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Créé le 02 juin 2003
OCHROBACTRUM
Autre dénomination :
Le genre Ochrobactrum et l'espèce Ochrobactrum anthropi ont été proposés par Holmes et al. en 1988 pour des souches bactériennes préalablement rassemblées dans le groupe CDC Vd ou considérées comme des Achromobacter sp. Sur la base des hybridations ADN - ADN, les auteurs reconnaissaient l'existence de deux genomospecies (voir le fichier ¤ "Définitions d'une genomospecies et d'une espèce bactérienne"). La genomospecies 1 comprenant les souches présentant de fortes homologies ADN - ADN avec la souche ATCC 49188 (souche type de l'espèce) et la genomospecies 2 regroupant les souches présentant de fortes homologies ADN - ADN avec la souche LMG 3301.
La seule espèce présentant un intérêt en médecine vétérinaire, Ochrobactrum gallinifaecis, a été décrite dans le numéro de mai 2003 de International Journal of Systematic and Evolutionary Microbiology.
Le genre Ochrobactrum rassemble des bacilles à Gram négatif, aux extrémités arrondies, non sporulés, mobiles grâce à une ciliature péritriche (la ciliature peut être dégénérée et réduite à un ou à deux flagelles), strictement aérobies, à métabolisme strictement respiratoire, oxydase et catalase positives, chimio-organotrophes, capables d'utiliser de nombreux acides aminés, sucres ou acides organiques comme unique source de carbone, non indologènes (caractère non étudié pour Ochrobactrum gallinifaecis), n'hydrolysant ni l'esculine ni la gélatine (caractère non étudié pour Ochrobactrum gallinifaecis) ni l'ADN (caractère non étudié pour Ochrobactrum gallinifaecis).
Les méthodes utilisées pour étudier les caractères phénotypiques des diverses espèces diffèrent selon les auteurs. La seule étude prenant en compte les cinq espèces du genre fait appel à des tests non commercialisés* et difficiles à mettre en œuvre dans un laboratoire de diagnostic. En 2000, Lebuhn et al. proposaient une différenciation des espèces basée sur l'utilisation de galeries BIOLOG-GN, API 20E et API 20NE ainsi que sur la sensibilité à trois antibiotiques et l'aspect des colonies. Cette étude est malheureusement antérieure à la description de Ochrobactrum gallinifaecis, unique espèce d'intérêt vétérinaire.
L'habitat des Ochrobactrum sp. est constitué par le sol, l'eau et les végétaux. Ochrobactrum anthropi est également retrouvé dans l'environnement hospitalier.
Le diagnostic de genre est extrêmement difficile. Le genre Ochrobactrum doit être distingué des autres taxons regroupant des bacilles à Gram négatif, mobiles, non fermentatifs, oxydase positive et non indologènes [Agrobacterium radiobacter (Rhizobium radiobacter), Agrobacterium sp., Sphingomonas sp., Achromobacter sp., Pseudomonas-like groupe 2, groupes CDC OFBA-1, O-1, O-2, O-3 et WO-1...]. Malheureusement, certains caractères considérés comme importants pour le diagnostic différentiel (ONPG, DNase, réduction des nitrates, ADH, uréase, hydrolyse de l'esculine, phénylalanine désaminase, acidification des sucres, sensibilité à la polymyxine B...) ne sont pas indiqués pour l'espèce Ochrobactrum gallinifaecis.
Orientation bibliographique
ELSAGHIR (A.A.F.) et JAMES (E.A.) : Misidentification of Brucella melitensis as Ochrobactrum anthropi by API 20NE. J. Med. Microbiol., 2003, 52, 441-442. HOLMES (B.), POPOFF (M.), KIREDJIAN (M.) et KERSTERS (K.) : Ochrobactrum anthropi gen. nov., sp. nov. from human clinical specimens and previously known as group Vd. Int. J. Syst. Bacteriol., 1988, 38, 406-416. HUBÁLEK (Z.), SCHOLZ (H.C.), SEDLÁCEK (I.), MELZER (F.), SANOGO (Y.O.) et NESVADBOVÁ (J.) : Brucellosis of the common vole (Microtus arvalis). Vector Borne Zoonotic Dis., 2007, 7, 679-688. KÄMPFER (P.), BUCZOLITS (S.), ALBRECHT (A.), BUSSE (H.J.) et STACKEBRANDT (E.) : Towards a standardized format for the description of a novel species (of an established genus): Ochrobactrum gallinifaecis sp. nov. Int. J. Syst. Evol. Microbiol., 2003, 53, 893-896. LEBUHN (M.), ACHOUAK (W.), SCHLOTER (M.), BERGE (O.), MEIER (H.), BARAKAT (M.), HARTMANN (A.) et HEULIN (T.) : Taxonomic characterization of Ochrobactrum sp. isolates from soil samples and wheat roots, and description of Ochrobactrum tritici sp. nov. and Ochrobactrum grignonense sp. nov. Int. J. Syst. Evol. Microbiol. 2000, 50, 2207-2223. MAHMOOD (M.S.), SARWARI (A.R.), KHAN (M.A.), SOPHIE (Z.), KHAN (E.) et SAMI (S.) : Infective endocarditis and septic embolization with Ochrobactrum anthropi: case report and review of literature. J. Infect., 2000, 40, 287-290. RUBIN (S.J.), GRANATO (P.A.) et WASILAUSKAS (B.L.) : Chapter 21. Glucose-nonfermenting gram-negative bacteria. In : Manual of clinical microbiology, third edition. E.H. LENNETTE, A. BALOWS, W.J. HAUSLER et J.P. TRUANT (ed.), American Society for Microbiology, Washington, 1980, 263-287. SCHRECKENBERGER (P.C.) et Von GRAEVENITZ (A.) : Acinetobacter, Achromobacter, Alcaligenes, Moraxella, Methylobacterium, and other nonfermentative gram-negative rods. In : P.R. MURRAY, E.J. BARON, M.A. PFALLER, F.C. TENOVER et R.H. YOLKEN (éd.) : Manual of clinical microbiology, 7th edition, ASM Press, Washington, D.C., 1999, pp. 539-560. VELASCO (J.), ROMERO (C.), LÓPEZ-GOÑI (I.), LEIVA (J.), DÍAZ (R.) et MORIYÓN (I.) : Evaluation of the relatedness of Brucella spp. and Ochrobactrum anthropi and description of Ochrobactrum intermedium sp. nov., a new species with a closer relationship to Brucella spp. Int. J. Syst. Bacteriol., 1998, 48, 759-768.
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* : Les tests utilisés par Kämpfer et al. sont décrits dans une publication de 1991. Ce sont principalement des tests d'assimilation et d'hydrolyse de substrats marqués par le p-nitrophénol ou la p-nitroanilide. Référence : KÄMPFER (P.), STEIOF (M.) et DOTT (W.) : Microbiological characterization of a fuel-oil contaminated site including numerical identification of heterotrophic water and soil bacteria. Microb. Ecol., 1991, 21, 227-251.
La composition et le mode de préparation de la gélose R2A (R2A Agar Oxoid n° CM 906 ou Merck n° 1.00416) sont donnés dans le fichier R2A Agar (format pdf) du site Merck Microbiology Manual, The Merck Chemical Databases
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