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Créé le 21 septembre 2001
TENACIBACULUM
Autres dénominations :
Note : Pour une information concernant les poissons cités dans ce fichier, voir le site FishBase (rentrer le nom du genre et le nom de l'espèce dans le fichier Search FishBase).
Systématique
En 1980, le genre Flexibacter ainsi que les espèces Flexibacter aggregans, Flexibacter aurantiacus, Flexibacter flexilis, Flexibacter litoralis, Flexibacter polymorphus, Flexibacter roseolus, Flexibacter ruber, Flexibacter sancti et Flexibacter tractuosus ont été retenus par les Approved Lists of Bacterial Names.
Plusieurs études phylogénétiques, basées sur l'étude des séquences des ARNr 16S puis sur l'étude des séquences des gènes codant pour la sous-unité B de l'ADN gyrase (gènes gyrB)*, ont montré que le genre Flexibacter était hétérogène et qu'il devrait être réduit à sa seule espèce type, Flexibacter flexilis. La réorganisation de ce genre a débuté en 1996 lorsque Bernardet et al. ont transféré Flexibacter aurantiacus, Flexibacter columnaris et Flexibacter psychrophilus dans le genre ¤ Flavobacterium. En 2001, Suzuki et al. poursuivent ce travail et reclassent Flexibacter maritimus et Flexibacter ovolyticus dans le nouveau genre Tenacibaculum.
Suzuki et al. ont procédé à l'analyse phylogénétique et taxonomique de sept souches bactériennes isolées d'éponges ou d'algues récoltées au large des côtes du Japon et des îles Palau et appartenant au complexe "Cytophaga - Flavobacterium - Bacteroides". Outre ces sept souches leur étude a également concerné 43 souches du complexe "Cytophaga - Flavobacterium - Bacteroides", dont les souches types des espèces Flexibacter maritimus et Flexibacter ovolyticus.
Au sein du genre Tenacibaculum, les hybridations ADN - ADN permettent de reconnaître quatre espèces :
Les diverses nomenclatures proposées par Suzuki et al. ont été validement publiées le 10 septembre 2001. En 2008, Piňeiro-Vidal et al. valident la publication de Tenacibaculum discolor, de Tenacibaculum gallaicum et de Tenacibaculum soleae pour trois souches pathogènes pour les poissons. L'individualisation de ces trois espèces repose sur l'étude des séquences des ARNr 16s et, pour Tenacibaculum discolor et Tenacibaculum gallaicum, sur les résultats des hybridations ADN-ADN. D'autres espèces, dépourvues d'intérêt en médecine vétérinaire, ont également été placées dans le genre Tenacibaculum (voir Tenacibaculum in List of Prokaryotic names with Standing in Nomenclature). Le genre Tenacibaculum appartient à la famille des ¤ Flavobacteriaceae (ordre des "Flavobacteriales", classe des Flavobacteria, division ou phylum des "Bacteroidetes", domaine ou empire des "Bacteria" ou des "Eubacteria").
Caractères bactériologiques
Le genre Tenacibaculum est constitué de bacilles à Gram négatif (Tenacibaculum discolor, Tenacibaculum gallaicum, Tenacibaculum maritimum et Tenacibaculum soleae peuvent donner des formes sphériques dans les vieilles cultures), non sporulés, mobiles par glissement ( à l'exception de Tenacibaculum skagerrakense), produisant un pigment jaune, ne produisant pas de flexirubine, aérobies stricts, catalase et oxydase positives. La longueur des cellules est généralement comprise entre 1,5 et 3,0 µm (mais des formes plus longues, jusqu'à 30 µm, sont également observées) et leur diamètre est compris entre 0,3 et 0,5 µm. La principale quinone respiratoire est une ménaquinone à 6 unités isoprénoïdes. Le G + C p. cent varie de 30 à 35,2. Toutes les souches sont isolées de l'environnement marin et elles cultivent bien sur des milieux contenant de l'eau de mer.
