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Créé le 10 février 2010
AEROMONAS PISCICOLA
Voir aussi le fichier : ¤ "Aeromonadales, Aeromonadaceae".
La nomenclature de Aeromonas piscicola a été proposée en 2009 pour cinq souches bactériennes isolées de poisson. Cette nomenclature a été validement publiée le 19 janvier 2010 par citation sur la liste de validation n° 131.
L'analyse des séquences des ARNr 16S permet de rapprocher les souches isolées de poissons de Aeromonas bestiarum et de Aeromonas salmonicida.
Les souches de Aeromonas piscicola présentent les caractères généraux du genre Aeromonas*. Elles sont constituées de bacilles à Gram négatif, de 1,5 à 2 µm de longueur sur 0,6 à 1,0 µm de diamètre, mobiles grâce à un flagelle polaire, chimio-organotrophes avec un métabolisme fermentatif et oxydatif, oxydase positive, catalase positive, nitrate réductase positive, résistants à 150 µg de O/129 (2,4-diamino-6,7-diisopropylptéridine).
Une réponse positive est obtenue pour les tests ADH, LDC, indole, VP, bêta-galactosidase, DNAse, hydrolyse de la gélatine, hydrolyse de l'élastine, hydrolyse de l'esculine, hydrolyse de l'amidon, hydrolyse du Tween 80, production d'hydrogène sulfuré à partir de la cystéine, assimilation du mannitol et du saccharose, acidification de l'amidon, de l'arbutine (à 25 °C), de l'esculine, du D-fructose, du D-galactose, du méthyl-alpha-D-glucopyranoside, du glycogène, du D-glucose (avec production de gaz), de la N-acétylglucosamine, du glycérol, du D-maltose, du D-mannitol, du D-mannose, du D-ribose, du saccharose, de la salicine et du D-tréhalose. Une réponse négative est notée pour les tests production d'un pigment brun, ODC, RM, assimilation du myo-inositol, du L-lactate et du raffinose, acidification du D-adonitol, de l'amygdaline, du D-arabinose, du L-arabinose, du D-arabitol, du L-arabitol, du D-cellobiose, du dulcitol, de l'érythritol, du D-fucose, du L-fucose, du gentiobiose, du 2-cétogluconate, du 5-cétogluconate, de l'inositol, de l'inuline, du D-lactose, du D-lyxose, du méthyl-alpha-D-mannopyranoside, du D-mélézitose, du D-mélibiose, du D-raffinose, du L-sorbose, du D-tagatose, du D-turanose, du xylitol, du méthy-bêta-D-xylopyranoside, du D-xylose et du L-xylose
Pour Beaz-Hidalgo et al., les principales caractéristiques permettant de différencier Aeromonas piscicola des autres espèces du genre sont l'hydrolyse de l'élastine, l'acidification de la salicine, l'absence d'acidification du lactose, l'absence d'acidification du L-arabinose et l'absence d'assimilation du L-lactate.
Toutes les souches sont résistantes à l'ampicilline (disque chargé à 10 μg), à l'amoxicilline (disque chargé à 25 μg), à l'association amoxicilline+acide clavulanique (disque chargé à 20/10 μg), à la ticarcilline (disque chargé à 75 μg), à la céphalothine (disque chargé à 30 μg), à l'érythromycine (disque chargé à 5 μg) et à la pénicilline (disque chargé à 10 μg).
Les cinq souches de Aeromonas piscicola ont été isolées de poissons malades et moribonds. Deux souches ont pour origine des saumons (Salmo salar), deux souches proviennent de truites (Oncorhynchus mykiss) et une souche a été isolée d'un poisson rouge (Carassius auratus). Aucune précision complémentaire n'est disponible pour ce qui concerne les signes cliniques observées et une démonstration du pouvoir pathogène.
Orientation bibliographique
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Description du genre Aeromonas (d'après M. Popoff 1984 et Martin-Carnahan et Joseph 2005)
Bacilles aux extrémités arrondies ou coccobacilles de 0,3 à 1,0 µm de diamètre sur 1,0 à 3,5 µm de longueur, à Gram négatif, se présentant de manière isolée ou groupés par deux ou rarement en courtes chaînes, non sporulés, généralement mobiles grâce à un unique flagelle polaire (une ciliature péritriche est parfois observée dans les cultures jeunes effectuées sur un milieu solide), aéro-anaérobies, métabolisant le glucose par voie respiratoire ou fermentative, le métabolisme des sucres conduit à la production d'acides et parfois à la production de gaz (CO2 et H2), réduisant les nitrates en nitrites, généralement oxydase positive, généralement catalase positive, le plus souvent résistant à 150 µg de O/129 (2,4-diamino-6,7-diisopropylptéridine), chimio-organotrophes, capables d'assimiler divers sucres et acides organiques, possédant une température optimale de croissance comprise entre 22 et 37 °C (mais quelques espèces ne cultivent pas à 35 °C), isolés de l'eau douce, de l'eau saumâtre et de sédiments, certaines espèces sont douées d'un pouvoir pathogène pour les animaux aquatiques et pour l'homme.
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