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Dernière mise à jour le 05 décembre 2002
MALADIE DES GRIFFES DU CHAT
Voir aussi les fichiers :
¤ Afipia (Afipia birgiae, Afipia broomeae, Afipia clevelandensis, Afipia felis, Afipia felis genomospecies A, Afipia massiliensis, Afipia genomospecies 1, 2, 3 et 3-related)
Introduction
La "maladie des griffes du chat" ("cat scratch disease") ou "maladie des griffures du chat" ou "syndrome des griffures de chat" ou "fièvre du chat" ("cat scratch fever") ou "lymphoréticulose bénigne d'inoculation" ("benign inoculation lymphoreticulosis") est une maladie infectieuse de l'homme connue depuis 70 ans. Actuellement, le terme le plus couramment utilisé dans la littérature scientifique française est celui de "maladie des griffes du chat" (MGC) et c'est celui que nous retiendrons même si la dénomination de "maladie des griffures du chat" semble plus correcte.
Etiologie
Bartonella henselae est considérée comme le principal agent étiologique de la MGC. Toutefois, une deuxième espèce du genre Bartonella, Bartonella clarridgeiae, semble également impliquée et il n'est pas possible d'exclure totalement le rôle de Afipia felis. Chronologiquement, la première espèce décrite fut Afipia felis suivie de Bartonella henselae et de Bartonella clarridgeiae. En 1988, à partir de nœuds lymphatiques de malades atteints de maladie de MGC, English et al. cultivent, une bactérie qui sera ultérieurement dénommée Afipia felis. Avec la caractérisation de cette espèce, le problème de l'étiologie de la MGC semblait résolu. En fait, la découverte de deux autres espèces bactériennes (Cf. infra) ont relancé les débats si bien que le rôle étiologique de Afipia felis dans la maladie des griffes du chat est controversé et il est même nié par certains auteurs (voir le fichier ¤ "Afipia, Afipia felis").
En 1989, deux équipes (Regnery et al. et Welch et al.) décrivent une nouvelle espèce bactérienne pour laquelle ils proposent la nomenclature de Rochalimaea henselae. La souche, isolée par Regnery et al., provenait du sang d'un malade infecté par le virus HIV et présentant une fièvre chronique, une asthénie profonde, une anorexie et une perte de poids alors que les souches isolées par Welch et al. avaient pour origine des malades atteints d'angiomatose et de péliose (péliose hépatique et péliose splénique). Dans le courant de l'année 1992, d'autres souches de Rochalimaea henselae ont été caractérisées soit chez des individus normaux ou immunodéprimés présentant une bactériémie soit chez des individus présentant une péliose.
Bartonella clarridgeiae, isolée en 1995 d'un chat dont le propriétaire présentait une septicémie à Bartonella henselae, est la troisième bactérie susceptible de provoquer une MGC. Bartonella clarridgeiae n'a jamais été isolée chez l'homme et son éventuelle implication dans l'étiologie de la MGC repose sur des analyses sérologiques (voir le fichier ¤ Bartonella clarridgeiae). En effet, chez deux patients présentant une MGC, la sérologie a permis de mettre en évidence des titres en anticorps significatifs vis-à-vis de Bartonella clarridgeiae alors que les titres vis-à-vis de Bartonella henselae, de Bartonella elizabethae et de Bartonella quintana étaient beaucoup plus faibles.
Clinique
Infections du chat Afipia felis n'a jamais été isolée chez le chat et cette espèce animale semble jouer le rôle de simple vecteur mécanique.
Le pouvoir pathogène de Bartonella henselae et/ou de Bartonella clarridgeiae est faible ou nul :
Infections du chien
Le chien peut être infecté par Bartonella clarridgeiae et par Bartonella henselae.
Infections de l'homme L'importance de la maladie des griffes du chat ne doit pas être sous estimée en raison de sa fréquence (prévalence de 9,3 pour 100 000 habitants aux Etats-Unis, séroprévalence de 4 à 6 p. cent dans la population française), de son coût (absentéisme scolaire, perte en journées de travail, coût des soins médicaux ou chirurgicaux notamment en cas de diagnostic erroné) et des traumatismes psychologiques infligés au patient et à sa famille (erreur de diagnostic faisant supposer une maladie de Hodgkin ou un lymphosarcome).
