mammites et pneumonies chez les bovins, nez, rumen et bouche des ovins. Une souche du biogroupe 7 a été isolée d'un abcès de la langue chez un ovin.
Facteurs de pathogénicité
Les facteurs de pathogénicité sont essentiellement connus pour Mannheimia haemolytica. Les travaux effectués révèlent une certaine analogie entre les facteurs de pathogénicité de Mannheimia haemolytica et les facteurs de pathogénicité de ¤ Actinobacillus pleuropneumoniae (capsule, lipopolysaccharide, système de captation du fer, toxine cytotoxique, fimbriae, protéases actives sur les immunoglobulines, superoxyde dismutase). A - Pili Les souches de Mannheimia haemolytica du sérovar 1, cultivées in vitro, élaborent deux types de fimbriae. Les unes de 12 nm de largeur sont rigides alors que les autres, de 5 nm de largeur, sont flexibles. In vivo, les souches isolées de liquide de lavage broncho-aléolaire ou adhérantes à l'épithélium trachéal, possèdent des structures ressemblant à des fimbriae. Le rôle de ces pili est mal connu, mais ils pourraient être responsables d'une adhésion au niveau des voies respiratoires supérieures. B - Capsule
La capsule est constituée de polysaccharides dont la composition varie avec les sérovars. In vitro, elle est élaborée durant la phase exponentielle de croissance et, in vivo, les souches isolées de la trachée, des bronches ou des alvéoles présentent un matériel capsulaire important. La capsule permet un attachement aux cellules épithéliales, elle est chimiotactique pour les neutrophiles mais s'oppose à la phagocytose (diminution de l'ingestion, résistance aux mécanismes bactéricides) et elle confère une résistance à la lyse par le système complémentaire.
C - Lipopolysaccharide (LPS)
Le lipopolysaccharide est un constituant de la membrane externe. Les LPS des sérovars 2 et 8 sont dépourvus de chaînes latérales alors que les autres sérovars ont un LPS complet. L’activité endotoxinique du LPS de Mannheimia haemolytica est similaire à celle des autres bactéries à Gram négatif. Le LPS provoque une réaction de Schwartzman dans la peau de la souris, il est pyrogène pour le lapin, il est létal pour l’embryon de poulet et il active la voie alterne du complément.
D - Protéines et lipoprotéines de membrane externe
. Plusieurs protéines de membrane externe d'un poids moléculaire compris entre 10 et 35 kDa, sont aptes à altérer le fonctionnement des granulocytes neutrophiles en inhibant la phagocytose et la lyse des bactéries ingérées.
E - Systèmes de captation du fer
Certaines espèces de bactéries à Gram négatif (Actinobacillus sp., Haemophilus sp., Moraxella sp., Neisseria sp., Pasteurella sp.) sont aptes à acquérir le fer par un mécanisme ne faisant pas intervenir les sidérophores. Lorsqu’elles sont cultivées dans des milieux carencés en fer, ces bactéries expriment 2 protéines de membrane externe désignées par les sigles TbpA ou 1 et TbpB ou 2 (Tbp : transferrin-binding protein). De manière similaire, la culture de Mannheimia haemolytica dans des milieux carencés en fer, conduit à la synthèse de 2 protéines capables de fixer de manière spécifique la transférine des ruminants. Un gène tbpA code pour la protéine TbpA de 100 kDa et un gène tbpB code pour la protéine TbpB de 71 kDa.
F - Synthèse de leucotoxine La leucotoxine est une protéine de 104 kDa qui appartient à la famille des toxines RTX* (repeats in the structural toxin). Les toxines RTX présentent des séquences répétées (au nombre de 6 pour la leucotoxine de Mannheimia haemolytica), riches en glycine et constituées de 9 acides aminés. Comme pour les autres toxines RTX, l'opéron codant pour la leucotoxine de Mannheimia haemolytica est constitué de 4 gènes contigus dans l’ordre C A B D. Le gène lktA code pour une prototoxine de 101,9 kDa, le gène lktC code pour un activateur (protéine de 19,8 kDa) transformant la prototoxine en toxine active, les gènes lktB et lktD codent pour des protéines, associées à la membrane, qui permettent l’excrétion de la toxine.
Contrairement à d'autres toxines RTX, la leucotoxine de Mannheimia haemolytica a un spectre d'action étroit et n'est active que sur les leucocytes et sur les plaquettes des ruminants. Cette spécificité s'expliquerait par une fixation sur un récepteur présent uniquement sur certaines cellules de ruminants. Chez les bovins, ce récepteur est la molécule CD18 et la toxine se lie à un domaine de la molécule qui n'existe pas ou qui est différent chez les autres espèces animales.
