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Créé le 12 septembre 2003
MYCOBACTERIUM PINNIPEDII
Dénomination vernaculaire : Dans les textes rédigés en anglais, Mycobacterium pinnipedii est souvent désigné par les termes de "seal bacillus".
Systématique
À partir des années 1986, des cas de tuberculose ont été observés en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Uruguay et en Argentine chez des pinnipèdes sauvages de la famille des Otariidae : Arctocephalus australis4 (otarie à fourrure d'Amérique du Sud), Arctocephalus forsteri5 (otarie à fourrure de Nouvelle-Zélande), Arctocephalus pusillus doriferus6 (otarie à fourrure d'Australie), Arctocephalus tropicalis7 (otarie à fourrure de l'île Amsterdam), Neophoca cinerea8 (lion de mer d'Australie) et Otaria flavescens ou Otaria byronia9 ( lion de mer austral ou lion de mer d'Amérique du Sud).
La souche isolée de l'homme, la souche isolée d'un bovin, la souche isolée d'un tapir et 34 souches isolées de pinnipèdes ont été analysées par Cousins et al. et comparées à d'autres souches du "complexe Mycobacterium tuberculosis". Il est très surprenant de remarquer que les souches de Mycobacterium africanum, de Mycobacterium bovis et de Mycobacterium tuberculosis, utilisées par ces auteurs, ne sont pas les souches types de ces taxons !
Les travaux de Brosch et al. confirment que Mycobacterium pinnipedii constitue un taxon particulier au sein du "complexe Mycobacterium tuberculosis". En effet, par comparaison avec Mycobacterium tuberculosis, le génome des souches isolées des pinnipèdes se caractérise par la délétion des séquences RD7, RD8, RD9, RD10 et RDseal (RD pour Regions of Difference). Les résultats obtenus par la technique FAFLP ainsi que l'étude des spoligotypes suggèrent que les souches de Mycobacterium pinnipedii ont une origine clonale.
Caractères bactériologiques
La description de Mycobacterium pinnipedii, telle qu'elle est donnée par Cousins et al., ne respecte pas les recommandations édictées en 1992 par le "Sous-comité de taxonomie du genre Mycobacterium"14. Les souches de Mycobacterium pinnipedii présentent les caractères du genre Mycobacterium15. Elles rassemblent des bacilles acido-alcoolo-résistants, non sporulés, immobiles, pouvant former des "cordes" peu serrées (le terme de "corde" désigne des bacilles groupés en amas allongés et torsadés). La croissance est favorisée par le pyruvate de sodium et elle est généralement observée après 3 à 6 semaines sur des milieux à l'œuf incubés à 36 ou 37 °C. Les colonies sont dysgoniques, rugueuses, plates, non photochromogènes. Mycobacterium pinnipedii ne réduit pas les nitrates et n'accumule pas de niacine (quelques souches donnent cependant un résultat faiblement ou moyennement positif). Il est sensible à 50 µg/mL de PZA (pyrazinamide et à 1 µg/mL de TCH (hydrazide de l'acide thiophène-2-carboxylique) à l'exception des souches isolées de Nouvelle-Zélande (ces souches sont toutefois sensibles à 10 µg/mL de TCH). Toutes les souches hébergent les séquences génétiques IS6110, IS1081, mtp40 et MPB70 (la protéine MPB70 n'est toutefois pas détectée). Le codon 57 du gène pncA code pour une histidine et la base en position 285 du gène oxyR est une guanine. Quelques caractères permettant de différencier Mycobacterium pinnipedii des autres taxons inclus dans le "complexe Mycobacterium tuberculosis" figurent dans le tableau I.
Habitat et pouvoir pathogène
Mycobacterium pinnipedii est responsable de tuberculoses chez les pinnipèdes. Les animaux sauvages infectés sont fréquemment retrouvés morts sur les plages. Lorsque l'état clinique des animaux peut être observé, on note généralement une anorexie, une perte de poids, de la toux et des difficultés respiratoires.
