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Créé le 10 juin 1999
STREPTOCOCCUS ALACTOLYTICUS
Systématique
La nomenclature de Streptococcus alactolyticus a été proposée par Farrow et al. (1984) pour des souches isolées de porcs et de volailles et incluses dans le complexe "Streptococcus bovis/Streptococcus equinus" (voir le fichier ¤ "Streptococcus equinus, Streptococcus gallolyticus").
En 1999, Vandamme et al. étudient 2 souches de Streptococcus intestinalis et 10 souches de Streptococcus alactolyticus. Ces auteurs montrent que les souches décrites sous le nom de Streptococcus intestinalis possèdent des caractères bactériologiques similaires à ceux de Streptococcus alactolyticus, que les valeurs du G +C p. cent sont identiques et que les profils électrophorétiques des protéines cellulaires sont superposables.
Les travaux de Schlegel et al. 2003 confirment l'appartenance de cette espèce au complexe "Streptococcus bovis/Streptococcus equinus" au sein duquel elle constitue la genomospecies 4 (voir le fichier ¤ "Streptococcus equinus, Streptococcus gallolyticus").
Caractères bactériologiques
Streptococcus alactolyticus présente les caractères généraux du genre Streptococcus : coques à Gram positif, non sporulés, aéro-anaérobies, chimio-organotrophes avec un métabolisme fermentatif, fermentant les sucres en produisant principalement de l'acide lactique, catalase négative, exigeant en facteurs de croissance.
Un caractère positif est noté pour les tests : VP, uréase2, leucine arylamidase, acidification du D-fructose, du D-glucose, du maltose, du mannose et du saccharose. Une réponse négative est obtenue avec les tests : mobilité, coagulation du lait tournesolé, ADH, bêta-glucuronidase, phosphatase alcaline, bêta-galactosidase, pyrrolidonyl-arylamidase, glycyl-tryptophane arylamidase, hydrolyse de l'hippurate, N-acétyl-bêta-glucosaminidase, acidification de l'adonitol, du D-arabitol, du L-arabitol, du D-arabinose, du L-arabinose, de la cyclodextrine, du dulcitol, de l'érythritol, du D-fucose, du L-fucose, du méthyl-alpha-D-glucoside, du gluconate, du D-cétogluconate, du L-cétogluconate, du glycérol, du glycogène, de l'inositol, de l'inuline, du lactose, du D-lyxose, du méthyl-alpha-D-mannoside, du mélézitose, du pullulane, du rhamnose, du ribose, du sorbitol, du L-sorbose, du tagatose, du xylitol, du D-xylose, du L-xylose et du bêta-méthyl-xyloside. Une réponse variable selon les souches est observée pour les caractères : alanyl-phénylalanine proline arylamidase (caractère positif pour 9 souches sur les 12 étudiées), bêta-glucosidase, alpha-galactosidase, amylase, acidification de l'amidon, de l'amygdaline, de l'arbutine, de l'esculine, du galactose, du bêta-gentiobiose, du méthyl-bêta-D-glucoside, du mannitol, du mélibiose, du D-raffinose, de la salicine, du tréhalose et du D-turanose. Les souches de Streptococcus alactolyticus étudiées par Farrow et al. (1984) et les souches de Streptococcus intestinalis étudiées par Robinson et al. (1988) donnaient un résultat positif pour l'acidification du cellobiose. Dans l'article de Vandamme et al. (1999), il y a une contradiction entre le texte (toutes les souches acidifient le cellobiose) et le tableau n° 2 (6 souches sur 12 acidifient le cellobiose). De même, les résultats sont contradictoires, entre le texte et le tableau n° 2, pour l'acidification de la N-acétylglucosamine.
L'incubation en présence de 5 p. cent de CO2 stimule la croissance et, sur gélose Columbia enrichie de 5 p. cent de sang de mouton, une culture est observée après incubation à 30 °C, 37 °C et 42 °C (cette dernière température permet une excellente croissance mais, il est possible d'observer une dissociation des colonies). En revanche, le germe ne cultive ni à 25 °C ni en présence de 6,5 p. cent de NaCl.
Streptococcus alactolyticus se différencie facilement des streptocoques portant l'antigène G de Lancefield (tableau I) mais il peut être confondu avec des représentants de la famille des Streptococcaceae portant l'antigène du groupe D.