Sous sa forme classique, la MGC est une affection peu grave. Trois à dix jours après une effraction cutanée telle qu'une griffure de chat, on assiste chez 62 à 93 p. cent des malades à l'apparition d'une papule ou d'une vésicopustule et, en cas de contamination par voie oculaire (fréquence est de l'ordre de 7 p. cent), à la formation d'un granulome avec ou sans conjonctivite. Cette lésion primaire persiste quelques jours ou quelques semaines et la plupart du temps elle a disparu quand apparaissent les autres signes cliniques. Plus rarement, la lésion observée à la porte d'entrée persiste 8 à 20 semaines.
Sur le plan anatomopathologique, les lésions des nœuds lymphatiques évoluent en 3 stades successifs. Le stade initial, non caractéristique, réalise une réaction inflammatoire commune à de nombreuses infections. Le deuxième stade se caractérise par l'apparition progressive de petits foyers nécrotiques et un afflux de granulocytes alors que, à la périphérie de ces foyers, les cellules prennent un aspect épithélioïde. Au troisième stade, la nécrose s'amplifie considérablement, on assiste à la formation de granulomes et de micro-abcès. Des manifestations cliniques inhabituelles, de pronostic souvent favorable, sont notées dans environ 5 à 13 p. cent des cas : adénopathies mésentériques ou médiastinales, syndromes oculo-ganglionnaires de Parinaud (conjonctivite granulomateuse suivie d'une adénopathie pré-auriculaire contiguë), abcès des parois latérales du pharynx avec suppuration des parotides, encéphalites, méningites, myélites avec paraplégie, radiculites, convulsions, confusions mentales, comportements agressifs, rétinopathie stellaire de Leber (perte de vision, généralement unilatérale, avec scotome central et formation d'une étoile maculaire, guérissant spontanément en un à trois mois), abcès viscéraux, granulomes hépatiques, granulomes spléniques, ostéomyélites, arthrites, purpuras thrombopéniques, érythèmes noueux, pneumopathies atypiques, glomérulonéphrites d'origine immunopathologique, maladies généralisées avec ou sans hépatosplénomégalie, syndrome de fatigue chronique. Chez les individus immunodéprimés, l'infection à Bartonella henselae se traduit par des formes cliniques graves telles que l'angiomatose bacillaire ou la péliose bacillaire (voir le fichier ¤ Bartonella henselae).
Epidémiologie
Afipia felis Très peu de données sont disponibles en ce qui concerne l'épidémiologie des infections à Afipia felis. Il semble que cette bactérie soit présente dans le milieu extérieur et qu'elle puisse contaminer les griffes et/ou la bouche des chats. Les chats contaminés joueraient alors le rôle de simples vecteurs mécaniques susceptibles de contaminer l'homme par morsures ou griffures. Il faut remarquer que dans de nombreuses études récentes, les investigations ne portent que sur la recherche ou la caractérisation des Bartonella sp. (notamment de Bartonella henselae) si bien qu'il est difficile d'apprécier l'importance réelle de Afipia felis dans l'étiologie de la MGC. Bartonella
Bartonella henselae semble avoir une répartition géographique mondiale et cette bactérie a été isolée du chat en Allemagne, en Australie, aux Etats Unis, en France, en Israël, au Japon, en Nouvelle Zélande, aux Pays Bas, au Royaume Uni, en Suisse... La prévalence des bactériémies varie de 3 p. cent à 89 p. cent selon les pays et les populations félines étudiées. Les bactériémies sont plus fréquentes chez les chats âgés de moins de un an, notamment s'ils sont infestés par des puces (Ctenocephalides felis), et chez des chats errants. Les enquêtes sérologiques révèlent que 6 à 100 p. cent des chats présentent des anticorps à un titre significatif et il existe une corrélation entre la séroprévalence et le climat (l'infection semble moins fréquente dans les pays au climat froid et sec).
