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Créé le 16 décembre 1998
NOCARDIA
Note:
Systématique
La systématique des actinomycètes1 contenant des acides mycoliques a bénéficié des méthodes modernes de taxonomie (chimiotaxonomie, taxonomie numérique, taxonomie moléculaire) qui ont conduit à de nombreux remaniements. Le genre Nocardia a été proposée en 1889 par Trevisan pour honorer Edmond Nocard qui en 1888 avait décrit les premières espèces. Dans les Approved Lists of Bacterial Names, le genre Nocardia rassemblait 20 espèces. Ce genre apparaissait très hétérogène car le principal critère d'inclusion était la morphologie. En 1989, dans le "Bergey's Manual of Systematic Bacteriology", Goodfellow et Lechevalier proposent une nouvelle définition du genre Nocardia, basée principalement sur la composition chimique des cellules.
Le genre Nocardia, ainsi redéfini, exclut 7 espèces figurant dans les Approved Lists of Bacterial Names (Nocardia calcarea, Nocardia cellulans, Nocardia coeliaca, Nocardia corynebacterioides, Nocardia globerula, Nocardia petroleophila et Nocardia restricta) et il est restreint à 18 espèces :
Depuis la publication de ce manuel de nombreux changements sont intervenus : . À l'exception de Nocardia nova et de "Nocardia paratuberculosis", toutes les espèces incertae sedis ont été reclassées dans de nouveaux genres. . Nocardia nova, classée comme incertae sedis, est actuellement considérée comme une véritable Nocardia par contre le statut de "Nocardia paratuberculosis" n'a pas été clarifié. . Nocardia amarae a été reclassée dans le genre Gordonia ; Nocardia autotrophica, Nocardia hydrocarbonoxydans, Nocardia petroleophila et Nocardia saturnea dans le genre Pseudonocardia ; Nocardia mediterranei, Nocardia sulphurea et Nocardia orientalis dans le genre Amycolatopsis ; Nocardia rugosa dans le genre Prauserella ; Nocardia cellulans dans le genre Cellulosimicrobium. . Nocardia calcarea est considéré un synonyme ultérieur et hétérotypique de Rhodococcus erythropolis et Nocardia restricta est considéré comme un comme un synonyme ultérieur et hétérotypique de ¤ Rhodococcus equi. . Vingt huit nouvelles espèces ont été décrites : Nocardia africana, Nocardia abscessus, Nocardia asiatica, Nocardia beijingensis, Nocardia caishijiensis, Nocardia cerradoensis, Nocardia crassostreae, Nocardia cummidelens, Nocardia cyriacigeorgica corrig., Nocardia flavorosea, Nocardia fluminea, Nocardia ignorata, Nocardia inohanensis, Nocardia neocaledoniensis, Nocardia niigatensis, Nocardia paucivorans, Nocardia pinensis (en 1997, Nocardia pinensis a été transférée dans le nouveau genre Skermania), Nocardia pseudobrasiliensis, Nocardia pseudovaccinii, Nocardia puris, Nocardia salmonicida, Nocardia seriolae, Nocardia soli, Nocardia tenerifensis, Nocardia uniformis, Nocardia veterana, Nocardia vinacea et Nocardia yamanashiensis. . En revanche, Nocardia coeliaca, Nocardia corynebacterioides et Nocardia globerula, bien que n'étant pas de vraies Nocardia, n'ont pas été rebaptisées. Le transfert de Nocardia corynebacterioides dans le genre ¤ Rhodococcus comme synonyme de Rhodococcus globerulus a été proposé en 1986 mais non encore validement publié. Après tous ces bouleversements, le genre Nocardia sensu stricto comprend plus de 35 espèces4 et les études phylogéniques montrent qu'il s'agit d'un genre cohérent (les vraies Nocardia constituent une entité monophylétique). L'analyse des séquences des ARNr 16S ou des gènes codant pour les ARNr 16S ainsi que la présence de "séquences signatures" permet de placer le genre Nocardia (ainsi que le genre ¤ Rhodococcus) dans la famille des Nocardiaceae, dans le sous-ordre des Corynebacterineae, dans l'ordre des Actinomycetales dans la sous-classe des ¤ Actinobacteridae et dans la classe des ¤ Actinobacteria. Le sous-ordre des Corynebacterineae, à l'exception du genre Turicella, rassemble tous les actinomycètes possédant des acides mycoliques (Corynebacterium, Dietzia, Gordonia, Mycobacterium, Nocardia, ¤ Rhodococcus et Tsukamurella).
