J.P. Euzéby : Dictionnaire de Bactériologie Vétérinaire

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Créé le 03 février 2004
Modifié le 31 août 2004

 

Classification des bactéries en fonction du risque d'infection pour les animaux : classification adoptée par la Commission de Génie Génétique (CGG)

 

Voir aussi le fichier Classification des bactéries en fonction du risque d'infection pour l'homme.

 

 

Sommaire

Introduction

Définitions

Commentaires

Classe Ea 1
Classe Ea 2
Classe Ea 3
Autres espèces non incluses dans une classe de risque

Notes

 

Introduction

En application de l'article L236-4 du Code rural, un arrêté fixant la liste des agents biologiques pathogènes pour les animaux devrait être publié au Journal Officiel. Toutefois, cet arrêté n'est pas encore paru.
À la connaissance de l'auteur, le seul document officiel français, publié et librement disponible, est celui de la Commission de Génie Génétique (CGG). Il nous a semblé utile de présenter la "classification des bactéries en fonction du risque d'infection pour les animaux" telle qu'elle a été adoptée par la CGG (voir cependant la note infrapaginale). Quelques remarques ont été incluses dans ce fichier pour attirer l'attention sur quelques imperfections.

La liste adoptée par la CGG est basée sur le rapport établi par le comité Technique CEN/TC233 "Biotechnologie".
Le tableau de classification des pathogènes animaux émane en partie de la norme CR 12894/1997 (norme AFNOR X42-208), émanant elle-même du WG49 du CEN TC 233.

La liste adoptée par la CGG est disponible sur le site Ministère délégué à la Recherche et aux Nouvelles Technologies. Voir le site Commission de Génie Génétique et notamment le fichier Principes de classement et guide officiels de la Commission de Génie Génétique (avril 2000) (format pdf).

 

Définitions

Les définitions citées ci-dessous sont celles données dans la liste adoptée par la CGG.

Classe Ea1
Microorganismes qui peuvent provoquer des maladies chez les animaux et qui présentent à des degrés divers les caractéristiques suivantes : importance géographique limitée, transmissibilité interespèce faible ou nulle, vecteurs ou porteurs inexistants. L'incidence économique et/ou médicale est limitée. Ils ne nécessitent normalement pas de mesures particulières de confinement. Il existe habituellement une prophylaxie et/ou un traitement efficace.

Classe Ea2
Microorganismes qui provoquent des épizooties graves chez les animaux. La diffusion interespèce peut être importante. Cela nécessite de mettre en œuvre des réglementations sanitaires pour les espèces répertoriées par les autorités de chaque pays concerné. Une prophylaxie médicale ou des réglementations sanitaires existent.

Classe Ea3
Microorganismes qui provoquent des panzooties ou des épizooties extrêmement graves chez les animaux avec un taux de mortalité élevé et éventuellement des conséquences économiques dramatiques dans les zones d'élevage atteintes. En général, il n'existe pas de traitement prophylactique médical connu ; une politique de confinement, rendu obligatoire si nécessaire, est la seule mesure possible.

 

Commentaires

Les erreurs orthographiques figurant dans la liste adoptée par la CGG ont été corrigées. Par exemple, le nom Clostridium sordelli a été corrigé en Clostridium sordellii.

L'auteur de ce fichier a choisi d'utiliser les nomenclatures les plus récentes. De ce fait, quelques nomenclatures citées dans la liste adoptée par la CGG ont été modifiées. Toutefois, les basonymes et, le cas échéant, les autres synonymes validement publiés sont indiqués entre crochets.
Il convient de rappeler que pour une nouvelle combinaison (combinatio nova) ou pour un nom nouveau (nomen novum), un bactériologiste peut utiliser le basonyme ou un autre synonyme validement publié.
En revanche, lorsque la nomenclature d'un taxon a été validement publiée, il n'est pas licite (au sens du Code de Nomenclature) d'employer un nom dépourvu de statut dans la nomenclature. Toutefois, de telles nomenclatures "illicites" sont parfois citées dans la liste adoptée par la CGG. Par exemple "Pasteurella anatipestifer", "Pasteurella piscida" (sic), "Streptococcus pluton"...
Pour des renseignements complémentaires voir les fichiers La nomenclature bactérienne et Glossaire de nomenclature bactérienne.

Certains noms cités dans la liste adoptée par la CGG ne sont pas validement publiés et ne figurent même pas (i) dans l'Index Bergeyana ou (ii) dans les sixième, septième, huitième et neuvième éditions du Bergey's Manual of Determinative Bacteriology ou (iii) dans la première édition du Bergey's Manual of Systematic Bacteriology ou (iv) dans le fichier "Taxonomic Outline of the Procaryotes, Bergey's Manual of Systematic Bacteriology, Second Edition".
Dans ces conditions, l'auteur de ce fichier est incapable de savoir à quelles bactéries correspondent les nomenclatures citées. C'est le cas de "Corynebacterium cystides", de "Flexibacter salmonis", de "Martiella refringerns", de "Pasteurella anguilliseptica" et de "Pseudomonas pneumoniae".
Bien que les nomenclatures de "Bacillus apisepticus" et de "Mycobacterium piscium" figurent dans des ouvrages anciens il est également impossible d'identifier ces espèces.
Ces problèmes de dénomination illustrent parfaitement la nécessité de disposer d'une nomenclature correcte (au sens du Code de Nomenclature) pour que tous les bactériologistes puissent se comprendre sans ambiguïté.
Pour des renseignements complémentaires voir les fichiers La nomenclature bactérienne et Glossaire de nomenclature bactérienne.