L'importance de la leucotoxine est illustrée par l'étude de mutants incapables de synthétiser cette toxine et qui se révèlent moins pathogènes pour les caprins et les bovins et par le fait que les anticorps anti-leucotoxine sont aptes à assurer une protection vis-à-vis d'une infection expérimentale. G - Enzymes extracellulaires
Au moins quatre enzymes, excrétées par la bactérie, sont susceptibles de faciliter la colonisation des alvéoles pulmonaires ou de diminuer la résistance aux mécanismes de défense.
Diagnostic bactériologique
Les mannheimioses les plus fréquentes sont des infections respiratoires et des mammites.
La culture est effectuée sur des milieux riches comme une gélose Columbia ou une gélose tryptose enrichies de 5 p. cent de sang de bovin ou de mouton ou de 10 p. cent de sérum de cheval. L'incubation est effectuée sous atmosphère normale ou dans une atmosphère enrichie en CO2 (le CO2 a peu d'influence sur la croissance des Mannheimia sp. mais il favorise ou il est indispensable à la cultures de germes, tel que ¤ Histophilus somni qui peuvent être responsables d'infections cliniquement proches des mannheimioses). Après 24 heures d'incubation, les colonies sont circulaires et d'une taille comprise entre 1 et 2 mm. L'hémolyse est variable selon les espèces et le type de sang utilisé (Cf. supra). En ce qui concerne Mannheimia haemolytica, il est préférable d'utiliser du sang de bovin mais, l'hémolyse est parfois faible et visible uniquement sous la colonie.
L'utilisation de kits de diagnostic n'est pas toujours adaptée au diagnostic des Mannheimia sp. car toutes les espèces ne sont pas répertoriées dans les bases de données des fabricants et les milieux utilisés ne permettent pas toujours la croissance des bactéries. C'est notamment le cas du système API 20 NE dont le milieu utilisé pour les tests d'assimilation n'assure pas la croissance de la majorité des souches appartenant à la famille des Pasteurellaceae. Dans ces conditions, seuls quelques caractères peuvent être étudiés et l'identification peut être erronée. L'isolement, chez l'homme, d'une souche de Mannheimia varigena à partir d'une plaie de morsure infligée par un porc est de ce point de vue très démonstratif. L'utilisation d'une galerie API 20 NE permettait d'identifier la bactérie comme une souche de Mannheimia (Pasteurella) haemolytica. L'isolement d'une souche de Mannheimia haemolytica a intrigué le bactériologiste car cette espèce n'a jamais été isolée chez le porc et le recours à un diagnostic classique a permis l'identification correcte d'une souche du taxon 15 de Bisgaard actuellement inclus dans l'espèce Mannheimia varigena. Quelques caractères permettant de différencier Mannheimia varigena des autres bacilles à Gram négatif, non anaérobies, n'appartenant pas à la famille des Enterobacteriaceae et isolés de plaies occasionnées par des morsures de porcs sont donnés dans le tableau VI. La détermination du sérovar peut être utile notamment pour des études épidémiologiques. Le test d'hémagglutination passive est de réalisation lourde et Fodor et al. (1994) ont mis au point un test de co-agglutination donnant des résultats comparables au test de référence mais beaucoup plus rapide à réaliser (voir : ¤). Cette technique de co-agglutination permettrait même la mise en évidence de l'antigène directement au niveau d'un prélèvement et pourrait servir de test rapide d'orientation pour le diagnostic (voir : ¤).
Sensibilité aux antibiotiques
En France, de nombreuses souches de Mannheimia haemolytica d'origine bovine sont résistantes aux antibiotiques. Les résultats publiés par le Laboratoire de Pathologie Bovine de l'AFSSA et concernant des souches isolées entre 1982 et 1994, montrent que 61 p. cent des souches résistent à l'ampicilline (ces souches sont sensibles à l'association ampicilline-acide clavulanique), 93 p. cent à la streptomycine, 49 p. cent à la néomycine, 17 p. cent à la gentamicine, 35 p. cent au chloramphénicol, 71 p. cent aux tétracyclines, 79 p. cent aux sulfamides, 39 p. cent à l'association sulfamide-triméthoprime, 0,4 p. cent aux furanes et 31 p. cent à l'acide nalidixique. Les souches d'origine ovine semblent moins résistantes puisque, dans une étude portant sur 197 souches, Diker et al. (1994) obtiennent les chiffres suivant : 5 p. cent des souches résistent à l'ampicilline, 12 p. cent à l'oxytétracycline, 0 p. cent au chloramphénicol, 6 p. cent à l'érythromycine, 8 p. cent à la kanamycine, 6 p. cent à la néomycine, 3 p. cent à la gentamicine, 39 p. cent à la streptomycine et 100 p. cent à la lincomycine. Les différences de sensibilité observées entre les 2 études résumées ci-dessus semblent liées à l'importance de l'utilisation des antibiotiques. L'étude concernant les souches d'origine ovine a été réalisée en Turquie, pays où les antibiotiques sont peu utilisés en pathologie ovine.