Parmi les espèces qui constituent ce genre, seuls Tenacibaculum maritimum, Tenacibaculum ovolyticum, Tenacibaculum discolor, Tenacibaculum gallaicum et Tenacibaculum soleae présentent un intérêt en médecine vétérinaire. Tenacibaculum maritimum Les cellules de l'espèce Tenacibaculum maritimum peuvent atteindre 30 µm de longueur, elles réduisent les nitrates, elles adsorbent le rouge Congo, elles hydrolysent la gélatine (selon Suzuki et al., la souche type de Tenacibaculum maritimum ne dégrade pas la gélatine), la trybutyrine, l'ADN (réaction lente et faible), la lécithine et le Tween 20 mais, elles n'hydrolysent ni la carboxyméthyl cellulose, ni la chitine, ni l'amidon. Une réponse négative est obtenue avec les tests ONPG, production d'indole, production d'hydrogène sulfuré et acidification des sucres. En galerie API ZYM, une réaction positive est notée pour les tests phosphatase alcaline, phosphatase acide, estérase C4, estérase lipase C8, lipase C14 (neuf souches isolées en France donnent cependant un réponse négative), leucine arylamidase, valine arylamidase, cystine arylamidase (réponse négative pour les deux souches étudiées par Sakai et al.), trypsine, alpha chymotrypsine (neuf souches isolées en France donnent cependant un réponse négative) et naphtol-AS-BI-phosphohydrolase. Les autres substrats de la galerie ne sont pas hydrolysés. Les résultats des tests d'assimilation diffèrent selon le milieu utilisé. Selon Suzuki et al., les souches de Tenacibaculum maritimum peuvent assimiler des acides aminés et le milieu de base doit contenir des extraits de levure et non des acides aminés. Dans un milieu contenant 0,2 g de NaNO3, 0,2 g de NH4CL, 0,005 g d'extraits de levure et 1L d'eau de mer synthétique, Tenacibaculum maritimum n'assimile ni la N-acétyl-glucosamine, ni le saccharose, ni le D-ribose, ni le DL-aspartate, ni la proline. L'assimilation du L-glutamate est un caractère faiblement positif. La culture est obtenue pour des températures d'incubation comprises entre 15 et 34 °C avec un optimum thermique de l'ordre de 30 °C. La croissance nécessite du NaCl et du KCl et les milieux de culture doivent contenir au moins 30 p.cent d'eau de mer. Sur le milieu de Anacker et Ordal** contenant 70 p. cent d'eau de mer, les colonies obtenues après 2 à 3 jours d'incubation à 25 °C sont jaunes pâles, plates, à contour irrégulier, adhérentes à la gélose et leur diamètre n'excède pas 5 mm. Les colonies ont un aspect identique sur les milieux SFM*** et FMM****. Par contre, sur le milieu Marine agar 2216E (Difco), les colonies peuvent être circulaires et franchement colorées en jaune. Les caractères permettant de différencier Tenacibaculum maritimum des autres espèces du genre présentant un intérêt en médecine vétérinaire sont donnés dans le tableau II. Tenacibaculum ovolyticum Les cellules de Tenacibaculum ovolyticum peuvent mesurer jusqu'à 20 µm de longueur voire même former des filaments atteignant 100 µm. Cette bactérie réduit les nitrates et elle dégrade la gélatine. Une réponse négative est notée pour les tests adsorption du rouge Congo, hydrolyse de l'amidon, hydrolyse de la chitine (une hydrolyse de la chitine est toutefois observée après 10 jours d'incubation), hydrolyse de la carboxyméthyl cellulose, hydrolyse de l'urée, ONPG, ADH, LDC, ODC, production d'indole, production d'hydrogène sulfuré, assimilation du citrate et acidification des sucres. En galerie API ZYM, une réaction positive est notée pour les tests phosphatase alcaline, phosphatase acide, estérase C4, estérase lipase C8, leucine arylamidase, valine arylamidase et naphtol-AS-BI-phosphohydrolase. Les autres substrats de la galerie ne sont pas hydrolysés. Tenacibaculum ovolyticum cultive à 4 °C et à 25 °C mais pas à 30 °C. Les milieux de culture doivent contenir au moins 50 p. cent d'eau de mer. Sur le milieu de Anacker et Ordal contenant 70 p. cent d'eau de mer, les colonies sont jaunes pâles, plates et à contour irrégulier. La viabilité des souches en culture diminue rapidement avec le temps et elles doivent être repiquées tous les cinq à sept jours. Au cours de l'incubation sur des milieux gélosés, le centre des colonies est constitué de cellules lysées alors que les cellules demeurent vivantes à la périphérie. Cette diminution de viabilité semble liée à l'activation de phages tempérés présents dans toutes les souches isolées par Hansen et al. Les caractères permettant de différencier Tenacibaculum ovolyticum des autres espèces du genre présentant un intérêt en médecine vétérinaire sont donnés dans le tableau II. Tenacibaculum discolor et Tenacibaculum gallaicum Les caractères phénotypiques de ces deux espèces, tels qu'ils sont donnés par Piňeiro-Vidal et al., sont pratiquement identiques. Bacilles à Gram négatif de 0,5 µm de diamètre sur 2 à 30 µm de longueur, mobiles par glissement.