Pour les Salmonella sp., la citation des sérovars a été mise en conformité avec les recommandations de Le Minor et Popoff (Int. J. Syst. Bacteriol., 1987, 37, 465-468.).
Pour des renseignements complémentaires voir le fichier Nomenclature des salmonelles.

Il est certainement extrêmement difficile d'établir une classification des bactéries en fonction du risque d'infection pour les animaux. Toutefois, on peut être surpris par le classement retenu. Exemples : la citation de Yersinia enterocolitica dans la classe Ea 3 ; l'inclusion de Brucella melitensis biovar Ovis (Brucella ovis) dans la classe Ea 3 alors que Brucella melitensis figure dans la classe Ea 2 ; la présence de toutes les espèces du genre Leptospira (citées dans la liste) au sein de la classe Ea 1 à l'exception de Leptospira santarosai, espèce pour laquelle aucune classe de risque n'est indiquée.

On peut également déplorer des erreurs (Clostridium colinum est considéré comme une bactérie pathogène pour les chevaux, les moutons et les chèvres ! Borrelia harveyi est considérée comme une espèce pathogène pour les oiseaux !) ou une liste incomplète des espèces animales infectées (lorsque cette liste est notoirement insuffisante, l'abréviation "etc." a été rajoutée).
Inversement, il peut arriver que le spectre d'hôtes soit plus restreint que celui indiqué. Par exemple, dans la liste adoptée par la CGG, les espèces infectées par Renibacterium salmoninarum sont les poissons alors que le pouvoir pathogène de cette bactérie n'a été décrit que chez des espèces de la sous-famille des Salmoninae.

Il est aussi regrettable que des bactéries importantes en médecine vétérinaire aient été omises de la liste adoptée par la CGG. Par exemple, des espèces du genre Acholeplasma, Actinobaculum suis (Eubacterium suis, Actinomyces suis), Aegyptianella pullorum, Anaplasma phagocytophilum (Ehrlichia phagocytophila), des espèces du genre Bacteroides, Borrelia anserina, des espèces du genre Brachyspira, de nombreux représentant de la famille des Enterobacteriaceae, des représentants de la famille des Flavobacteriaceae, Fusobacterium necrophorum, des espèces du genre Helicobacter, des espèces du genre Leptospira, des espèces du genre Mycobacterium, des espèces du genre Mycoplasma, les Nocardia sp., Plesiomonas shigelloides, des espèces du genre Rickettisa, des espèces du genre Staphylococcus, des espèces du genre Vibrio...
Inversement cette liste renferme des espèces qui ne sont qu'exceptionnellement pathogènes pour les animaux (Vibrio cholerae) et même des bactéries qui n'infectent pas les espèces animales (Actinobacillus hominis, Leptospira wolbachii).

 

 

Classe Ea 1 - Classe Ea 2 - Classe Ea 3 - Autres espèces non incluses dans une classe de risque

 

Bactéries incluses dans la classe Ea 1

. Actinobacillus pleuropneumoniae (porcs)

. Aeromonas salmonicida (poissons)

. Anaplasma centrale (bovins)

. Anaplasma marginale (bovins)

. Anaplasma ovis (moutons)
Note: Anaplasma ovis est également cité dans le chapitre "Autres espèces non incluses dans une classe" lorsque les infections concernent les bovins.

. Avibacterium paragallinarum (Haemophilus paragallinarum), souches du sérovar A* (volailles)

. "Bacillus apisepticus"* (abeilles)

. Bordetella bronchiseptica (chiens, chats, etc.)

. Bordetella bronchiseptica (porcs, en association avec Pasteurella multocida)

. Borrelia burgdorferi (chiens, chats)

. Brucella melitensis biovar Canis [Brucella canis] (chiens)

. Burkholderia mallei [Pseudomonas mallei] (chevaux)

. Campylobacter fetus (bovins, moutons, chèvres)

. Campylobacter jejuni (mammifères, oiseaux)

. Chlamydophila psittaci* [Chlamydia psittaci] (volailles)

. Corynebacterium pseudotuberculosis (moutons, chèvres, chevaux)

. Coxiella burnetii (bovins, moutons, etc.)

. Edwardsiella ictaluri (poissons)

. Erysipelothrix rhusiopathiae (porcs, moutons, etc.)

. Escherichia coli (souches responsables de septicémies chez les volailles, souches entéropathogènes pour les porcs et les veaux, souches responsables de mammites chez les bovins)

. "Flexibacter salmonis"* (poissons)

. Haemophilus parasuis (porcs)

. Histophilus somni* (bovins, etc.)

