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Créé le 31 janvier 2002
WEISSELLA
Voir aussi le fichier ¤ Leuconostocaceae.
Autres dénominations :
Systématique
Des études phylogénétiques, basées sur les séquences des ARNr 16S et 23S, ont montré que les espèces du genre Leuconostoc sont hétérogènes et peuvent être divisées en trois groupes : un groupe comprenant Leuconostoc paramesenteroides, un groupe formé par Leuconostoc oeni (actuellement reclassé dans le genre Oenococcus) et un groupe rassemblant Leuconostoc mesenteroides (espèce type du genre) ainsi que les autres espèces du genre Leuconostoc.
En 1993, Collins et al. réalisent une étude taxonomique sur des souches bactériennes ressemblant à des Leuconostoc sp. et isolées de saucissons secs fabriqués en Grèce. L'étude des séquences des ARNr 16S permet de classer ces souches dans le groupe constitué par Leuconostoc paramesenteroides et les cinq espèces de lactobacilles hétérofermentaires. En se basant sur les résultats de leur étude et sur les résultats des études antérieures, Collins et al. transfèrent l'ensemble de ces espèces dans le nouveau genre Weissella et ils proposent la création de six nouvelles combinaisons (Weissella confusa, Weissella halotolerans, Weissella kandleri, Weissella minor, Weissella viridescens et Weissella paramesenteroides) pour reclasser Lactobacillus confusus, Lactobacillus halotolerans, Lactobacillus kandleri, Lactobacillus minor, Lactobacillus viridescens et Leuconostoc paramesenteroides ainsi que la création d'une nouvelle espèce (Weissella hellenica) pour les souches isolées de saucissons grecs. L'ensemble de ces propositions sera validement publié en 1994 par inscription sur la liste de validation n° 49.
Ultérieurement, six nouvelles espèces, Weissella cibaria, Weissella ghanensis, Weissella kimchii, Weissella koreensis, Weissella soli et Weissella thailandensis, ont été placées dans le genre Weissella. Ces cinq taxons ont été inclus dans le genre Weissella sur la base des résultats des homologies ADN - ADN et du séquençage des ARNr 16S.
Caractères bactériologiques
Les espèces du genre Weissella sont constituées de courts bacilles ou de coccobacilles ou des coques ovoïdes, à Gram positif, se présentant de manière isolée ou groupés par deux ou en courtes chaînes, non sporulés, immobiles, possédant un peptidoglycane du type A3alpha (voir le fichier ¤ "Classification des peptidoglycanes selon Schleifer et Kandler"), catalase négative (Weissella paramesenteroides peut produire une pseudocatalase lorsqu'elle est cultivée sur un milieu pauvre en glucose), oxydase négative, aéro-anaérobies ou micro-aérophiles, chimio-organotrophes, hétérofermentaires stricts, cultivant à 15 °C, ayant des exigences nutritionnelles complexes.
Les Weissella sp. cultivent mal dans les bouillons traditionnels (cœur, cœur-cervelle, bouillon trypticase-soja...) et dans le bouillon de Todd-Hewitt. En revanche, la croissance est bonne en bouillon MRS** et la présence de gaz (cloche de Durham) peut être détectée après 48 ou 72 heures d'incubation.
Quelques caractères phénotypiques permettant de différencier les espèces sont donnés dans le tableau II. Toutefois, l'identification par les méthodes bactériologiques classiques est difficile (les résultats diffèrent souvent selon les auteurs et/ou les techniques utilisées), le diagnostic devrait faire appel à un ensemble de techniques génétiques et phénotypiques et il devrait être réalisé en testant en parallèle un ensemble de souches types ou de souches de référence.
Habitat et pouvoir pathogène
Les Weissella sp. sont isolées de sources très diverses :
Weissella cibaria, Weissella confusa et Weissella paramesenteroides sont occasionnellement isolées de prélèvements soumis à des laboratoires de bactériologie.
Dans la très grande majorité des cas, les souches de Weissella sp. sont associées à d'autres bactéries et/ou sont isolées chez des patients souffrant de pathologies chroniques et ces bactéries sont généralement considérées comme non pathogènes. Toutefois, pour Olano et al., une souche de Weissella sp. isolée, même en association, d'une hémoculture doit être considérée comme potentiellement pathogène.
Orientation bibliographique
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* : Les bactéries hétérofermentaires stricts fermentent les hexoses (voie hétérofermentaire de la 6-phosphogluconate déshydrogénase / phosphocétolase) en acide lactique, acide acétique ou éthanol et dioxyde de carbone et dégradent les pentoses (voie hétérofermentative de la glycéraldéhyde-3-phosphate / pyruvate kinase / lactate déshydrogénase) en acide acétique et en acide lactique. Ces bactéries produisent du dioxyde de carbone lors de la fermentation du glucose et du gluconate.
** : Composition (pour 1 litre de milieu) du bouillon et de la gélose MRS (DeMan, Rogosa et Sharpe) :
Glucose : 20,0 g
Pour la gélose, rajouter 10,0 g d'agar.
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