Le spectre d'hôtes de Mycobacterium pinnipedii semble vaste puisque des cas d'infection ont été décrits chez un homme (tuberculose pulmonaire chez un dresseur d'otaries australien), un tapir (élevé en captivité à proximité d'un bassin d'otaries) et un bovin néo-zélandais. Expérimentalement, l'inoculation de Mycobacterium pinnipedii au cobaye et au lapin provoque la mort des animaux en six semaines.
Diagnostic bactériologique
Après décontamination des prélèvements à la soude (méthode de Petroff), les prélèvements sont ensemencés sur un milieu de Löwenstein-Jensen modifié (remplacement du glycérol par du pyruvate de sodium) et sur un milieu de Stonebrink16 incubés à 37 °C. Lors de l'isolement, la culture est toujours lente et n'apparaît qu'au bout de 4 à 8 semaines.
Le diagnostic de genre est facile mais le diagnostic d'espèce n'est pas à la portée de tous les laboratoires (voir tableau I). La souche devra être confiée à un laboratoire spécialisé dans l'étude des mycobactéries et tout particulièrement dans l'étude des bacilles tuberculeux.
Sensibilité aux antibiotiques
La sensibilité aux antibiotiques a été testée en utilisant le système MGIT (Mycobacterial Growth Indicator Tube, Becton Dickinson). Le système MGIT utilise des tubes contenant un bouillon de Middlebroock 7H9 et un marqueur dont la fluorescence est inhibée par l'oxygène. La croissance des mycobactéries conduit à une consommation de l'oxygène et à l'apparition d'une fluorescence détectée par un automate. Les résultats obtenus avec 11 souches montrent que Mycobacterium pinnipedii est sensible à l'isoniazide, à la rifampicine, à la streptomycine, à l'éthambutol et à l'acide para-aminosalicylique.
Orientation bibliographique
Site Web : Tuberculose. Techniques de diagnostic en mycobactériologie (Michel Fabre, Frédéric Augu & Stéphane Lecaudey)
AHMED (N.), ALAM (M.), MAJEED (A.A.), RAHMAN (S.A.), CATALDI (A.), COUSINS (D.), SEYED (E.) et HASNAIN (S.E.) : Genome sequence based, comparative analysis of the fluorescent amplified fragment length polymorphisms (FAFLP) of tubercle bacilli from seals provides molecular evidence for a new species within the Mycobacterium tuberculosis complex. Infect. Genetics Evol., 2003, 2, 193-199. ARANAZ (A.), LIÉBANA (E.), GÓMEZ-MAMPASO (E.), GALÁN (J.C.), COUSINS (D.), ORTEGA (A.), BLÁZQUEZ (J.), BAQUERO (F.), MATEOS (A.), SÚAREZ (G.) et DOMÍNGUEZ (L.) : Mycobacterium tuberculosis subsp. caprae subsp. nov.: a taxonomic study of a new member of the Mycobacterium tuberculosis complex isolated from goats in Spain. Int. J. Syst. Bacteriol, 1999, 49, 1263-1273. ALITO (A.), ROMANO (M.I.), BIGI (F.), ZUMARRAGA (M.), CATALDI (A.) : Antigenic characterization of mycobacteria from South American wild seals. Vet. Microbiol., 1999, 68, 293-299. BASTIDA (R.), LOUREIRO (J.), QUSE (V.), BERNARDELLI (A.), RODRIGUEZ (D.) et COSTA (E.) : Tuberculosis in a wild subantartic fur seal from Argentina. J. Wildlife Dis., 1999, 35, 796-798. BERNARDELLI (A.), BASTIDA (R.), LOUREIRO (J.), MICHELIS (H.), ROMANO (M.I.), CATALDI (A.) et COSTA (E.) : Tuberculosis in sea lions and fur seals from the south-western Atlantic coast. Rev. Sci. Tech. Off. Int. Epiz., 1996, 15, 985-1005. BROSCH (R.), GORDON (S.V.), MARMIESSE (M.), BRODIN (P.), BUCHRIESER (C.), EIGLMEIER (K.), GARNIER (T.), GUTIERREZ (C.), HEWINSON (G.), KREMER (K.), PARSONS (L.M.), PYM (A.S.), SAMPER (S.), VAN SOOLINGEN (D.) et COLE (S.T.) : A new evolutionary scenario for the Mycobacterium tuberculosis complex. Proc. Natl. Acad. Sci. USA., 2002, 99, 3684-3689. COUSINS (D.V.), BASTIDA (R.), CATALDI (A.), QUSE (V.), REDROBE (S.), DOW (S.), DUIGNAN (P.), MURRAY (A.), DUPONT (C.), AHMED (N.), COLLINS (D.M.), BUTLER (W.R.), DAWSON (D.), RODRIGUEZ (D.), LOUREIRO (J.), ROMANO (M.I.), ALITO (A.), ZUMARRAGA (M.) et BERNARDELLI (A.) : Tuberculosis in seals caused by a novel member of the Mycobacterium tuberculosis complex: Mycobacterium pinnipedii sp. nov. Int. J. Syst. Evol. Microbiol., 53, 1305-1314. COUSINS (D.V.), WILLIAMS (S.N.), REUTER (R.), DORSHAW (D.), CHADWICK (B.), COUGHRAN (D.), COLLINS (P.) et GALES (N.) : Tuberculosis in wild seals and characterisation of the seal bacillus. Aust. Vet. J., 1993, 70, 92-97. FORSHAW (D.) et PHELPS (G.R.) : Tuberculosis in a captive colony of pinnipeds. J. Wildlife Dis., 1991, 27, 288-295. GOULDING (J.N.), STANLEY (J.), SAUNDERS (N.) et ARNOLD (C.) : Genome-sequence-based fluorescent amplified-fragment length polymorphism analysis of Mycobacterium tuberculosis. J. Clin. Microbiol., 2000, 38, 1121-1126. LIÉBANA (E.), ARANAZ (A.), FRANCIS (B.) et COUSINS (D.) : Assessment of genetic markers for species differentiation within the Mycobacterium tuberculosis complex. J. Clin. Microbiol., 1996, 34, 933-938. MOSTOWY (S.), COUSINS (D.), BRINKMAN (J.), ARANAZ (A.) et BEHR (M.A.) : Genomic deletions suggest a phylogeny for the Mycobacterium tuberculosis complex. J. Infect. Dis., 2002, 186, 74-80. ROMANO (M.I.), ALITO (A.), BIGI (F.), FISANOTTI (J.C.) et CATALDI (A.) : Genetic characterization of mycobacteria from South American wild seals. Vet. Microbiol., 1995, 47, 89-98. WOODS (R.), COUSINS (D.V.), KIRKWOOD (R.) et OBENDORF (D.L.) : Tuberculosis in a wild Australian fur seal (Arctocephalus pusillus doriferus) from Tasmania. J. Wildlife Dis., 1995, 31, 83-86. ZUMARRAGA (M.J.), BERNARDELLI (A.), BASTIDA (R.), QUSE (V.), LOUREIRO (J.), CATALDI (A.), BIGI (F.), ALITO (A.), CASTRO RAMOS (M.), SAMPER (S.), OTAL (I.), MARTIN (C.) et ROMANO (MI.) : Molecular characterization of mycobacteria isolated from seals. Microbiology, 1999, 145, 2519-2526.
AVIS JURIDIQUE IMPORTANT : Les informations qui figurent sur ce site sont soumises à une clause de non responsabilité et sont protégées par un copyright.
Note 1 : La famille des Mycobacteriaceae La famille des Mycobacteriaceae constitue avec les familles des Corynebacteriaceae (genres Corynebacterium et Turicella), des Dietziaceae (genre Dietzia) des Gordoniaceae (genre Gordonia) des Nocardiaceae (genres ¤ Nocardia et ¤ Rhodococcus) et des Tsukamurellaceae (genres Tsukamurella), le sous-ordre des Corynebacterineae placé dans l'ordre des Actinomycetales (voir le fichier ¤ Actinobacteria). Elle est constituée d'un unique genre, le genre Mycobacterium qui compte de multiples espèces dont deux (Mycobacterium avium et Mycobacterium fortuitum) sont divisées en sous-espèces (voir : ¤ Mycobacterium in ¤ List of Procaryotic Names with Standing in Nomenclature). La définition de la famille des Mycobacteriaceae et de son unique genre repose sur trois critères : l'acido-alcoolo-résistance, la composition des acides mycoliques et la valeur du G + C. p. cent.