L'analyse phylogénétique de la séquence des ARNr 16S permet de distinguer trois groupes de Nocardia :
Caractères bactériologiques
Les Nocardia sont des bactéries filamenteuses (filaments rudimentaires ou très ramifiés), de 0,5 à 1,2 mm de diamètre. Les filaments se fragmentent soit spontanément soit après une action mécanique pour donner des éléments bacillaires ou coccoïdes, immobiles. Ce sont des micro-organismes à Gram positif ou à Gram variable qui présentent souvent un caractère d'acido-résistance dû à la présence d'acides mycoliques. Elles sont aérobies strictes, mésophiles, catalase positive, chimio-organotrophes à métabolisme oxydatif et résistantes à 50 mg/mL de lysozyme.
La définition du genre Nocardia repose en grande partie sur des critères chimiotaxonomiques :
La plupart des espèces cultivent en 3 à 7 jours à des températures comprises entre 15 °C et 37 °C mais, à partir d'un prélèvement, la culture peut nécessiter une incubation de plusieurs semaines. Les Nocardia sp. cultivent généralement bien sur des milieux ordinaires. Dans le domaine médical, les milieux les plus utilisés sont : les milieux de Sabouraud, le milieu de Bennett6, les géloses au sang, le milieu de Loewenstein-Jensen et le milieu BCYE (Buffered Charcoal-Yeast Extract, utilisé principalement pour les Legionella sp.) Les cultures sont incubées en aérobiose et, éventuellement, en présence de 5 à 10 p. cent de dioxyde de carbone qui permet une croissance plus rapide. Les colonies, parfois hémolytiques, sont fermes, friables, crénelées, opaques, à surface finement plissée ou cérébriforme et parfois recouvertes d'un duvet blanchâtre (présence abondante d'hyphes aériens). Les colonies sont souvent pigmentées en blanc, en gris, en jaune, en orange, en rose, en rouge, en brun ou en pourpre et souvent incrustées dans la gélose. Des hyphes aériens sont présents (sauf chez Nocardia crassostreae et Nocardia seriolae) mais ils ne sont généralement visibles qu'au microscope.
Habitat et pouvoir pathogène
Les Nocardia sp. sont essentiellement présentes dans l'environnement : plantes (Nocardia vaccinii est pathogène pour certaines plantes), sol où elles participent aux processus de fertilisation, eau (y compris parfois l'eau du robinet), air et poussières. Il est également possible de les isoler de la peau, de la région oropharyngée et du tractus digestif de l'homme et des animaux.
Plusieurs espèces du genre Nocardia sont pathogènes pour l'homme et l'animal. Les infections sont souvent d'origine pulmonaire et peuvent conduire à des infections systémiques ou à localisations secondaires (notamment nerveuses ou sous-cutanées) après dissémination de la bactérie dans l'organisme. Moins fréquemment, on observe des infections localisées à la peau ou aux tissus sous-cutanés résultant d'un traumatisme local ou d'une infection des plaies par le sol. Exceptionnellement d'autres formes cliniques ont été décrites comme un cas de kératite primitive due à Nocardia farcinica.
À l'exception de Nocardia salmonicida et de Nocardia seriolae dont le pouvoir pathogène ne concerne que les poissons et de Nocardia crassostreae qui n'est pathogène que pour les coquillages, les nocardioses résultent d'une infection par Nocardia inohanensis, Nocardia brasiliensis, Nocardia brevicatena, Nocardia niigatensis, Nocardia pseudobrasiliensis, Nocardia otitidiscaviarum, Nocardia transvalensis, Nocardia veterana, Nocardia yamanashiensis ... et, surtout, d'une infection par les espèces du complexe Nocardia asteroides. La terminologie de "complexe Nocardia asteroides" désigne Nocardia asteroides, Nocardia farcinica et Nocardia nova qui ne sont pas toujours distinguées les unes des autres.
Nocardioses pulmonaires et nocardioses secondaires à une infection pulmonaire Les nocardioses pulmonaires qui résultent de l'inhalation du germe, sévissent chez l'homme et chez les animaux (primates non-hominiens, chiens, chats, bovins, chevaux, chèvres, porcs, antilopes, daims, lamas, mangoustes, oiseaux, ...). Elles se traduisent par un syndrome bronchique avec toux et dyspnée et par une atteinte pulmonaire d'évolution subaiguë ou chronique. Ces formes pulmonaires s'accompagnent d'une altération progressive de l'état général avec des accès fébriles, une anorexie et une perte de poids. Les lésions consistent en des abcès isolés ou multiples et confluents, pouvant se compliquer d'empyème. Par contiguïté, l'infection peut s'étendre au péricarde ou au médiastin.