. La résistance à l'ampicilline est sous la dépendance de plasmides (de 4,1 kb ou de 4,4 kb) codant pour une bêta-lactamase ROB-1. Cette enzyme a été primitivement décrite chez une souche de Haemophilus influenzae isolée d'un cas de méningite aux U.S.A. Le gène codant pour cette enzyme semble avoir pour origine une bactérie à Gram positif, il se serait intégré dans le génome des Pasteurellaceae puis aurait diffusé parmi les souches animales de Pasteurella sp., de Mannheimia haemolytica et de ¤ Actinobacillus pleuropneumoniae. Ultérieurement, ce gène se serait propagé à des souches pathogènes d'origine humaine (Haemophilus influenzae, Haemophilus parainfluenzae, Haemophilus ducreyi, Pasteurella multocida). La bêta-lactamase ROB-1 est un bon exemple pour illustrer la possibilité d'une dissémination de gènes de résistance des souches animales vers les souches humaines et pour souligner l'importance du réservoir animal dans l'émergence et la propagation des souches bactériennes résistantes aux antibiotiques.
Prophylaxie
Outre la prophylaxie sanitaire visant à limiter l'exposition aux facteurs de risque, la prévention des mannheimioses respiratoires des bovins fait appel à des vaccins. Des anticorps dirigés contre les antigènes capsulaires, contre les protéines majeures de membrane externe, contre diverses protéines de membrane externe (au moins 21 molécules) et les lipoprotéines de membrane externe, contre les protéines TbpA et TbpB et contre la leucotoxine peuvent avoir un rôle protecteur et un vaccin efficace devrait susciter la synthèse d'une réponse immunitaire vis-à-vis de l'ensemble de ces antigènes. Des vaccins tués ont été utilisés depuis longtemps chez les bovins mais leur efficacité est très médiocre car ils n'induisent pas de réponse immunitaire vis-à-vis de la leucotoxine. De plus, certains vaccins peuvent même être nocifs car ils induisent la synthèse d'anticorps opsonisants qui vont faciliter la phagocytose des souches virulentes et, en l'absence d'anticorps antitoxine, augmenter le nombre de phagocytes détruits et la réponse inflammatoire. Les vaccins vivants atténués ont une meilleure efficacité car les souches vaccinales élaborent, in vivo, de la leucotoxine et d'autres facteurs de virulence qui stimulent une réponse immunitaire protectrice. Sur le terrain, leur efficacité est parfois décevante peut être en raison de l'utilisation d'antibiotiques ou de mauvaises conditions de conservation. Plusieurs vaccins sous-unités ont été développés : vaccins contenant uniquement de la leucotoxine, vaccins à base de protéines de membrane externe, vaccins associant leucotoxine et polyosides capsulaires. Dans différents essais, effectués sur le terrain ou dans des conditions expérimentales, l'intérêt de ces vaccins est variable selon les auteurs (voir par exemple : Srinand, Maheswaran et al. 1996, Srinand, Hsuan et al. 1996, Stevens et al. 1997).
Adresse utile en médecine vétérinaire
AFSSA : Laboratoire de Pathologie Bovine - 31, avenue Tony Garnier - 69342 Lyon.
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1) Milieu de Morris (d'après : SCOTT (M.J.) et JONES (J.E.T.) : The carriage of Pasteurella haemolytica in sheep and its transfer between ewes and lambs in relation to mastitis. J. Comp. Path., 1998, 118, 359-363.) :
Gélose Columbia.
2) Pasteurella haemolytica selective medium :
Agar : 15,0 g.
Test de co-agglutination (d'après : FODOR (L.), PÉNZES (Z.) et VARGA (J.) : Coagglutination test for serotyping Pasteurella haemolytica. J. Clin. Microbiol., 1996, 34, 393-397.). 1) Sérotypage d'une souche
Mettre en suspension dans de l'eau physiologique des bactéries cultivées sur gélose au sang. L'opacité doit être de 4 sur une échelle de MacFarland.
Les anticorps spécifiques sont préparés sur des lapins immunisés avec les souches de référence des différents sérovars puis fixés sur une souche de Staphylococcus aureus subsp. aureus productrice de protéine A.
Placer sur une lame 50 µL de la solution antigénique et 50 µL d'une suspension de Staphylococcus aureus subsp. aureus revêtu d'anticorps.
2) Mise en évidence d'antigène dans un prélèvement
Broyer au mortier environ 2 g de poumon dans 3 mL d'eau physiologique.
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