. Acido-alcoolo-résistance
. Composition des acides mycoliques
. G + C p. cent
Note 2 : "Mycobacterium canettii"
En 1969, Canetti isole d'un patient français une souche de Mycobacterium tuberculosis donnant des colonies lisses ce qui est tout à fait inhabituel pour cette espèce. En 1997, van Soolingen et al. décrivent la souche So93, isolée d'un enfant somalien âgé de deux ans et présentant des adénites. Les caractères phénotypiques de cette souche sont identiques à ceux de Mycobacterium tuberculosis mais les colonies de la souche So93 sont lisses même si, au cours des repiquages, on peut voir apparaître des colonies rugueuses. Quelle que soit la morphologie des colonies, la souche So93 est pathogène pour le cobaye.
En ce qui concerne la nomenclature, la publication de van Soolingen et al. constitue une véritable source de confusion. En effet, ces auteurs proposent de rassembler les souches Canetti et So93 au sein d'un taxon qu'ils dénomment "Mycobacterium canetti" (sic) ou "Mycobacterium tuberculosis subsp. Canetti" (sic) ou Mycobacterium tuberculosis type Canetti. Si on ajoute que les auteurs ne désignent aucune souche type et que la description de leur taxon est loin d'être conforme aux exigences du Code de Nomenclature, on comprend qu'aucune des dénominations proposées par van Soolingen et al. ne possède un statut "officiel" dans la nomenclature bactérienne.
L'habitat de "Mycobacterium canettii" n'est pas connu avec certitude. Selon van Soolingen et al. le réservoir de germes pourrait être une espèce animale. En 1998, une publication rapporte l'isolement d'une souche de "Mycobacterium canettii" chez un patient suisse âgé de 56 ans, contaminé par le virus HIV et présentant des signes de tuberculose mésentérique. Ce patient a effectué plusieurs voyages en Afrique de l'est et les auteurs considèrent que la contamination a probablement eu lieu en Afrique. Toutefois, ce malade ne semble avoir eu aucun contact avec des animaux ce qui remet en cause l'hypothèse d'un réservoir animal.
Références:
Note 3 : Evolution des espèces du "complexe Mycobacterium tuberculosis"
La mise en évidence de délétions dans le génome des espèces placées dans le "complexe Mycobacterium tuberculosis" suggère l'évolution suivante :
Ces résultats, résumés dans le tableau ci-dessous, montrent que l'hypothèse d'une évolution de Mycobacterium tuberculosis à partir de souches de Mycobacterium bovis est erronée. En fait, Mycobacterium bovis ainsi que les autres espèces du "complexe Mycobacterium tuberculosis" (à l'exception de "Mycobacterium canettii") semblent dériver de Mycobacterium tuberculosis.
Références :
Note 4 : Arctocephalus australis (otarie à fourrure d'Amérique du Sud) Classification d'après le NCBI Taxonomy Browser : Eukaryota ; Fungi/Metazoa group ; Metazoa ; Eumetazoa ; Bilateria ; Coelomata ; Deuterostomia ; Chordata ; Craniata ; Vertebrata ; Gnathostomata ; Teleostomi ; Euteleostomi ; Sarcopterygii ; Tetrapoda ; Amniota ; Mammalia ; Theria ; Eutheria ; Carnivora ; Pinnipedia ; Otariidae ; Arctocephalus ; Arctocephalus australis. Pour des informations sur Arctocephalus australis voir le fichier Arctocephalus australis sur le site Animal Diversity Web (Museum of Zoology, University of Michigan).
Note 5 : Arctocephalus forsteri (otarie à fourrure de Nouvelle-Zélande) Classification d'après le NCBI Taxonomy Browser : Eukaryota ; Fungi/Metazoa group ; Metazoa ; Eumetazoa ; Bilateria ; Coelomata ; Deuterostomia ; Chordata ; Craniata ; Vertebrata ; Gnathostomata ; Teleostomi ; Euteleostomi ; Sarcopterygii ; Tetrapoda ; Amniota ; Mammalia ; Theria ; Eutheria ; Carnivora ; Pinnipedia ; Otariidae ; Arctocephalus ; Arctocephalus forsteri. Pour des informations sur Arctocephalus forsteri voir le fichier Arctocephalus forsteri sur le site Animal Diversity Web (Museum of Zoology, University of Michigan).