A partir d'un foyer pulmonaire (parfois inapparent) le germe peut être disséminé par voie hématogène et conduire soit à une nocardiose systémique soit à des nocardioses localisées extra-pulmonaires.
Nocardioses sous-cutanées primitives
Les nocardioses sous-cutanées peuvent se produire d'emblée chez des sujets sains et succèdent alors à des piqûres (épine, fil de fer) ou des blessures (telles que celles provoquées par un accident de la circulation). Quelques cas d'infections sous-cutanées résultent de griffures de chat et il semble que cet animal puisse jouer le rôle de vecteur mécanique.
Mammites à Nocardia Les mammites à Nocardia résultent d'une contamination par Nocardia asteroides mais aussi d'une contamination par Nocardia farcinica ou Nocardia otitidiscaviarum. Elles sont le plus souvent aiguës et surviennent volontiers au cours du mois suivant le part chez des vaches au cours de la 2ème, 3ème ou 4ème lactation. Au départ, la maladie se présente comme une mammite aiguë classique, le lait est toujours altéré et présente de petits grains blancs ou jaunes. L'hyperthermie est élevée (41-42 °C) et persiste plusieurs semaines. Fréquemment, un abcès se forme en région sous-cutanée et s'ouvre à l'extérieur après 5 à 6 semaines d'évolution. Le pronostic des mammites aiguës est sombre, elles conduisent à la mort de l'animal ou à la sclérose définitive des quartiers atteints. Sur le plan lésionnel, la mamelle est le siège d'une fibrose très importante associée à la présence de nodules jaunâtres contenant un pus granuleux. Les formes chroniques, sans fièvre et sans atteinte de l'état général, affectent le plus souvent un seul quartier qui présente une fibrose et produit un lait très altéré. L'origine des mammites à Nocardia n'est pas connue. On a incriminé des seringues à injection intra-mammaire contaminées par des souches de Nocardia sp., les traitements au tarissement qui perturberaient les flores et notamment les traitements à base de néomycine (les Nocardia sp. sont fréquemment résistantes in vitro à la néomycine mais le lien entre un traitement au tarissement à l'aide de cet antibiotique et l'apparition des mammites à Nocardia demeure obscur), le haut niveau de la production lactée qui fatiguerait la glande mammaire, les conditions météorologiques, ... Des cas de mammites à Nocardia ont également été décrits chez la chèvre. Nocardioses des oiseaux Les oiseaux semblent rarement atteints de nocardiose. Cependant, l'infection a été décrite chez plusieurs espèces (Cyanerpes cyaneus, Alisterus amboinensis hypophonius, Nectarinia sperapa) et les oiseaux sont sensibles, par voie orale ou intrapéritonéale, à Nocardia asteroides et à Nocardia transvalensis. La nocardiose se traduit par un affaiblissement et un amaigrissement et à l'autopsie, des nodules sont observés dans les poumons, les sacs aériens, le foie et les muscles pectoraux. D'autres maladies des volailles ayant les mêmes répercussions cliniques (tuberculose, aspergillose, ...) il est possible que la fréquence des nocardioses aviaires soit sous-estimée. Nocardioses des poissons Les poissons peuvent être infectés par 3 espèces de Nocardia sp. : Nocardia seriolae, Nocardia asteroides et Nocardia salmonicida. 1) Nocardia seriolae
Les infections à Nocardia seriolae ont été décrites chez plusieurs espèces de poissons (Seriola purpurascens, Seriola quinqueradiata, Paralichthys olivaceus) et elles se traduisent par la formation d'abcès dans l'épiderme et de tubercules sur les branchies, les reins et la rate.
2) Nocardia asteroides Nocardia asteroides infecte diverses espèces de poissons (Channa maculata, Macropodus opercularis, Micropterus salmoides, Oncorhynchus mykiss, Paracheirodon innesi, Trichogaster trichopterus, Salmo gairdneri). La maladie affecte toutes les classes d'âge avec un tableau clinique proche de celui de la "tuberculose" due à Mycobacterium marinum : lésions nodulaires ayant la structure d'un granulome et présentes dans les organes internes et sur la peau, petites taches blanches présentes dans le derme, dans les muscles, sur les branchies et sur les organes internes.