. Klebsiella pneumoniae (nombreuses espèces)

. Leptospira borgpetersenii (nombreuses espèces)

. Leptospira inadai (nombreuses espèces)

. Leptospira interrogans (nombreuses espèces)

. Leptospira kirschneri (nombreuses espèces)

. Leptospira noguchii (nombreuses espèces)

. Leptospira weilii (nombreuses espèces)

. Leptospira wolbachii* (nombreuses espèces)

. Mannheimia haemolytica [Pasteurella haemolytica] (moutons, chèvres, bovins)

. "Martiella refringerns"* (Ostrea edulis)

. Mycobacterium avium subsp. paratuberculosis [Mycobacterium paratuberculosis] (nombreuses espèces)

. Mycoplasma agalactiae (moutons, chèvres)

. Mycoplasma bovigenitalium (bovins)

. Mycoplasma bovis (bovins)

. Mycoplasma californicum (bovins)

. Mycoplasma capricolum subsp. capricolum* (moutons, chèvres)

. Mycoplasma capricolum subsp. capripneumoniae* (moutons, chèvres)

. Mycoplasma gallisepticum (volailles)

. Mycoplasma hyopneumoniae (porcs)

. Mycoplasma mycoides subsp. mycoides* cultivar LC = Large Colony (chèvres)

. Mycoplasma synoviae (volailles)

. Paenibacillus larvae subsp. larvae [Paenibacillus larvae, Bacillus larvae] (abeilles)

. Pasteurella multocida (ruminants, volailles)
Note: Pasteurella multocida est également cité dans le chapitre "Autres espèces non incluses dans une classe" lorsque les infections concernent les porcs (types D et A).

. Piscirickettsia salmonis (poissons)

. Renibacterium salmoninarum (poissons)

. Riemerella anatipestifer [Moraxella anatipestifer]* (canards, dindes)

. Salmonella Abortusequi (chevaux)

. Salmonella Abortusovis (moutons, chèvres)

. Salmonella Dublin (bovins)

. Salmonella Typhimurium (nombreuses espèces)

. Staphylococcus aureus subsp. aureus (bovins, etc.)

. Streptococcus agalactiae (bovins)

. Streptococcus dysgalactiae (bovins)

. "Streptococcus pluton"* (abeilles)

. Streptococcus suis (porcs)

. Streptococcus uberis (bovins)

. Vibrio cholerae* (poissons)

. Vibrio salmonicida (poissons)

 

Bactéries incluses dans la classe Ea 2

. Bacillus anthracis (nombreuses espèces)

. Brucella melitensis biovar Abortus [Brucella abortus] (bovins)

. Brucella melitensis (moutons, chèvres)

. Brucella melitensis biovar Suis [Brucella suis] (porcs)

. Burkholderia pseudomallei [Pseudomonas pseudomallei] (chevaux, vaches, etc.)

. Chlamydophila abortus* (moutons, chèvres)

. Clostridium chauvoei (bovins, etc.)

. Clostridium perfringens (bovins, moutons, etc.)

. Dermatophilus congolensis (bovins, moutons, etc.)

. Ehrlichia ruminantium [Cowdria ruminantium] (bovins)

. Francisella tularensis subsp. holarctica [Francisella tularensis type B] (lagomorphes, etc.)

. Francisella tularensis subsp. tularensis [Francisella tularensis type A] (lagomorphes, etc.)

. Listeria monocytogenes* (mammifères, oiseaux, poissons)

. Mycobacterium avium subsp. avium (volailles, etc.)

. Mycobacterium bovis (bovins, etc.)

. Mycobacterium simiae (singes)

. Mycobacterium tuberculosis (bovins, chiens, chats, animaux sauvages)

. Salmonella Enteritidis (volailles)

. Salmonella Gallinarum* (volailles)

. Streptococcus equi subsp. equi (chevaux)

. Taylorella equigenitalis [Haemophilus equigenitalis] (chevaux)

 

Bactéries incluses dans la classe Ea 3

. Brucella melitensis biovar Ovis [Brucella ovis] (moutons, chèvres)

. Yersinia enterocolitica (rongeurs, etc.)

. Yersinia pestis (rongeurs, etc.)

. Yersinia pseudotuberculosis* (rongeurs, lapins, oiseaux)

 

Bactéries représentant un danger pour les animaux mais non incluses dans l'une des classes Ea 1, Ea 2 ou Ea 3

. Actinobacillus equuli (mammifères)

. Actinobacillus hominis* (bovins, moutons)

. Actinobacillus lignieresii (mammifères)

. Actinobacillus suis (espèces non précisées)

. Actinomyces bovis (porcs, chiens, chevaux bovins)

. Aeromonas hydrophila (poissons)

. Anaplasma ovis (bovins)
Note: Anaplasma ovis est également cité dans la classe Ea 1 lorsque les infections concernent les ovins.

. Arcanobacterium pyogenes [Actinomyces pyogenes, Corynebacterium pyogenes] (bovins, etc.)

. Bordetella avium (dindes, etc.)

. Borrelia harveyi* (volailles)

. Brachyspira hyodysenteriae [Serpulina hyodysenteriae, Treponema hyodysenteriae] (porcs)

. Clostridium botulinum (bovins, visons, etc.)