Une réponse positive est obtenue pour les tests réduction des nitrates, hydrolyse de la caséine, hydrolyse de la gélatine, assimilation du L-glutamate et de la L-proline.
En utilsant une galerie API ZYM, seuls donnent un résultat positif les tests phosphatase alcaline, phosphatase acide, estérase, estérase lipase, lipase, leucine arylamidase, valine arylamidase, cystine arylamidase, trypsine, alpha-chymotrypsine et naphthol-AS-BI-phosphohydrolase.
La croissance nécessite la présence d'eau de mer qui ne peut être remplacée par du NaCl. Une croissance optimale est obtenue pour des températures comprises entre 25 et 30 °C et pour un pH compris entre 6 et 8.
Les caractères permettant de différencier Tenacibaculum discolor et Tenacibaculum gallaicum des autres espèces du genre présentant un intérêt en médecine vétérinaire sont donnés dans le tableau II. Tenacibaculum soleae Bacilles à Gram négatif de 0,5 µm de diamètre sur 2 à 25 µm de longueur, mobiles par glissement. Des formes sphériques sont observées dans les vieilles cultures.
Une réponse positive est obtenue pour les tests hydrolyse de la caséine et hydrolyse de la gélatine.
En utilsant une galerie API ZYM, seuls donnent un résultat positif les tests phosphatase alcaline, estérase, estérase lipase, lipase, leucine arylamidase, valine arylamidase et cystine arylamidase.
La croissance nécessite la présence d'eau de mer qui ne peut être remplacée par du NaCl. Une croissance optimale est obtenue pour des températures comprises entre 22 et 25 °C et pour un pH compris entre 6 et 8.
Les caractères permettant de différencier Tenacibaculum soleae des autres espèces du genre présentant un intérêt en médecine vétérinaire sont donnés dans le tableau II.
Habitat et pouvoir pathogène
Les Tenacibaculum sp. ont pour habitat l'eau de mer et l'environnement marin. Deux des quatre espèces de ce genre, Tenacibaculum maritimum et Tenacibaculum ovolyticum, sont pathogènes pour les poissons. Tenacibaculum maritimum
Tenacibaculum maritimum (Flexibacter maritimus) a été décrit à l'occasion d'une épidémie ayant provoqué une mortalité de 20 à 30 p. cent chez des larves de daurades japonaises (Pagrus major) et de brèmes de mer (Acanthopagrus schlegeli) élevées au Japon.
Les poissons infectés présentent des érosions de la bouche, des lésions des nageoires, des nécroses de la queue et, surtout, des lésions ulcéreuses et nécrotiques de la peau. Plus rarement, des lésions nécrotiques sont observées sur les branchies. De nombreuses bactéries sont présentes dans les lésions si bien que les tissus atteints peuvent présenter une couleur jaunâtre, parfois visible uniquement à la périphérie des lésions. Chez les animaux les plus sévèrement atteints, on note des pétéchies sur le péritoine, une accumulation de liquide hémorragique dans la cavité abdominale, une inflammation de la cavité buccale ainsi qu'une congestion des méninges, du tissu péri-orbitaire et de l'intestin. Dans les conditions naturelles, l'infection est plus fréquente durant l'hiver et le printemps et les jeunes poissons sont les plus réceptifs. L'expression clinique de l'infection est favorisée par les stress, par la présence de lésions cutanées, par une mauvaise alimentation et par une mauvaise qualité de l'eau.