En 1949, Rucker isole d'un poisson malade (Oncorhynchus nerka) une souche bactérienne qu'il appelle "Streptomyces salmonicida". Par la suite, sur la base de critères chimiotaxonomiques, cette bactérie a été transférée dans le genre Nocardia mais, la dénomination de "Nocardia salmonicida" ne figure ni dans les "Approved Lists of Bacterial Names" ni dans une des listes de validation ni dans le "Bergey's Manual of Systematic Bacteriology".
L'huître du Pacifique, Crassostrea gigas, peut être contaminée par des bactéries du genre Nocardia. Une maladie, connue sous le nom de "mortalité estivale des huîtres" ou de "nocardiose de l'huître du pacifique" ou de "fatal inflammation bacteremia" a été observée depuis 1946 au Japon et depuis 1956 en Amérique du Nord. Cette maladie se traduit par une mortalité élevée chez les sujets âgés de 2 ans ou plus mais elle peut toucher toutes les classes d'âge. Les principaux signes cliniques observés sont une mauvaise fermeture de la coquille, la présence de granules jaunes ou gris-bruns sur le manteau et, parfois, la présence de pustules sur les muscles adducteurs. Une augmentation de la température de l'eau ainsi qu'une augmentation du taux de matière nutritive constituent des facteurs prédisposants.
Facteurs de pathogénicité
Les facteurs de pathogénicité sont relativement bien connus et, au sein d'une même espèce, la virulence des souches peut être variable.
Diagnostic bactériologique
Diagnostic bactériologique classique Les techniques utilisées dans le diagnostic bactériologique sont détaillées dans l'ouvrage de P. Boiron et al. (1993). Les Nocardia ne sont pas d'un diagnostic expérimental facile et il est toujours nécessaire de faire part au laboratoire d'une suspicion clinique de nocardiose. Inversement, l'isolement d'une Nocardia sp., en l'absence de lésions, ne semble avoir aucune signification pathologique. L'examen direct du prélèvement peut mettre en évidence des filaments bactériens, plus ou moins ramifiés, à Gram positif (mais parfois la coloration est faible et irrégulière) et souvent acido-résistants lorsque l'on utilise une méthode de Ziehl-Neelsen7 modifiée.
La culture est effectuée sur milieu de Sabouraud, de Loewenstein-Jensen, de Bennett, sur gélose trypticase soja enrichie de sang ou sur milieu BCYE. Les cultures sont incubées, éventuellement sous CO2, à une température de 32-37 °C sauf pour l'isolement de Nocardia seriolae ou de Nocardia crassostreae qui doit être réalisé à 25 °C. Les boîtes doivent être conservées au moins deux semaines avant de conclure à une absence de Nocardia.
Le diagnostic est orienté par les caractères culturaux, la présence d'hyphes aériens visibles au microscope (toutefois absents chez Nocardia seriolae et Nocardia crassostreae), la morphologie (filaments ramifiés, à Gram positif, souvent acido-résistants), par le type respiratoire (aérobies strictes). Ces caractéristiques ne permettent pas toujours d'exclure les genres apparentés et rappelons que le genre Nocardia est défini sur la composition chimique de la cellule bactérienne.
Au sein du genre Nocardia, l'utilisation de galeries API ZYM (tableau III) ou la sensibilité aux antibiotiques permettent un diagnostic présomptif de l'espèce.
Quelques caractères permettant de différencier les espèces isolées des poissons et/ou des coquillages figurent dans le tableau I. Diagnostic basé sur les techniques de biologie moléculaire Compte tenu de la difficulté à identifier les Nocardia par les techniques classiques, celles ci sont peu à peu abandonnées au profit des techniques de biologie moléculaire.
L'étude des séquences des ADNr 16S a permis de sélectionner des amorces spécifiques du genre Nocardia et permettant d'amplifier un segment de 596 paires de bases. Lorsqu'une amplification est obtenue, la spécificité est vérifiée par l'analyse des fragments de restriction obtenus grâce aux enzymes Mnl et SacI.