Les puces semblent jouer un rôle important dans la transmission entre chats infectés et chats sains ainsi que dans la contamination de la salive des chats (les bartonelles sont des bactéries présentes dans le sang et, en l'absence de lésions buccales, elles ne peuvent gagner la salive) :
Lors d'infections de l'homme, la notion de contact avec un chat et, notamment avec un jeune chat parasité par des puces, est fréquemment retrouvée. Ainsi, les résultats d'une enquête effectuée dans le Connecticut montrent que, par comparaison avec une population témoin, la probabilité de contracter une MGC est 15 fois supérieure chez les personnes possédant un chat âgé de moins de 12 mois, 27 fois supérieure chez les sujets mordus ou griffés par un chaton et 29 fois supérieure lorsque l'animal est infesté par des puces.
Le rôle du chien dans la transmission à l'homme de Bartonella clarridgeiae et de Bartonella henselae reste à évaluer. Toutefois, des auteurs japonais ont récemment rapporté deux cas de contamination due à un chien.
Diagnostic
Le diagnostic clinique est évoqué chez un malade présentant une adénopathie locorégionale et ayant des contacts avec des chats. Chez l'homme, le diagnostic par intradermoréaction* est tombé en désuétude car il est peu sensible, peu spécifique, mal standardisé et potentiellement infectant. Le diagnostic biologique s'appuie sur l'aspect anatomopathologique d'une biopsie, sur le sérodiagnostic sur des tests PCR et, éventuellement, sur l'isolement et l'identification de la bactérie. Le diagnostic des infections à Afipia est rarement effectué et seul le diagnostic des infections à Bartonella est envisagé ci-dessous (quelques notions concernant le diagnostic des infection à Afipia felis sont données dans le fichier ¤ Afipia felis). L'examen anatomopathologique d'une biopsie tissulaire (peau, nœud lymphatique...), bien que non spécifique, est souvent un temps essentiel du diagnostic. L'étude des lésions et les techniques mises en œuvre sortent du cadre de cette étude. Le lecteur intéressé pourra se reporter à l'ouvrage édité par A. Schmidt (1998).
La recherche d'anticorps est la technique la plus facile à mettre en œuvre et elle fait appel soit à l'immunofluorescence indirecte soit à l'ELISA qui serait légèrement plus sensible. La sérologie présente toutefois quelques inconvénients : 1) les titres en anticorps varient selon le mode de préparation des antigènes (bactéries cultivées sur milieux gélosés ou en cultures cellulaires) ; 2) environ 10 p. cent des patients atteints de maladie des griffes du chat ne présentent pas d'anticorps à un taux détectable ; 3) il existe des différences antigéniques entre les souches de Bartonella henselae expliquant certaines discordances ; 4) une infection à Bartonella clarridgeiae n'est pas toujours détectée par les tests dont l'antigène est constitué par Bartonella henselae ; 5) il existe des communautés antigéniques entre Bartonella henselae et Bartonella quintana ; 6) il existe de nombreuses réactivités antigéniques entre les Bartonella sp. et d'autres bactéries notamment, ¤ Coxiella burnetii, Chlamydia trachomatis, Chlamydophila pneumoniae et Chlamydophila psittaci.
L'isolement de la bactérie suivie de son identification ainsi que les techniques d'amplification génomiques sont réservés à des laboratoires spécialisés. Voir les fichiers ¤ Bartonella et ¤ Bartonella henselae.