Note 6 : Arctocephalus pusillus doriferus (otarie à fourrure d'Australie) Classification d'après le NCBI Taxonomy Browser : Eukaryota ; Fungi/Metazoa group ; Metazoa ; Eumetazoa ; Bilateria ; Coelomata ; Deuterostomia ; Chordata ; Craniata ; Vertebrata ; Gnathostomata ; Teleostomi ; Euteleostomi ; Sarcopterygii ; Tetrapoda ; Amniota ; Mammalia ; Theria ; Eutheria ; Carnivora ; Pinnipedia ; Otariidae ; Arctocephalus ; Arctocephalus pusillus ; Arctocephalus pusillus doriferus. Pour des informations sur Arctocephalus pusillus doriferus voir le fichier Arctocephalus pusillus sur le site Animal Diversity Web (Museum of Zoology, University of Michigan).
Note 7 : Arctocephalus tropicalis (otarie à fourrure de l'île Amsterdam) Classification d'après le NCBI Taxonomy Browser : Eukaryota ; Fungi/Metazoa group ; Metazoa ; Eumetazoa ; Bilateria ; Coelomata ; Deuterostomia ; Chordata ; Craniata ; Vertebrata ; Gnathostomata ; Teleostomi ; Euteleostomi ; Sarcopterygii ; Tetrapoda ; Amniota ; Mammalia ; Theria ; Eutheria ; Carnivora ; Pinnipedia ; Otariidae ; Arctocephalus ; Arctocephalus tropicalis. Pour des informations sur Arctocephalus tropicalis voir le fichier Arctocephalus tropicalis sur le site Animal Diversity Web (Museum of Zoology, University of Michigan).
Note 8 : Neophoca cinerea (lion de mer d'Australie). Classification d'après le NCBI Taxonomy Browser : Eukaryota ; Fungi/Metazoa group ; Metazoa ; Eumetazoa ; Bilateria ; Coelomata ; Deuterostomia ; Chordata ; Craniata ; Vertebrata ; Gnathostomata ; Teleostomi ; Euteleostomi ; Sarcopterygii ; Tetrapoda ; Amniota ; Mammalia ; Theria ; Eutheria ; Carnivora ; Pinnipedia ; Otariidae ; Neophoca ; Neophoca cinerea. Pour des informations sur Neophoca cinerea voir le fichier Neophoca cinerea sur le site Animal Diversity Web (Museum of Zoology, University of Michigan).
Note 9 : Otaria flavescens ou Otaria byronia ( lion de mer austral ou lion de mer d'Amérique du Sud) Classification d'après le NCBI Taxonomy Browser : Eukaryota ; Fungi/Metazoa group ; Metazoa ; Eumetazoa ; Bilateria ; Coelomata ; Deuterostomia ; Chordata ; Craniata ; Vertebrata ; Gnathostomata ; Teleostomi ; Euteleostomi ; Sarcopterygii ; Tetrapoda ; Amniota ; Mammalia ; Theria ; Eutheria ; Carnivora ; Pinnipedia ; Otariidae ; Otaria ; Otaria byronia. Pour des informations sur Otaria byronia voir le fichier Otaria byronia sur le site Animal Diversity Web (Museum of Zoology, University of Michigan) ou le fichier South American Sea Lion sur le site Seal Conservation Society.
Note 10 : Tapirus terrestris (tapir terrestre, tapir d'Amérique) Classification d'après le NCBI Taxonomy Browser : Eukaryota ; Fungi/Metazoa group ; Metazoa ; Eumetazoa ; Bilateria ; Coelomata ; Deuterostomia ; Chordata ; Craniata ; Vertebrata ; Gnathostomata ; Teleostomi ; Euteleostomi ; Sarcopterygii ; Tetrapoda ; Amniota ; Mammalia ; Theria ; Eutheria ; Perissodactyla ; Tapiridae ; Tapirus ; Tapirus terrestris. Pour des informations sur Tapirus terrestris voir le fichier Tapirus terrestris sur le site Animal Diversity Web (Museum of Zoology, University of Michigan).