L'identification d'espèces peut recourir à l'analyse des fragments de restriction d'une séquence de 440 paires de bases du gène hsp65 (codant pour la protéine du choc thermique de 65 kDa). L'utilisation des endonucléases BsaHI, BstEII, HinfI et MspI permet d'obtenir des fragments dont le nombre et la taille sont sensés permettre une identification des espèces. Toutefois, des espèces différentes peuvent conduire à l'obtention de profils identiques et cette technique manque de spécificité. L'utilisation de nouvelles enzymes de restriction n'a pas permis de résoudre ce problème.
Diagnostic sérologique
De nombreuses études ont été consacrées au diagnostic sérologique des nocardioses mais aucune technique n'est actuellement utilisée en routine. Ce diagnostic se heurte à deux obstacles majeurs : la réponse en anticorps des sujets infectés est parfois faible et il existe des communautés antigéniques avec d'autres bactéries comme les Mycobacterium sp., les ¤ Rhodococcus sp. ou les Corynebacterium sp.
Sensibilité aux antibiotiques
La sensibilité aux antibiotiques des espèces du genre Nocardia n'a pas été déterminée pour toutes les espèces. En raison d'une vitesse de croissance variable et de la difficulté à obtenir des suspensions homogènes, la standardisation de l'antibiogramme est délicate.
Les antibiotiques semblant donner les meilleurs résultats (liste limitée aux antibiotiques d'un usage courant en médecine vétérinaire) sont les associations triméthoprime-sulfaméthoxazole, la minocycline, l'érythromycine, l'association amoxicilline-acide clavulanique (sauf pour les infections dues à Nocardia farcinica9).
Orientation bibliographique
Les références des publications valides et/ou effectives des diverses espèces du genre Nocardia sont données dans le fichier Nocardia de List of Procaryotic Names with Standing in Nomenclature. Ouvrage technique BOIRON (P.), PROVOST (F.) et DUPONT (B.) : Méthodes de laboratoire pour le diagnostic de la nocardiose. Institut Pasteur, Collection "Commission des laboratoires de référence et d'expertise de l'Institut Pasteur", Paris, 1993, 180 pages. Synthèses BEAMAN (B.L.) et BEAMAN (L.V.) : Nocardia species: host-parasite relationships. Clin. Microbiol. Rev. 1994, 7, 213-264. BOIRON (P.) : La nocardiose. Rev. Prat. (Paris), 1989, 39, 1683-1687. CARLOTTI (A.), BOIRON (P.), PROVOST (P.) et VILLARD (J.) : Nocardia et bactéries apparentées. In : J. FRENEY, F. RENAUD, W. HANSEN et C. BOLLET : Manuel de Bactériologie clinique, vol. 2, 2ème éd., 1994, p. 811-831. 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Microbiol., 1997, 35, 817-822.
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1 : En bactériologie, le terme vernaculaire de "actinomycètes" (à ne pas confondre avec la classe des Actinomycetes) est utilisé pour désigner des bactéries ressemblant aux champignons (présence de mycéliums). Les actinomycètes présentent cependant toutes les caractéristiques des bactéries : absence de membrane nucléaire, présence d'un peptidoglycane, absence de chitine ou de cellulose, sensibilité à certains antibiotiques antibactériens, résistance aux antibiotiques antifongiques. Tous les représentants de l'ordre des Actinomycetales ne sont pas morphologiquement des actinomycètes car ils ne présentent pas une morphologie comparable aux champignons. C'est le cas, par exemple, des Jonesia sp., Kocuria sp., des Micrococcus sp., des Renibacterium sp., des Stomatococcus sp., ...
2 : Cette espèce a eu un statut très controversé. Nocardia farcinica a été isolée en 1888 par Nocard à partir d'un bovin guadeloupéen atteint de farcin puis dénommée Nocardia farcinica par Trevisan en 1889. En 1954, par décision de la "Judicial Commission" (Opinion 13) elle est devenue l'espèce type du genre. En fait, l'isolat original de Nocard était un mélange de souches dont l'une (la souche ATCC 3318) est apparentée au genre Nocardia et les autres au genre Mycobacterium.
Références:
3 : La nomenclature de "Nocardia paratuberculosis" a été proposée par Tsukamura dans un but de clarification. Pour Tsukamura, cette nomenclature devait remplacer celle de Nocardia farcinica qui prêtait à confusion. Voir la note 2.
4 :
5 :
6 : Milieu de Bennett :
7 : Coloration de Ziehl-Neelsen modifiée :
Les Mycobacterium sp., les ¤ Rhodococcus sp., les Gordonia sp. et les Tsukamurella sp. peuvent avoir une coloration identique.
8 : Milieu à la paraffine :
9 :
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