. Clostridium colinum* (chevaux, moutons, chèvres)

. Clostridium haemolyticum (moutons, bovins)

. Clostridium novyi (bovins, moutons, porcs)

. Clostridium septicum (bovins, moutons, etc.)

. Clostridium sordellii* (bovins, moutons)

. Clostridium spiroforme (lapins)

. Clostridium tetani (moutons, chèvres, etc.)

. Corynebacterium bovis (bovins)

. "Corynebacterium cystides"* (bovins, moutons)

. Corynebacterium renale (bovins, moutons, etc.)

. "Corynebacterium salmoninarum"* (poissons)

. Dichelobacter nodosus [Bacteroides nodosus] (moutons, etc.)

. Edwardsiella tarda = Edwardsiella anguillimortifera (poissons)

. Ehrlichia spp* [Bartonella (sic)] (mammifères oiseaux)

. Flavobacterium columnare [Flexibacter columnaris, Cytophaga columnaris] (poissons)

. Flavobacterium hydatis* [Cytophaga aquatilis] (poissons)

. Leptospira santarosai (nombreuses espèces)

. Listonella anguillarum [Vibrio anguillarum] (poissons)

. Melissococcus plutonius* (abeilles)

. Moraxella equi (espèces non précisées)

. Moraxella ovis [Moraxella (subgen. Branhamella) ovis, Neisseria ovis] (espèces non précisées)

. Mycobacterium marinum (poissons)

. Mycobacterium microti (espèces non précisées)

. "Mycobacterium piscium"* (poissons)

. Mycobacterium xenopi (espèces non précisées)

. Mycoplasma dispar (bovins)

. Mycoplasma hyosynoviae (porcs)

. Mycoplasma iowae (volailles)

. Mycoplasma meleagridis (volailles)

. Mycoplasma mycoides subsp. mycoides* cultivar SC = Small Colony (ruminants)

. Ornithobacterium rhinotracheale (volailles)

. "Pasteurella anguilliseptica"* (poissons)

. Pasteurella multocida (porcs)
Note: Pasteurella multocida est également cité dans la classe Ea 1 lorsque les infections concernent les ruminants et les volailles.

. Photobacterium damselae subsp. piscicida* (poissons)

. Pseudomonas aeruginosa (espèces non précisées)

. Pseudomonas anguilliseptica (poissons)

. "Pseudomonas pneumoniae"* (visons)

. Rhodococcus equi [Corynebacterium equi] (cheval, etc.)

. Salmonella Choleraesuis (oiseaux)

. Salmonella choleraesuis subsp. arizonae (chevaux, oiseaux, etc.)

. Tenacibaculum maritimum* [Flexibacter maritimus, Cytophaga marina] (poissons)

. Yersinia pseudotuberculosis (volailles, oiseaux, lièvres)

. Yersinia ruckeri (poissons)

 

Notes :

 

"Bacillus apisepticus"

"Bacillus apisepticus" ne figure pas dans les Approved Lists of Bacterial Names et cette nomenclature n'a jamais été validement publiée depuis le 1er janvier 1980.

D'après l'Index Bergeyana, "Bacillus apisepticus" Burnside 1928 a été ultérieurement appelé "Proteus apisepticus" (Burnside 1928) Prévot 1953 ou "Pseudomonas apiseptica" (Burnside 1928) Landerkin et Katznelson 1959. Ces diverses dénominations n'ont pas de statut dans la nomenclature bactérienne.

La sixième édition du Bergey's Manual of Determinative Bacteriology cite "Bacillus apisepticus" dans l'appendice III du chapitre consacré à la famille des "Bacteriaceae", en précisant que cette espèce est pathogène pour les abeilles (Apis mellifera). Cette espèce ne sera plus citée dans les septième, huitième et neuvième éditions de ce manuel et elle n'apparaît ni dans la première édition du Bergey's Manual of Systematic Bacteriology ni dans le fichier "Taxonomic Outline of the Procaryotes, Bergey's Manual of Systematic Bacteriology, Second Edition".

Dans son Traité de Systématique Bactérienne, Prévot cite cette espèce sous le nom de "Proteus apisepticus" en précisant qu'il s'agit d'une espèce insuffisamment décrite.

En pratique, il semble très difficile, voire impossible, de savoir à quelle bactérie correspond "Bacillus apisepticus".

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Chlamydophila psittaci

La liste adoptée par la CGG cite Chlamydia psittaci (souches aviaires) en précisant que ce taxon est responsable de l'ornithose et de la psittacose.
Chlamydia psittaci (souches aviaires) semble donc correspondre à Chlamydophila psittaci.

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"Flexibacter salmonis"

Aucune espèce du genre Flexibacter n'a pour épithète spécifique salmonis.
Parmi les taxons validement publiés, l'épithète salmonis est attribuée à Piscirickettsia salmonis et à Streptomyces salmonis (Streptoverticillium salmonis).
Avant le premier janvier 1980, l'épithète salmonis désignait également une espèce du genre Erwinia ("Erwinia salmonis"), une espèce du genre Bacillus ("Bacillus salmonis pestis") et une espèce du genre Eubacterium ("Eubacterium salmonis").