Habitat et pouvoir pathogène
Streptococcus alactolyticus a pour habitat l'intestin des porcs et des volailles, il peut être retrouvé dans les fèces et, chez le porc, c'est une des espèces dominantes au niveau du côlon.
Orientation bibliographique
FARROW (J.A.E.), KRUZE (J.), PHILLIPS (B.A.), BRAMLEY (A.J.) et COLLINS (M.D.) : Taxonomic studies on Streptococcus bovis and Streptococcus equinus: description of Streptococcus alactolyticus sp. nov. and Streptococcus saccharolyticus sp. nov. Syst. Appl. Microbiol., 1985, 5, 467-482. ROBINSON (I.M.), STROMLEY (J.M.), VAREL (V.H.) et CATO (E.P.) : Streptococcus intestinalis, a new species from the colons and feces of pigs. Int. J. Syst. Bacteriol., 1988, 38, 245-248. SCHLEGEL (L.) et BOUVET (A.) : Streptocoques et genres apparentés : abiotrophes et entérocoques. Bull. Soc. Fr. Microbiol., 1998, 13 (HS), 7-17. SCHLEGEL (L.), GRIMONT (F.), AGERON (E.), GRIMONT (P.A.D.) et BOUVET (A.) : Reappraisal of the taxonomy of the "Streptococcus bovis/Streptococcus equinus" complex and related species: description of Streptococcus gallolyticus subsp. gallolyticus subsp. nov., S. gallolyticus subsp. macedonicus subsp. nov. and S. gallolyticus subsp. pasteurianus subsp. nov. Int. J. Syst. Evol. Microbiol., 2003, 53, 631-645. VANDAMME (P.), DEVRIESE (L.A.), HAESEBROUCK (F.) et KERSTERS (K.) : Streptococcus intestinalis Robinson et al. 1988 and Streptococcus alactolyticus Farrow et al. 1984 are phenotypically indistinguishable. Int. J. Syst. Bacteriol., 1999, 49, 737-741. VELA (A.I.), MATEOS (A.), COLLINS (M.D.), BRIONES (V.), HUTSON (R.A.), DOMÍNGUEZ (L.) et FERNÁNDEZ-GARAYZÁBAL (J.F.) : Corynebacterium suicordis sp. nov., from pigs. Int. J. Syst. Evol. Microbiol., 2003, 53, 2027-2031. WHILEY (R.A.) et KILIAN (M.) : International Committee on Systematics of Prokaryotes Subcommittee on the taxonomy of staphylococci and streptococci. Minutes of the closed meeting, 31 July 2002, Paris, France. Int. J. Syst. Evol. Microbiol., 2003, 53, 915-917.
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1 : Dans l'étude effectuée par Vandamme et al., seule la souche type de Streptococcus intestinalis (la souche 76-84-1 = ATCC 43492 = LMG 14906) présente l'antigène G de Lancefield et les 11 autres souches portent l'antigène du groupe D. Ces résultats sont en contradiction avec ceux de Robinson et al. qui observent 29 souches réagissant avec un sérum anti-G et 101 souches non groupables.
2 : La recherche de l'uréase doit être effectuée dans un tampon phosphate (phosphate de sodium 0,01 M ; pH 6,5) contenant 0,2 p. cent d'urée et 0,05 p. cent de rouge de phénol. La réaction est lue après 4 heures et 24 heures d'incubation dans une atmosphère normale. Après 4 heures d'incubation, seules 2 souches hydrolysent l'urée. Après 24 heures d'incubation, toutes les souches sont uréase positive
3 : Les 130 souches de Streptococcus intestinalis, étudiées par Robinson et al., présentaient une hémolyse bêta après culture sur une gélose cœur-cervelle incubée en anaérobiose ou en présence de CO2.
4 : Composition des milieux de culture :
. Gélose de Edwards (composition pour un litre) :
. Gélose esculine-azide-kanamycine (composition en grammes par litre) :
Tryptone : 20,0
. Milieu bile-esculine (composition en grammes par litre) :
Extrait de viande : 3,0
. Gélose de Slanetz et Bartley (composition pour un litre) :
. Gélose SL de Rogosa = Rogosa selective Lactobacillus agar (composition pour un litre) :
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