Note 11 : Pour des renseignements sur l'AFLP, le lecteur pourra consulter les articles (accessibles en ligne) ou les sites cités dans le fichier AFLP:AMPLIFIED FRAGMENT LENGTH POLYMORPHISMS du site PCRLinks.com - The Web Guide of Polymerase Chain Reaction.
Les régions DR (Direct Repeat), spécifiques du "complexe Mycobacterium tuberculosis", sont constituées de l'alternance de séquences identiques appelées DR et de séquences différentes les unes des autres et appelées espaceurs (spacers). Un espaceur donné peut être présent chez une espèce et être absent chez les autres représentants du "complexe Mycobacterium tuberculosis".
Au sein de l'espèce Mycobacterium pinnipedii, il est possible de reconnaître quatre spoligotypes différents :
D'autres caractéristiques concernant les espaceurs des mycobactéries du "complexe Mycobacterium tuberculosis" sont sonnées dans le tableau Quelques caractères permettant de différencier les mycobactéries du "complexe Mycobacterium tuberculosis".
Bien que le gène codant pour la protéine MPB70 soit présent chez toutes les espèces du "complexe Mycobacterium tuberculosis", la protéine MPB70 n'est excrétée (détection à l'aide d'une technique immuno-enzymatique) que par les souches de Mycobacterium bovis.
Ainsi, les résultats de l'étude de Liébana et al. montrent que 100 p. cent des souches de Mycobacterium bovis (178 souches dont 17 souches de BCG) excrètent l'antigène MBP70 alors que pour les autres espèces les résultats sont les suivants :
Référence : LIÉBANA (E.), ARANAZ (A.), FRANCIS (B.) et COUSINS (D.) : Assessment of genetic markers for species differentiation within the Mycobacterium tuberculosis complex. J. Clin. Microbiol., 1996, 34, 933-938.
Le Code de Nomenclature conseille de respecter les normes établies par les divers sous-comité de nomenclature (recommandation 30b) mais le respect de ces normes n'est pas une obligation.
Note 15 : Caractères bactériologiques du genre Mycobacterium Les mycobactéries sont des bacilles droits ou légèrement incurvés, de 0,2 à 0,6 mm de diamètre sur 1,0 à 10,0 mm de longueur, présentant parfois des renflements ou des ramifications, formant occasionnellement des hyphes rampants qui se fragmentent très facilement en éléments bacillaires (Mycobacterium farcinogenes et Mycobacterium senegalense donnent des filaments qui se fragmentent peu), ne formant jamais d'hyphes aériens visibles à l'œil nu, prenant difficilement la coloration de Gram mais considérés comme à Gram positif (en fait, la paroi des mycobactéries possède une structure plus complexe que la paroi des bactéries à Gram positif et, sur un frottis coloré par la technique de Gram, les mycobactéries apparaissent souvent comme non colorées, sous la forme de "fantômes" ce qui les fait qualifier parfois de "à Gram neutre"), acido-alcoolo-résistants (coloration de Ziehl-Neelsen, coloration de Kinyoun, coloration fluorescente à l'auramine phéniquée), immobiles, non sporulés, aérobies stricts, catalase positive.
Sur le plan structural, elles se caractérisent par une paroi originale, très riche en lipides (60 p. cent des constituants) et dont la constitution explique, au moins partiellement, les propriétés tinctoriales, la pathogénicité et la résistance à divers antibiotiques.
Selon les espèces, le temps de génération des mycobactéries varie de 2 heures à plus de 200 heures et les colonies ne sont visibles qu'après un temps d'incubation compris entre 2 jours et 10 semaines, voire plus. En fonction de leur vitesse de croissance, les espèces du genre Mycobacterium sont divisées en 2 groupes :
Note 16 : Milieu de Stonebrink
KH2PO4 (anhydre) : 3.5 g
Référence : GRANGE (J.M.), YATES (M.D.) et DE KANTOR (I.N.) : Guidelines for speciation within the Mycobacterium tuberculosis complex. Second edition, World Health Organization. Document disponible sur Internet au format PDF.
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