Il semble probable que salmonis, dans le nom "Flexibacter salmonis", soit le génitif singulier du nom latin salmo (saumon). Une autre possibilité est que cette épithète ait été formée, de manière incorrecte, sur le patronyme de D. E. Salmon (un bactériologiste américain en l'honneur duquel J. Lignieres a proposé le genre Salmonella).
La sixième édition du Bergey's Manual of Systematic Bacteriology cite "Bacillus salmoni" (sic) et "Pasteurella salmoni" (sic) qui sont considérés comme d'anciens noms pour Salmonella choleraesuis. La septième édition de ce manuel ne cite que "Pasteurella salmoni" (sic) en tant que synonyme ancien de Salmonella choleraesuis. Il est toutefois peu vraisemblable que "Flexibacter salmonis" soit une salmonelle.

Dans ces conditions il est impossible de savoir si "Flexibacter salmonis" correspond à une des nomenclatures citées ci-dessus ou s'il s'agit d'une autre bactérie.

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Avibacterium paragallinarum (Haemophilus paragallinarum)

La liste adoptée par la CGG ne cite que les souches du sérovar A de Avibacterium paragallinarum. Toutefois, si le sérovar est important en terme d'immunité, il semble que tous les sérovars possèdent un pouvoir pathogène identique.

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Histophilus somni

Histophilus somni Angen et al. 2003 est la nomenclature validement publiée en 2003 pour une espèce préalablement connue sous les noms de "Histophilus ovis" Roberts 1956 ou de "Haemophilus agni" Kennedy et al. 1958 ou de "Haemophilus somnus" (sic) Bailie 1969 ou de "Haemophilus somnifer" Miles et al. 1972.
En médecine vétérinaire, cette bactérie était couramment appelée "Haemophilus somnus" et c'est la nomenclature qui figure dans la liste adoptée par la CGG.

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Leptospira wolbachii

Leptospira wolbachii, constituée du sérovar Codice et du sérovar Gent, rassemble des souches saprophytes isolées uniquement de l'eau !

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"Martiella refringerns"

"Martiella" et "Martiella refringerns" ne figurent pas dans les Approved Lists of Bacterial Names et ces nomenclatures n'ont jamais été validement publiées depuis le 1er janvier 1980.

D'après l'Index Bergeyana, d'après les sixième, septième, huitième et neuvième éditions du Bergey's Manual of Determinative Bacteriology, d'après la première édition du Bergey's Manual of Systematic Bacteriology et d'après le fichier "Taxonomic Outline of the Procaryotes, Bergey's Manual of Systematic Bacteriology, Second Edition", aucun genre bactérien n'a pour nom Martiella.
En fait, ce nom semble avoir été attribué à un lépidoptère (genre Martiella Braun 1908) et à une plante de la famille des Loranthaceae (genre Martiella Tiegh 1895).

De même, aucune bactérie n'a pour épithète spécifique "refringerns". Il est possible que l'orthographe correcte soit refringens. Si tel est le cas, aucune bactérie dont la nomenclature est validement publiée n'a pour nom d'espèce refringens. Toutefois, l'Index Bergeyana mentionne les noms de "Borrelia refringens", "Spirillum refringens", "Spirochaeta refringens", "Spironema refringens", "Spiroschaudinnia refringens" et de "Treponema refringens".

En pratique, il semble très difficile, voire impossible, de savoir à quelle bactérie correspond "Martiella refringerns".

La liste adoptée par la CGG précise que Martiella refringerns (sic) est pathogène pour l'huître (Ostrea edulis) et il est probable que le microorganisme cité dans la liste adoptée par la CGG soit en fait le protozoaire Marteilia refringens (Grizel et al., 1974; Eukaryota, Paramyxea, Paramyxidae, Marteilia), parasite majeur de l'huître plate en Europe.

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Mycoplasma capricolum subsp. capricolum

Dans la liste adoptée par la CGG, ce taxon est cité de la manière suivante : Mycoplasma capricolum, capricolum (sic).

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Mycoplasma capricolum subsp. capripneumoniae

Dans la liste adoptée par la CGG, ce taxon est cité de la manière suivante : Mycoplasma capricolum, capripneumoniae (sic).

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Mycoplasma mycoides subsp. mycoides cultivar LC

Dans la liste adoptée par la CGG, ce taxon est cité de la manière suivante : Mycoplasma mycoïdes (sic) var. mycoïdes (sic) LC.

Les signes diacritiques ne doivent pas être utilisés en nomenclature bactérienne [Règle 64 du Bacteriological Code (1990 Revision)] et la lettre ï doit être remplacée par la lettre i (mycoides et non mycoïdes).
De plus, depuis 1976, l'utilisation du terme "variety" et de son abréviation "var." sont proscrites [Règles 5c du Bacteriological Code (1975 Revision) et du Bacteriological Code (1990 Revision)].

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Riemerella anatipestifer

La liste adoptée par la CGG cite ce taxon de la manière suivante : Pasteurella anatipestifer (Moraxella anatipestifer). Toutefois, la nomenclature de "Pasteurella anatipestifer" n'a jamais fait l'objet d'une publication valide et elle ne doit pas être employée.