Traitement
Infections à Afipia felis Les aminosides (notamment l'amikacine et la tobramycine) seraient les meilleurs antibiotiques. Infections à Bartonella En vue d'un traitement, il semble raisonnable d'éviter la fosfomycine, la vancomycine, la clindamycine, la céfalotine, l'oxacilline ou la colistine, antibiotiques vis-à-vis desquels les concentrations minimales inhibitrices sont élevées. En revanche, une bonne sensibilité du germe in vitro n'est pas un gage d'efficacité et seuls des essais cliniques bien documentés peuvent donner une indication sur l'efficacité d'un traitement. . Traitement du chat Un traitement à base de tétracycline, de doxycycline et d'érythromycine réduit le nombre de bactéries présentes dans le sang sans provoquer une véritable stérilisation et sans réduire la durée des bactériémies. L'amoxicilline et l'enrofloxacine n'ont pas une efficacité significative. La faible efficacité des traitements antibiotiques semble liée à la présence des bactéries dans les érythrocytes. . Traitement de l'homme Lors de maladies des griffes du chat évoluant chez un sujet immunocompétent, un traitement antibiotique ne semble pas toujours susceptible de raccourcir la durée d'évolution et il ne doit être utilisé que dans les cas graves. Des quelques essais effectués, il en ressort que les meilleurs traitements sont ceux à base de rifampicine, de ciprofloxacine, de cotrimoxazole, de gentamicine, d'érythromycine et de doxycycline. Les associations érythromycine - rifampicine ou doxycycline - rifampicine semblent également donner de bons résultats. En revanche, les pénicillines et les céfalosporines n'ont pas d'efficacité. Lors d'infections survenant chez un individu immunodéprimé, le traitement est nécessaire et doit débuter par des injections intraveineuses. Les antibiotiques donnant les meilleurs résultats sont l'érythromycine et la doxycycline, éventuellement utilisées en association avec de la rifampicine ou de la gentamicine. Dans tous les cas, individus immunocompétents ou individus immunodéprimés, le traitement doit être de longue durée et se poursuivre au moins durant quatre semaines et parfois plusieurs mois. Toutefois, Tan et al. ont obtenu de bons résultats en utilisant un traitement à base de rifampicine (15 mg/kg/jour) durant 15 jours chez deux patients présentant des formes hépatospléniques.
Prophylaxie
Aucun vaccin n'est actuellement disponible et la prophylaxie repose uniquement sur des mesures sanitaires : éviter les griffures ou les morsures de chat (manipuler les animaux avec douceur pour éviter un comportement agressif et éduquer les enfants de telle sorte qu'ils ne considèrent pas les animaux familiers comme des jouets), éviter le léchage des plaies par les chats, désinfecter les plaies en cas de morsures ou de griffures, se nettoyer les mains à l'eau et au savon après avoir manipulé un chat, lutter contre l'infestation des chats par les puces.
Des mesures complémentaires doivent être prises par les sujets immunodéprimés : adopter des chats adultes n'ayant jamais été infestés par des puces et s'assurer que les animaux sont séronégatifs vis-à-vis des Bartonella sp.
Orientation bibliographique
Voir les fichiers ¤ Afipia, Afipia felis, ¤ Bartonella, ¤ Bartonella clarridgeiae, ¤ Bartonella henselae.
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Annexe : Bref historique de la maladie des griffes du chat (MGC) Malgré les multiples travaux consacrés à cette infection (en 1967, W.J. Warwick cité par H.A.Carithers faisait état de 567 références et, en 1983, D.J. Wear et al. dénombraient 750 publications), la maladie des griffes du chat a soulevé de nombreuses controverses tant sur le plan épidémiologique que sur le plan étiologique. Aussi, il nous a paru utile de donner quelques rappels historiques. Découverte de la maladie En 1932, L. Foshay, microbiologiste américain travaillant sur la tularémie, observe le développement d'adénites consécutives à des griffures de chat et il distingue cette entité de la tularémie. En 1947, lors d'un congrès, cet auteur rencontre le pédiatre français R. Debré et les deux hommes confrontent leurs observations. R. Debré a en effet noté, depuis une quinzaine d'années, des cas identiques et il propose à L. Foshay une publication des résultats sous forme de deux articles distincts à paraître dans la même revue. Ce dernier refuse cette proposition tant que l'agent pathogène n'aura pas été caractérisé. Aussi, ce n'est qu'en 1950 que R. Debré se décide à faire part de ses observations personnelles à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris sous la forme de la présentation d'un cas clinique. Dans cette communication, le pédiatre révèle que cette affection a été diagnostiquée dans son service depuis presque 20 ans et, qu'avec ses collaborateurs, ils ont pris l'habitude de la désigner sous "le nom imparfait de maladie des griffes du chat". R. Debré souligne que la maladie semble avoir une répartition mondiale surtout en milieu rural, qu'elle est fréquemment liée "à la cohabitation intime avec les chats", qu'elle se traduit essentiellement par "une adénopathie subaiguë suppurée finalement curable spontanément", que l'état général est peu altéré, que l'injection intradermique d'antigène préparé avec du pus provoque une réaction cutanée spécifique et que l'auréomycine semble "un médicament excellent".