Il n'existe pas de vaccins capables de prévenir la maladie et l'éventuelle mise au point d'un vaccin semble délicate car les animaux malades puis guéris demeurent sensibles à une nouvelle infection. Tenacibaculum ovolyticum Tenacibaculum ovolyticum (Flexibacter ovolyticus) a été isolé, en Norvège, de la flore bactérienne colonisant la surface des œufs du flétan (Hippoglossus hippoglossus). Le flétan est un poisson qui fait l'objet de nombreuses études car il pourrait se révéler un bon candidat pour l'aquaculture en eau de mer. L'élevage du flétan est cependant contrarié par une mortalité importante, observée lors des premiers stades du développement. Au moins en Norvège, Tenacibaculum ovolyticum est une des causes de cette mortalité précoce. Tenacibaculum ovolyticum colonise la surface des œufs de flétan et se comporte comme une bactérie pathogène opportuniste pour les œufs et les alevins. Notamment, cette espèce produit des enzymes capables d'endommager le chorion et la zona radiata. L'infection a été reproduite expérimentalement en ajoutant dans l'eau de mer, quatre jours avant l'éclosion des œufs, 2 à 3 millions de bactéries par mL. En revanche, l'infection expérimentale n'a pu être reproduite chez des œufs de turbot. Tenacibaculum discolor et Tenacibaculum gallaicum
La souche type de Tenacibaculum discolor a été isolée du rein d'une sole du Sénégal (Solea senegalensis) et la souche type de Tenacibaculum gallaicum a pour origine l'eau d'un bassin où étaient élevés des turbots (Psetta maxima, anciennement Scophthalmus maximus). Les signes cliniques observés chez les animaux malades sont comparables à ceux observés lors de l'infection par Tenacibaculum maritimum : érosions de la bouche, lésions des nageoires, nécroses de la queue, lésions ulcéreuses et nécrotiques de la peau.
Tenacibaculum soleae Piňeiro-Vidal et al. se contentent de préciser que cette espèce a été isolée d'une sole d'élevage (Solea senegalensis) présentant des signes cliniques et que la souche type est virulente pour la sole ou le turbot, mais pas pour la souris.
Diagnostic bactériologique
Le diagnostic des infections à Tenacibaculum maritimum se limite souvent à la mise en évidence de bactéries filamenteuses et mobiles dans les lésions. Toutefois, un diagnostic de certitude nécessite l'isolement et l'identification du germe. Tenacibaculum maritimum peut être isolé de la périphérie des lésions par ensemencement d'un milieu de Anacker et Ordal préparé avec de l'eau de mer ou d'un milieu Marine agar 2216E (Difco).
Les souches de Tenacibaculum ovolyticum, décrites par Hansen et al., ont été isolées d'œufs de flétan et de l'eau des incubateurs. Les œufs lavés puis broyés ou l'eau sont ensemencés sur une boîte de Marine agar 2216E et sur une boîte de milieu de Anacker et Ordal préparé avec 70 p. cent d'eau de mer. Les cultures sont incubées à 20-25 °C et la bactérie est ensuite identifiée par ses caractères morphologiques, par sa mobilité et par ses caractères biochimiques. Les souches de Tenacibaculum discolor, de Tenacibaculum gallaicum et de Tenacibaculum soleae ont été isolées sur une gélose FMM incubée à 25 °C. L'identification de ces espèces repose sur leurs caractères phénotypiques. L'observation en éclairage oblique des colonies obtenues sur une gélose Marine agar 2216E permet de caractériser l'espèce Tenacibaculum discolor. Quelques caractères permettant de différencier le genre Tenacibaculum d'autres genres de la famille des ¤ Flavobacteriaceae sont donnés dans le tableau I. Les caractères différentiels des diverses espèces du genre Tenacibaculum présentant un intérêt en médecine vétérinaire figurent dans le tableau II.