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"Streptococcus pluton"

"Streptococcus pluton" est un ancien synonyme de Melissococcus plutonius.

La liste adoptée par la CGG cite ces deux nomenclatures et elle place "Streptococcus pluton" dans la classe Ea 1 alors qu'aucune classe de risque n'est indiquée pour Melissococcus plutonius !

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Vibrio cholerae

La liste adoptée par la CGG cite Vibrio cholerae comme une bactérie pathogène pour les poissons. À la connaissance de l'auteur, une seule épidémie, due à des souches de Vibrio cholerae non-O1, a été décrite en 1977 au Japon chez l'ayu (Plecoglossus altivelis).

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Chlamydophila abortus

La liste cite "Chlamydia psittaci var. ovis" en indiquant que ce taxon est l'agent de l'avortement enzootique des petits ruminants.
"Chlamydia psittaci var. ovis" semble donc désigner Chlamydophila abortus.

Rappelons également que l'utilisation de l'abréviation "var." est proscrite en nomenclature bactérienne depuis 1976 [Règles 5c du Bacteriological Code (1975 Revision) et du Bacteriological Code (1990 Revision)].

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Listeria monocytogenes

À la connaissance de l'auteur, même si cette bactérie peut être isolée des poissons ou de denrées alimentaires à base de poissons, Listeria monocytogenes n'est pas pathogène pour ces animaux.

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Salmonella Gallinarum

La liste adoptée par la CGG cite (i) Salmonella enteritidis (gallinarum, pullorum) (sic), responsable de la pullorose et de la typhose aviaire, (ii) Salmonella gallinarum, responsable de la typhose aviaire et (iii) Salmonella spp., responsable de la pullorose. Toutes ces bactéries sont placées dans la classe Ea 2.

En fait la pullorose et la typhose aviaire sont provoquées par un unique sérovar qui, d'après Popoff et Le Minor (Centre international de référence des Salmonella sp.), doit être appelé Salmonella Gallinarum.

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Yersinia pseudotuberculosis

Yersinia pseudotuberculosis est placée dans la classe Ea 3 pour les infections des rongeurs et des lapins et cette espèce n'est incluse dans aucune classe de risque pour les infections des volailles et des lièvres.
Quant aux infections des oiseaux (dans la liste adoptée par la CGG, les volailles ne semblent pas être des oiseaux !) elles sont placées dans les deux groupes !

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Actinobacillus hominis

À la connaissance de l'auteur, les souches de Actinobacillus hominis sont isolées uniquement chez l'homme (infections respiratoires, sang).

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Borrelia harveyi

Borrelia harveyi est isolée de singes africains et cette espèce n'a pas été décrite chez les volailles. Les borrelioses aviaires sont dues à Borrelia anserina.

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Clostridium colinum

Clostridium colinum est responsables d'entérites ulcératives (ou ulcéreuses) et de nécroses hépatiques chez les volailles. À la connaissance de l'auteur, cette bactérie est dépourvue de pouvoir pathogène pour le cheval, le mouton ou la chèvre.

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Clostridium sordellii

Dans la liste adoptée par la CGG, l'épithète spécifique est mal orthographiée : Clostridium sordelli (avec un seul i) au lieu de sordellii (avec deux i).

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"Corynebacterium cystides"

"Corynebacterium cystides" ne figure pas dans les Approved Lists of Bacterial Names et cette nomenclature n'a jamais été validement publiée depuis le 1er janvier 1980.

D'après l'Index Bergeyana, d'après les sixième, septième, huitième et neuvième éditions du Bergey's Manual of Determinative Bacteriology, d'après la première édition du Bergey's Manual of Systematic Bacteriology et d'après le fichier "Taxonomic Outline of the Procaryotes, Bergey's Manual of Systematic Bacteriology, Second Edition", aucune bactérie n'a pour épithète spécifique cystides.

On pourrait penser à une confusion entre "Corynebacterium cystides" et Corynebacterium cystitidis. Toutefois, la liste adoptée par la CGG indique que "Corynebacterium cystides" est l'agent de mammites chez les bovins et les moutons alors que Corynebacterium cystitidis est responsable de cystites et de pyélonéphrites chez les bovins.

En pratique, il semble très difficile, voire impossible, de savoir à quelle bactérie correspond "Corynebacterium cystides".

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"Corynebacterium salmoninarum"

"Corynebacterium salmoninarum" ne figure pas dans les Approved Lists of Bacterial Names et cette nomenclature n'a jamais été validement publiée depuis le 1er janvier 1980.

D'après l'Index Bergeyana, d'après les sixième, septième, huitième et neuvième éditions du Bergey's Manual of Determinative Bacteriology, d'après la première édition du Bergey's Manual of Systematic Bacteriology et d'après le fichier "Taxonomic Outline of the Procaryotes, Bergey's Manual of Systematic Bacteriology, Second Edition", aucune corynébactérie n'a pour épithète spécifique salmoninarum.