Au cours de la discussion consécutive à cette présentation, P. Mollaret, chef de service à l'Institut Pasteur de Paris, annonce une communication sur le même sujet et il confirme la fréquence de l'infection ainsi que l'importance des intradermo-réactions dans le diagnostic, il annonce que la lésion histologique est "une réticulose, avec micro-abcès susceptibles d'engendrer, dans quelques cas, la suppuration" par contre, il estime que "le chat ne joue sans doute qu'un rôle intermédiaire occasionnel". Ultérieurement, P. Mollaret et al. font paraître une série d'articles dans lesquels ils précisent :
Epidémiologie
Les modes de contamination ont été l'objet de nombreuses discussions. Si R. Debré insistait sur le rôle joué par les chats, il n'en allait pas de même pour P. Mollaret qui considérait le chat comme un vecteur occasionnel. Sur 42 cas de MGC observés par P. Mollaret et al., les auteurs estiment que seuls 21 cas sont imputables à une griffure ou morsure de chat. Parmi les autres circonstances de contamination ils notent des piqûres occasionnées par des végétaux, une piqûre avec une esquille d'os de taureau, une coupure intervenue lors du dépeçage d'un porc et ils émettent l'hypothèse d'une contamination consécutive à une piqûre de moustique.
Etiologie
Si l'équipe de R. Debré ne formulait aucune hypothèse sur l'agent étiologique, il n'en fût pas de même pour celle de P. Mollaret. Ces auteurs pensaient que l'agent causal de la maladie était un ultra virus dont le réservoir était "à rechercher moins du côté des muridés que du côté des oiseaux". Ultérieurement, en se basant sur des réactions de fixation du complément, les mêmes auteurs mettent en évidence "un antigène commun avec les virus du groupe psittacose, ornithose, lympho-granulomatose vénérienne" puis, à la suite de l'inoculation expérimentale au singe (Cercopithecus aethiops sabaeus) ils visualisent, par coloration au Giemsa ou au bleu polychrome de Unna, des "granulo-corpuscules" présentant des analogies avec le "virus" de la psittacose et ils observent des lésions histologiques rappelant celles de la maladie de Nicolas-Favre (ou lympho-granulomatose vénérienne). Malgré les critiques formulées par R. Debré, l'hypothèse d'une bactérie apparentée aux espèces de la famille des Chlamydiaceae est défendue ou évoquée non seulement par P. Mollaret mais également par d'autres auteurs.
D'autres étiologies bactériennes ont été proposées mais elles n'ont jamais été confirmées :
L'intervention d'un virus a été proposée sur la base de différents arguments :
Orientation bibliographique : EUZEBY (J.P.) : Le genre "Afipia" et la maladie des griffes du chat. Revue Méd. Vét., 1992, 143, 95-105.
La réactivité cutanée apparaît dans les 30 jours qui suivent l'inoculation et elle peut être absente au tout début de la maladie ce qui nécessite de répéter éventuellement le test. Par contre, elle se maintient de nombreuses années et sans doute durant toute la vie. Aucun effet secondaire (choc anaphylactique, transmission d'une maladie infectieuse...) n'a été noté mais ce type de technique n'est cependant pas dépourvu d'un risque potentiel. En pratique courante, la réalisation du test cutanée s'avérait délicate car aucun antigène standardisé n'était commercialisé.
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