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Créé le 23 mai 2001
TAYLORELLA ASINIGENITALIS
Voir aussi les fichiers : ¤ Taylorella equigenitalis, ¤ Alcaligenaceae et ¤ Burkholderiales, Burkholderiaceae.
A la fin des années 1997, une souche bactérienne, ressemblant à ¤ Taylorella equigenitalis, a été isolée de la fosse urétrale d'un âne élevé en Californie. Peu de temps après, deux nouvelles souches bactériennes, également similaires à Taylorella equigenitalis, ont été isolées de la fosse urétrale de deux ânes du Kentucky. Ces trois souches diffèrent de Taylorella equigenitalis par une croissance plus lente et par leurs propriétés antigéniques (réaction faiblement positive en immunofluorescence indirecte vis-à-vis d'un sérum anti-Taylorella equigenitalis).
Ces trois souches ont fait l'objet d'une étude génotypique et phénotypique dont les principaux résultats sont présentés ci-dessous.
Pour Jang et al., il existe suffisamment de différences entre les souches asiniennes et ¤ Taylorella equigenitalis pour justifier la création d'une nouvelle espèce qu'ils baptisent Taylorella asinigenitalis (nomenclature validement publiée en mai 2001).
Les caractères bactériologiques classiques sont ceux de Taylorella equigenitalis si on excepte le fait que la croissance est considérée comme plus lente (la culture est toutefois obtenue en 48 heures !!!) et qu'elle ne peut être obtenue à 42 °C.
La technique de PCR, développée par Bleumink-Pluym et al. pour le diagnostic de ¤ Taylorella equigenitalis, amplifie une séquence de l'ARNr 16S et peut s'avérer positive chez des animaux infectés par Taylorella asinigenitalis. Moore et al. recommandent de séquencer les amplicons entre les positions 450 et 480, région dans laquelle se trouve localisée huit bases spécifiques, afin de confirmer ou d'infirmer un diagnostic de métrite contagieuse. Les infections à Taylorella asinigenitalis ne provoquent aucun signe clinique chez les ânes ou les ânesses mais le germe se transmet lors des saillies et les animaux développent une réponse en anticorps. D'un point de vue économique, les infections à Taylorella asinigenitalis n'ont donc pas les mêmes conséquences que les infections à ¤ Taylorella equigenitalis (bactérie responsable de la métrite contagieuse équine). Il n'est pas impossible que ces aspects économiques aient contribué à la proposition de la nouvelle espèce Taylorella asinigenitalis. Par exemple, l'existence aux U.S.A. d'infections à Taylorella asinigenitalis n'empêche pas ce pays d'être indemne de métrite contagieuse puisque Taylorella asinigenitalis est considérée comme une espèce différente de ¤ Taylorella equigenitalis (voir, sur le site de l'OIE, le fichier Informations sanitaires1er septembre 2000, Vol. 13 – No 34).
Orientation bibliographique
BLEUMINCK-PLUYM (N.M.C.), WERDLER (M.E.B.), HOUWERS (D.J.), PARLEVLIET (J.M.), COLENBRANDER (B.) et VAN DER ZEIJST (B.A.M.) : Development and evaluation of PCR test for detection of Taylorella equigenitalis. J. Clin. Microbiol., 1994, 32, 893-896. JANG (S.S.), DONAHUE (J.M.), ARATA (A.B.), GORIS (J.), HANSEN (L.M.), EARLEY (D.L.), VANDAMME (P.A.R.), TIMONEY (P.J.) et HIRSH (D.C.) : Taylorella asinigenitalis sp. nov., a bacterium isolated from the genital tract of male donkeys (Equus asinus). Int. J. Syst. Evol. Microbiol., 2001, 51, 971-976. MOORE (J.E.), MILLAR (B.C.) et BUCKLEY (T.C.) : Potential misidentification of Taylorella asinigenitalis as Taylorella equigenitalis: implications for the epidemiology of CEM. J. Equine Vet. Sci., 2000, 20, 479. ROSSELLÓ-MORA (R.) et AMANN (R.) : Review. The species concept for prokaryotes. FEMS Microbiol. Rev., 2001, 25, 39-67. STACKEBRANDT (E.) et GOEBEL (B.M.) : Taxonomic note: A place for DNA-DNA reassociation and 16S rRNA sequence analysis in the present species definition in bacteriology. Int. J. Syst. Bacteriol., 1994, 44, 846-849. WAYNE (L.G.), BRENNER (D.J.), COLWELL (R.R.), GRIMONT (P.A.D.), KANDLER (O.), KRICHEVSKY (M.I.), MOORE (L.H.), MOORE (W.E.C.), MURRAY (R.G.E.), STACKEBRANDT (E.), STARR (M.P.) et TRUPER (H.G.) : Report of the ad hoc committee on reconciliation of approaches to bacterial systematics. Int. J. Syst. Bacteriol., 1987, 37, 463-464.
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