À la lecture de la publication décrivant le genre Renibacterium et l'espèce Renibacterium salmoninarum (voir Sanders et Fryer, Int. J. Syst. Bacteriol., 1980, 30, 496-502), il semble que "Corynebacterium salmoninarum" soit un ancien synonyme de Renibacterium salmoninarum.
Toutefois, la liste adoptée par la CGG cite Renibacterium salmoninarum et elle place cette bactérie dans la classe Ea 1 alors qu'aucune classe de risque n'est désignée pour "Corynebacterium salmoninarum" !

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Ehrlichia spp

Dans la liste adoptée par la CGG, Ehrlichia spp est citée "Ehrlichia spp (Bartonella)" (sic). Pourtant, le genre Ehrlichia (ordre des Rickettsiales, famille des Anaplasmataceae) et le genre Bartonella (ordre des "Rhizobiales", famille des Bartonellaceae) sont très différents.

La liste adoptée par la CGG fait état d'un pouvoir pathogène pour les oiseaux. Toutefois, ni les Ehrlichia sp. ni les Bartonella sp. ne sont pathogènes pour les oiseaux, même si des Ehrlichia sp. peuvent être mises en évidence chez des tiques infestant les oiseaux.

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Flavobacterium hydatis

Selon la liste adoptée par la CGG, Flavobacterium hydatis (Cytophaga aquatilis) serait responsable de la columnariose des poissons alors que cette infection est due à Flavobacterium columnare.

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Melissococcus plutonius

Melissococcus plutonius est la nomenclature validement publiée pour une bactérie autrefois appelée "Streptococcus pluton".

La liste adoptée par la CGG cite ces deux nomenclatures. Elle place "Streptococcus pluton" dans la classe Ea 1 alors que pour Melissococcus plutonius aucune classe de risque n'est indiquée !

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"Mycobacterium piscium"

"Mycobacterium piscium" ne figure pas dans les Approved Lists of Bacterial Names et cette nomenclature n'a jamais été validement publiée depuis le 1er janvier 1980.

"Mycobacterium piscium" Bergey et al. 1923 est cité dans l'Index Bergeyana et ce taxon est décrit dans la sixième édition du Bergey's Manual of Determinative Bacteriology et dans le Traité de Systématique Bactérienne de Prévot.

La septième édition du Bergey's Manual et les éditions suivantes ne mentionnent plus ce germe, même en tant que synonyme ancien. De même "Mycobacterium piscium" n'est cité ni dans la première édition du Bergey's Manual of Systematic Bacteriology ni dans le fichier "Taxonomic Outline of the Procaryotes, Bergey's Manual of Systematic Bacteriology, Second Edition.

La "tuberculose des poissons" peut être due à différentes espèces et il est impossible de savoir à quelle espèce correspond "Mycobacterium piscium".

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Mycoplasma mycoides subsp. mycoides cultivar SC

Dans la liste adoptée par la CGG, ce taxon est cité de la manière suivante : Mycoplasma mycoïdes (sic) var. mycoïdes (sic) SC.

Les signes diacritiques ne doivent pas être utilisés en nomenclature bactérienne [Règle 64 du Bacteriological Code (1990 Revision)] et la lettre ï doit être remplacée par la lettre i (mycoides et non mycoïdes).
De plus, depuis 1976, l'utilisation du terme "variety" et de son abréviation "var." sont proscrites [Règles 5c du Bacteriological Code (1975 Revision) et du Bacteriological Code (1990 Revision)].

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"Pasteurella anguilliseptica"

"Pasteurella anguilliseptica" ne figure pas dans les Approved Lists of Bacterial Names et cette nomenclature n'a jamais été validement publiée depuis le 1er janvier 1980.

D'après l'Index Bergeyana, d'après les sixième, septième, huitième et neuvième éditions du Bergey's Manual of Determinative Bacteriology, d'après la première édition du Bergey's Manual of Systematic Bacteriology et d'après le fichier "Taxonomic Outline of the Procaryotes, Bergey's Manual of Systematic Bacteriology, Second Edition", aucune espèce du genre Pasteurella n'a pour épithète spécifique anguilliseptica.

L'épithète anguilliseptica a été attribuée à une espèce du genre Pseudomonas, Pseudomonas anguilliseptica, qui est citée dans la liste adoptée par la CGG.

En pratique, il semble très difficile, voire impossible, de savoir à quelle bactérie correspond "Pasteurella anguilliseptica".

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Photobacterium damselae subsp. piscicida

La liste adoptée par la CGG désigne ce taxon sous la nomenclature de Pasteurella piscida (sic). Il s'agit probablement d'une erreur et l'orthographe devrait être Pasteurella piscicida.
La nomenclature de "Pasteurella piscicida" n'a jamais été validement publiée et elle ne devrait pas être utilisée.

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"Pseudomonas pneumoniae"

"Pseudomonas pneumoniae" ne figure pas dans les Approved Lists of Bacterial Names et cette nomenclature n'a jamais été validement publiée depuis le 1er janvier 1980.

D'après l'Index Bergeyana, d'après les sixième, septième, huitième et neuvième éditions du Bergey's Manual of Determinative Bacteriology, d'après la première édition du Bergey's Manual of Systematic Bacteriology et d'après le fichier "Taxonomic Outline of the Procaryotes, Bergey's Manual of Systematic Bacteriology, Second Edition", aucune espèce du genre Pseudomonas n'a pour épithète spécifique pneumoniae.

