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Dernière mise à jour le 12 janvier 1999
VIBRIO TAPETIS
Autre dénomination : "Vibrio P1" Voir aussi le fichier : ¤ "Vibrionales", Vibrionaceae, Vibrio.
A partir de l’année 1987, des cas de mortalité, pouvant concerner jusqu’à 50 p. cent d’un effectif, ont été observés chez des palourdes (Tapes philippinarum = Ruditapes philippinarum) de divers sites vénéricoles des côtes françaises. Avant de mourir, les palourdes remontent à la surface du sédiment et présentent un dépôt brunâtre sur la face interne des valves, entre l’insertion musculaire des bords palléaux et le bord de la coquille. Cette maladie, appelée maladie de l’anneau brun, a également été décrite en Espagne et au Portugal et elle touche non seulement des palourdes d’élevage mais aussi des palourdes sauvages et elle a également été décrite chez d’autres mollusques bivalves (Tapes decussatus = Ruditapes decussatus, Venerupis aurea et Cerastoderma edule). Des études bactériologiques ont permis de caractériser une bactérie du genre Vibrio, dénommée "Vibrio P1", capable de reproduire la maladie chez des sujets sains. L’analyse des caractères phénotypiques et génétiques (détermination du G + C p. cent, homologies ADN - ADN) montrent que cette bactérie est distincte des autres espèces du genre Vibrio et qu’elle forme une nouvelle espèce, Vibrio tapetis. Vibrio tapetis présente tous les caractères du genre Vibrio. Ce sont des coccobacilles (1,0 à 1,5 mm de longueur sur 0,5 mm de diamètre) mobiles grâce à un seul flagelle polaire, halophiles (la culture nécessite 1 à 3 p. cent de NaCl mais elle n’a pas lieu pour des concentrations supérieure à 5 p. cent), cultivant sur gélose trypticase soja contenant 2 p. cent de NaCl (ou sur le milieu Difco marine agar) et incubée à 18-22 °C, en donnant des colonies circulaires, translucides, non pigmentées. La culture est observée pour des températures d’incubation comprises entre 4 et 22 °C et l’optimum thermique est de l’ordre de 18 °C. Une réponse positive est obtenue pour les tests ONPG, indole, hydrolyse de la caséine, de la gélatine, de l’amidon et du Tween 80, acidification du D-fructose, du D-glucose, du D-galactose, du D-mannose, de la N-acétylglucosamine et du maltose. Un résultat négatif est obtenu avec les tests uréase, VP, H2S, ADH, LDC, ODC, acidification du L-arabinose, du myo-inositol, du lactose, du mannitol, du D-mélibiose, du L-rhamnose, du saccharose et du D-sorbitol.
La capacité de croissance à + 4 °C une réponse positive aux tests ONPG et indole et une réponse négative aux tests croissance à 30 °C, croissance en présence de 6 p. cent de NaCl, ADH, LDC, ODC et VP permettent de distinguer Vibrio tapetis des autres vibrions.
Orientation bibliographique
BORREGO (J.J.), CASTRO (D.), LUQUE (A.), PAILLARD (C.), MAES (P.), GARCIA (M.T.) et VENTOSA (A.) : Vibrio tapetis sp. nov., the causative agent of the brown ring disease affecting cultured clams. Int. J. Syst. Bacteriol., 1996, 46, 480-484. FIGUERAS (A.), ROBLEDO (J.A.F.) et NOVOA (B.) : Brown ring disease and parasites in clams (Ruditapes decussatus and R. philippinarum) from Spain and Portugal. J. Shellfish Res., 1996, 15, 363-368. PAILLARD (C.) et MAES (P.) : Etiologie de la maladie de l’anneau brun chez Tapes philippinarum : pathogénicité d’un Vibrio sp. C.R. Acad. Sci. Paris, 1990, 310 (série III), 15-20. PAILLARD (C.), PERCELAY (L.), LE PENNEC (M.) et LE PICARD (D.) : Origine pathogène de "l’anneau brun" chez Tapes philippinarum (Mollusque, bivalve). C.R. Acad. Sci. Paris, 1989, 309 (série III), 235-241.
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