Sensibilité aux antibiotiques
A la connaissance de l'auteur, aucune donnée n'est disponible pour Tenacibaculum ovolyticum, Tenacibaculum discolor, Tenacibaculum gallaicum et Tenacibaculum soleae.
In vitro, les souches de Tenacibaculum maritimum étudiées par Bernardet et Grimont étaient résistantes à la gentamicine, à la néomycine, à la kanamycine, à la streptomycine, à la polymyxine B et à l'acide nalidixique. Un diamètre de zone d'inhibition supérieur à 9 mm était obtenu avec l'ampicilline (10 µg par disque), la céfalotine (30 µg par disque), la tétracycline (30 UI par disque), le chloramphénicol (30 µg par disque), les sulfamides (200 µg par disque), le triméthoprime (5 µg par disque), les nitrofuranes (300 µg par disque), l'érythromycine (15 UI par disque) et la novobiocine (30 UI par disque).
Pour le traitement des infections à Tenacibaculum maritimum, Soltani et al. préconisent l'utilisation de l'amoxicilline (80 mg/kg par voie orale chez la truite Arc-en-Ciel ou immersion des saumons de l'Atlantique dans une eau contenant 200 ppm d'antibiotique) ou mieux le triméthoprime (10 mg/kg par voie orale chez la truite Arc-en-Ciel ou immersion des saumons de l'Atlantique dans une eau contenant 50 ppm d'antibiotique).
Orientation bibliographique
Publication de synthèse BERNARDET (J.F.) : Cytophaga, Flavobacterium, Flexibacter and Chryseobacterium infections in cultured marine fish. Fish Pathol., 1998, 33, 229-238. Autres publications BERGH (Ø.), HANSEN (G.H.) et JELMERT (A.) : Bacterial diseases of eggs and yolk sac larvae of halibut (Hippoglossus hippoglossus L.): characterization and experimental infection, report n° F:38. Counc. Meet. Int. Counc. Explor. Sea. 1990, 7 pages. BERNARDET (J.F.) : Immunization with bacterial antigens: Flavobacterium and Flexibacter infections. Dev. Biol. Stand. 1997, 90, 179-188. BERNARDET (J.F.) et GRIMONT (P.A.D.) : Deoxyribonucleic acid relatedness and phenotypic characterization of Flexibacter columnaris sp. nov., nom. rev., Flexibacter psychrophilus sp. nov., nom. rev., and Flexibacter maritimus Wakabayashi, Hikida, and Masumura 1986. Int. J. Syst. Bacteriol., 1989, 39, 346-354. 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La définition phylogénétique d'une espèce (genomospecies; voir le fichier Définitions d'une genomospecies et d'une espèce bactérienne) repose sur les hybridations ADN - ADN. Une genomospecies est définie comme l'ensemble des souches présentant, dans les conditions optimales de réassociation (55 °C), un pourcentage d'homologie ADN - ADN supérieur à 70 avec une instabilité thermique des hybrides inférieure à 5 °C. Toutefois, les études d'hybridation ADN - ADN sont de réalisation fastidieuse car il nécessaire de purifier l'ADN de toutes les souches et de pratiquer toutes les hybridations possibles entre les ADN des souches étudiées.
Il semble exister une bonne corrélation entre les homologies de séquence des gènes gyrB et les résultats des hybridations ADN - ADN. Comme il est plus facile de séquencer des gènes que de réaliser des hybridations ADN - ADN, l'étude des séquences des gènes gyrB peut être une bonne alternative aux techniques d'hybridation.
Pour ces différentes raisons, les hybridations ADN - ADN, qui reflètent la similitude de l'ensemble des génomes étudiés, demeurent la technique de référence.
Une base de données des séquences des gènes gyrB de plus de 830 souches bactériennes est disponible sur Internet (ICB Database: the gyrB database). Ce site liste également plus de 50 séquences du gène parE.
Références :
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Tryptone : 5,0
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Peptone : 5,0
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