De nombreuses espèces dont les nomenclatures sont ou non validement publiées, ont pour épithète spécifique pneumoniae : "Bacillus pneumoniae", "Bacterium pneumoniae", Chlamydia pneumoniae (Chlamydophila pneumoniae), "Diplococcus pneumoniae", "Ehrlichia pneumoniae", "Encapsulatus pneumoniae", "Hyalococcus pneumoniae", Klebsiella pneumoniae, "Micrococcus pneumoniae", "Miyagawanella pneumoniae", Mycoplasma pneumoniae, "Pneumococcus pneumoniae", "Proteus pneumoniae", "Rickettsiaformis pneumoniae", Streptococcus pneumoniae... Toutefois, aucune de ces espèces ne peut être considérée comme un représentant du genre Pseudomonas.

En pratique, il semble très difficile, voire impossible, de savoir à quelle bactérie correspond "Pseudomonas pneumoniae".

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Tenacibaculum maritimum

Contrairement à ce qui est écrit dans la liste adoptée par la CGG, Tenacibaculum maritimum n'est pas responsable de la columnariose des poissons.

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Références des publications citées dans les notes :

BOONE (D.R.), CASTENHOLZ (R.W.) et GARRITY (G.M.) (éds) : Bergey's Manual of Systematic Bacteriology, second edition, vol. 1 (The Archaea and the deeply branching and phototrophic Bacteria), Springer-Verlag, New York, 2001.

BREED (R.S.), MURRAY (E.G.D.) et HITCHENS (A.P.) (éds) : Bergey's Manual of Determinative Bacteriology, 6th ed., The Williams & Wilkins Co, Baltimore, 1948.

BREED (R.S.), MURRAY (E.G.D.) et SMITH (N.R.) (éds) : Bergey's Manual of Determinative Bacteriology, 7th ed., The Williams & Wilkins Co, Baltimore, 1957.

BUCHANAN (R.E.) et GIBBONS (N.E.) (éds) : Bergey's Manual of Determinative Bacteriology, 8th ed., The Williams & Wilkins Co, Baltimore, 1974.

BUCHANAN (R.E.), HOLT (J.G.) et LESSEL (E.F.) : Index Bergeyana, Williams & Wilkins Company, Baltimore, Md, 1966.

GARRITY (G.M.), BELL (J.A.) et LILBURN (T.G.) : Taxonomic Outline of the Procaryotes. Bergey's Manual of Systematic Bacteriology, Second Edition., Release 4.0., Springer-Verlag, New York. 2003, 397 pages. DOI: 10.1007/bergeysoutline200310.

HOLT (J.G.), KRIEG (N.R.), SNEATH (P.H.A.), STALEY (J.T.) et WILLIAMS (S.T.) : Bergey's Manual of Determinative Bacteriology, 9th ed., The Williams & Wilkins Co, Baltimore, 1994.

KRIEG (N.R.) et HOLT (J.G.) (éds) : Bergey's Manual of Systematic Bacteriology, vol. 1, The Williams & Wilkins Co, Baltimore, 1984.

POPOFF (M.Y.) et LE MINOR (L.) : Formules antigéniques des sérovars de Salmonella. WHO Collaborating Centre for Reference and Research on Salmonella, Institut Pasteur, Paris, France, 1997.

PRÉVOT (A.R.) : Traité de Systématique Bactérienne, vol. 2, Dunod, Paris, 1961.

SKERMAN (V.B.D.), McGOWAN (V.) et SNEATH (P.H.A.) : Approved Lists of Bacterial Names. Int. J. Syst. Bacteriol.,1980, 30, 225-420.

SKERMAN (V.B.D.), McGOWAN (V.) et SNEATH (P.H.A.) : Approved Lists of Bacterial Names. Amended edition. American Society for Microbiology, Washington, 1989.

SNEATH (P.H.A.), MAIR (N.S.), SHARPE (M.E.) et HOLT (J.G.) (éds) : Bergey's Manual of Systematic Bacteriology, vol. 2, The Williams & Wilkins Co., Baltimore, 1986.

STALEY (J.T.), BRYANT (M.P.), PFENNIG (N.) et HOLT (J.G.) (éds) : Bergey's Manual of Systematic Bacteriology, vol. 3. The Williams & Wilkins Co., Baltimore, 1989.

WILLIAMS (S.T.), SHARPE (M.E.) et HOLT (J.G.) (éds) : Bergey's Manual of Systematic Bacteriology, vol. 4. The Williams & Wilkins Co, Baltimore, 1989.

 

 

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L'inclusion de l'abréviation "etc." dans la liste des espèces infectées a été volontairement écrite en couleur bleue pour bien montrer qu'il s'agit d'une mention qui ne figure pas dans la liste adoptée par la CGG.

Quant aux divers commentaires et notes, ils peuvent éventuellement modifier le sens originel, mais ils sont clairement annoncés comme émanant de l'auteur et non pas de la liste adoptée par la CGG.

 

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